Critique : L’asile du nord, Camille de Carine Paquin.

Asile

Peu de temps après la mort de sa grand-mère, à l’aube de l’an 2000, une jeune fille de seize ans est internée à l’hôpital psychiatrique. Son diagnostic : schizophrénie paranoïde. Pourtant, certaines personnes de la ville sont convaincues que la petite n’est pas folle, que ce qui l’affecte n’a rien d’humain. Existerait-il quelque chose d’invisible à l’homme qui peut s’emparer de lui et détruire sa vie ? Enfermée entre les quatre murs de cet hôpital, que fera Camille quand elle constatera que sa vie ne lui appartient plus ? Pour quoi, ou plutôt pour « qui » vit-elle ?

Bonjour tout le monde,

On se retrouve pour une nouvelle chronique avec un livre que j’ai terminé le dernier week-end.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat NetGalley et c’est très clairement une réussite.

Ce qui est assez « amusant » c’est que je l’ai lu peu de temps après « Anna Caritas » dont je vous avais aussi parlé sur le blog et j’ai vraiment eu l’impression d’en lire une version améliorée et c’était d’autant plus frappant que l’auteure est aussi québécoise.

Ici on repart donc sur la thématique de la jeune fille atteinte par un mal mais cette fois on suit la majorité des évènements du point de vue de la jeune fille elle-même. J’ai énormément aimé Camille et toute son histoire. Camille a vraiment un background intéressant avec une histoire familiale intrigante autour de la mort de sa mère quand elle était bébé. Officiellement, dans un accident de voiture mais dont on comprend rapidement que Camille en doute et le tout est vraiment intéressant et émouvant.

J’ai vraiment eu le sentiment d’être dans un bon teenage movie d’horreur mais pas que et j’adorerais voir ce livre porté sur grand écran.

De plus l’objet livre en lui-même est vraiment bien fait avec une belle mise en page et l’insertion de différentes photos. Le tout même en format numérique rend vraiment bien et n’a fait que me plonger un peu plus dans ce roman que j’ai adoré et dévoré.

Sur 300 et quelques pages on suit des personnages vraiment attachants à commencer par Camille mais pas que, il y a toute une bande autour d’elle et les relations entre les différents protagonistes sont vraiment touchantes. Le style est très fluide et dynamique, vraiment il n’y a rien à jeter et même la fin est extrêmement bien faite et osée pour un roman ado. Tous les événements s’enchaînent juste parfaitement.

Un vrai bon moment que je vous conseille sans hésitation.

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Critique : Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat.

Sans mon ombre

Alice a tué Célia, sa jumelle. Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.

Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend. La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…

 Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour la chronique d’un livre que j’ai eu la chance de lire en avant-première grâce aux éditions l’Archipel que je remercie.

J’ai terminé ce livre hier soir et après avoir laissé décanter une nuit j’ai toujours une « relation » particulière lui. Clairement il se lit très bien, je me suis enchaînée les 433 pages en 24h sans me forcer et sans ennui. Le roman commence fort et j’ai juste adoré la première phrase qui m’a fait beaucoup rire. A chaque page j’ai eu envie de connaître la suite. J’ai trouvé que ça avait le mérite d’être osé de la part de l’auteure de nous faire suivre une grande partie de l’histoire du point de vue d’Alice qui clairement est une connasse. Finalement j’ai réussi à m’attacher à Alice mais après réflexion je suis toujours assez gênée par cet attachement dans le sens où Alice n’est clairement pas un personnage agréable/sain. On est quand même sur une femme de 35 ans qui a passé sa vie à pourrir la vie de sa sœur jumelle et qui dès la première page la tue par accident mais la tue quand même.

Pour tout ça j’ai quand même envie de tirer le chapeau que je n’ai pas à Edmonde Permingeat car je me suis rarement autant creusée la tête sur mes ressentis face à un personnage même s’il y a à redire sur Alice mais je vous en parle plus bas.

