Critique : Méto, Intégrale d’Yves Grevet

méto couv

Bonjour à tous,

Avant toute chose je vous souhaite à toutes et à tous une bonne année 2019.

J’espère que cette seconde chronique vous donnera envie pour ceux qui ne l’ont pas déjà fait de lire cette trilogie et pour ceux qui ne l’auraient pas apprécié l’envie de la redécouvrir.

Soixante-quatre enfants vivent coupés du monde, dans une grande maison. Chacun d’eux sait qu’il devra en partir lorsqu’il aura trop grandi. Mais qu’y a-t-il après la Maison ?…

Une fois n’est pas coutume, je vais compléter ce résumé plutôt succinct même si de mon côté cela a suffit pour me donner envie de débuter cette intégrale réunissant l’ensemble de la trilogie.

Tout au long des presque 900 pages on suit Méto, adolescent qui pense avoir environ 14 ans. Sans grande certitude car il n’a aucun souvenir précédant son arrivée à « la Maison ». Rapidement on découvre par le biais du nouveau venu qu’il est chargé de former aux us et coutumes du lieu, qu’ils sont tous soumis à des règles étranges. Par exemple, aux repas ils doivent attendre un nombre précis de secondes entre chaque bouchée.

Les enfants et adolescents sont encadrés par des Césars qui n’hésitent pas à user de tortures psychologiques et de manipulations pour garder leurs « pensionnaires » sous contrôle.

Voilà pour le cadre qui je l’espère vous donnera envie d’en savoir davantage car ici ce n’est qu’une infime parcelle de tout l’univers crée par Yves Grevet. Ce dernier m’a passionné dès les premières pages et même les premières lignes.

Pour commencer j’aimerais vous parler de Méto qui est un personnage que j’ai énormément apprécié. Il est volontaire, intelligent et courageux tout en n’étant pas parfait évitant ainsi de le rendre parfait, amenant de fait à un personnage qui aurait pu provoquer de l’agacement. Le voir régulièrement douter n’a fait que le rendre plus réel et plus humain. J’ai aimé suivre toutes les péripéties et les machinations qu’il met en place pour aider les personnes qu’il aime. Une place assez importante est aussi laissé au thème de la quête d’identité, mais sans jamais alourdir le récit.

En parallèle de Méto, il y a de nombreux personnages secondaires qui sont pour la plupart suffisamment développés même du point de vu de Méto. J’ai aimé qu’au fil des pages l’auteur s’éloigne du schéma « Césars = méchants » qui est mis en avant au début du récit. C’est aussi le cas pour d’autres groupes de personnages que je vous laisse le soin de découvrir, mais sachez que c’est particulièrement appréciable de voir un livre classé jeunesse qui ne se laisse pas enfermer dans un carcan manichéen.

Je sais que beaucoup de lecteurs apprécient davantage le premier tome mais de mon côté j’ai trouvé que les trois tomes avaient tous leur place. La continuité du récit y est à chaque moment parfaitement respecté. Ma préférence va quand même au premier et troisième tome mais il s’agit simplement de mes goûts personnels en terme des décors et des événements mis en avant.

L’écriture d’Yves Grevet est extrêmement fluide et agréable à lire. J’ai bien l’intention à terme de découvrir ses autres ouvrages car je pense, que c’est le genre d’auteur avec lequel il est aisé de s’immerger dans tous les mondes qu’il peut proposer.

En conclusion je dirais que la fin m’a tout autant satisfaite que le cœur du récit avec en bonus quelques éléments qui sans changer fondamentalement l’histoire m’ont surpris. Jusqu’au bout l’auteur ne s’est pas laissé entraîner dans la facilité.

 

 

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