Critique : Charlie de Stephen King.

Bonjour,

Si c’est la première critique d’un livre de Stephen King que je vais publier ici c’est très loin d’être le premier livre que je lis de lui puisque c’est mon auteur préféré depuis mes quatorze ans. (Comment se prendre un coup de vieux en une leçon à vingt-trois ans -_-.)

Malgré tout, je suis quand même très loin d’avoir lu toute son œuvre puisque tel un écureuil, je stocke ses livres en prévision de l’avenir. Charlie, puisque c’est le livre dont je vais vous parler ici est donc « seulement » mon onzième King.

charlie

Dès l’enfance, le terrible pouvoir de la petite Charlie s’est révélé : qu’un objet, un animal, un être humain provoque en elle la moindre crainte, la moindre tension… et il se trouve aussitôt livré aux flammes ! Aujourd’hui la douce et jolie Charlie a sept ans et le cauchemar demeure. Certes, elle sait à présent que son pouvoir est un mal qu’elle doit combattre sans relâche pour en être un jour libérée, délivrée. Alors, de toutes ses forces, Charlie lutte, mais la pulsion souvent l’emporte et déferle. Indomptable, criminelle. Et l’enfant cède au désespoir… Comment ses parents pourraient-ils lui avouer l’atroce vérité – cette imprudence fatale qu’ils ont commise avant sa naissance ? A quel destin Charlie est-elle vouée ?

Si Charlie est loin, d’être le roman de King qui fait le plus l’unanimité parmi les lecteurs fans ou non (certains lui reprochant un manque d’action) de mon côté cela a très vite fonctionné.

Pour comprendre véritablement mon état d’esprit pendant la lecture de ce roman, il faut tout d’abord parler un peu chiffre. J’ai mis environ cinq jours pour le lire, sachant que dans mon édition, il fait 466 pages. J’aurais en réalité pu le lire bien plus vite et si je ne l’ai pas fait, ce n’est pas du tout par ennui, bien au contraire. Je n’avais qu’une envie page après page connaître la suite mais, il y a bien un mais.

D’abord, Charlie m’a stressé pendant toute ma lecture. Ça a l’air bête écrit comme ça mais j’ai ressenti un stress physique et parfois même, un malaise en fonction de la présence d’un certain personnage, mais j’y reviendrais plus tard.

Ensuite, et même si cet univers m’a stressé (dans le bon sens du terme) je m’y suis aussi très vite attachée et je n’avais pas envie de le quitter ni de quitter toute cette ambiance Kingienne.

Car pour ceux qui connaissent peu le style de Stephen King, il faut savoir, qu’il est passé maître dans l’art de créer des ambiances à la fois étouffantes et captivantes, et ce livre ne fait pas exception.

Les personnages sont, là aussi, très bien travaillés et même s’ils sont, assez nombreux, je ne me suis sentie perdue à aucun moment. Charlie et son père en premier lieu sont vraiment attachants. Leur relation est très touchante et King parvient vraiment à nous faire ressentir toute l’injustice qu’eux-mêmes ressentent face à leur situation.

Il y a aussi les membres de l’organisation qui poursuit Charlie et son père (je ne vous spoile rien rassurez-vous, L’organisation est évoquée dans les toutes premières lignes). Si je ne me suis pas attachée à eux puisque j’étais du côté de Charlie, ils ont pour la plupart leurs particularités et j’ai trouvé intéressant de les suivre. Tout le roman est divisé en de nombreuses parties avec une alternance des points de vue parfaitement maitrisé.

D’autres personnages gravitent autour de l’action et puis, à la fois proche et éloigné, il y a le fameux personnage pourvoyeur d’un grand malaise que j’ai évoqué plus haut. Je ne vous dévoilerais pas grand-chose sur lui, je vous laisse le « plaisir » de le découvrir. Je me contenterais simplement de vous dire qu’il s’agit d’un des personnages les plus malsains que j’ai pu découvrir, tout romans confondus. Le fait de suivre par moment l’action de son point de vu, ajoute encore au malaise.

Au niveau de la forme et du fond, j’ai trouvé le tout très moderne, je n’ai absolument pas ressenti que ce roman datait des années 80, au contraire. Il a vraiment un côté intemporel et n’a absolument pas mal vieilli ni vieilli tout court.

Au final, la seule chose que je regrette un peu est de ne pas en avoir appris encore plus sur Charlie et son état d’esprit, mais en même temps il n’y a rien à « jeter » dans les autres parties. Je pense que ce roman aurait pu facilement faire 150 pages de plus rien que pour cela. En tout cas, je serais bien restée bien plus longtemps dans cet univers aussi stressant soit-il.

Bonne lecture.

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