Là où ça s’est un peu gâté pour moi c’est dans tout ce qui entoure Alice. Sans spoiler, comme le dit un personnage « on ne voit ça que dans les polars ou les films ». J’ai trouvé ici la plupart des personnages et des situations caricaturaux/exagérés, 90% des personnages adultes sont juste malsains et les 10% restants sont vraiment secondaires même si pour le coup je les ai vraiment beaucoup aimés eux et l’intrigue les entourant. Un exemple tout bête, la femme qui se met nue devant trente personnes dont une majorité de parents dont la seule réaction pour les hommes est « ah elle est bien foutue quand même » et pour les femmes « ah quelle bip » j’étais vraiment en mode WTF.

Au sujet d’Alice même si encore une fois j’ai trouvé qu’elle portait à réflexion je trouve aussi qu’il y a un certain manque de crédibilité par moment. Une nouvelle fois sans spoiler il y a quelque chose autour de Célia auquel plusieurs personnages font référence et Alice qui est censée être la sœur intelligente du duo a besoin que ça soit écrit noir sur blanc pour enfin le comprendre. Clairement quand toi tu le comprends dès la première allusion la Alice t’as juste envie de la secouer.

Après je ne vais pas bouder mon plaisir, j’ai passé un bon moment et je découvrirais sans souci d’autres livres de cette auteure. D’autant plus que le livre se termine sur une touche vraiment positive avec une espèce de chute qui comme au début a eu le mérite de me faire rire.

Si vous souhaitez écouter l’auteure parler de son livre je vous laisse suivre cette vidéo, par contre je vous conseille de vous arrêter à 1 minute 50 pour ne pas en savoir trop :

Sans mon ombre sera disponible le 17 avril en librairie.

 

Critique : Roadmaster de Stephen King.

Roadmaster

Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’Etat, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec ma lecture Kingienne du mois de mars.

J’ai une fois de plus passé un bon moment avec Stephen King mais pour une fois je ne le conseillerais pas à tous. En effet c’est une lecture assez particulière par sa structure et son ambiance et à mon avis si on est adepte des livres qui partent dans tous les sens il y a risque d’ennui.

On suit ici un groupe de policiers à travers différentes temporalités et point de vue et pour moi cette bande c’est vraiment ce qui fait la force de ce livre. Ils sont tous un peu paumés mais ça ne les rend que plus humains et je me suis attachée à eux comme rarement je m’étais attachée à un groupe. Chose rare d’ailleurs il n’y en a aucun que j’ai préféré aux autres tant ils sont tous indispensables.

L’histoire en elle-même n’est clairement pas d’une originalité folle et comme toujours Stephen King prend son temps mais il est tellement doué, tout fait tellement « réel » que je me suis laissée embarquer comme à chaque fois. King a clairement du génie dans les mains et dans la tête.

Pour les adeptes de l’horreur puisque ce roman est classé dans ce genre oui il y a des passages de ce type et plutôt bien foutus d’ailleurs mais j’insiste ce n’ai clairement pas le plus important ici. A mes yeux ce livre est bien plus un livre sur l’humain, sur notre capacité à avancer ou non, à accepter de ne pas tout savoir qu’un livre sur une voiture « bizarre ».

Au final c’est un gros coup de cœur et près d’une semaine après l’avoir terminé (oui j’ai laissé décanter) j’y pense encore ainsi qu’à tous ses personnages qui me manquent. Si vous êtes dans un mood à vous laisser embarquer par des personnages juste profondément attachants et marquants je ne peux que vous conseillez de lire Roadmaster.

Critique : Bad Man de Dathan Auerbach.

Bad Man

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.

Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.

Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.

Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai eu la chance de lire dans le cadre d’une masse critique privilégiée Babelio que je remercie ainsi que Belfond pour cet envoi.

Globalement j’ai passé un très bon moment avec cette lecture, l’auteur n’hésite pas à proposer une intrigue lente sans qu’elle soit ennuyeuse. Ben est un personnage très attachant pour lequel j’ai ressenti énormément de compassion.

Sa vie comme celle de sa famille n’est vraiment pas facile et au-delà de l’enquête Dathan Auerbach a très bien traité le thème de la famille brisée. Il ne ménage pas ses personnages, rendant par moment les parents d’Eric détestables mais sans jamais nous faire oublier qu’ils sont aussi des victimes.

L’ambiance est aussi très bien maitrisée, je suis vraiment rentrée dans toute cette paranoïa que ressent Ben, ce côté poisseux de petite ville avec cette impression que tout le monde est suspect et suspicieux.

Au niveau des personnages comme dit précédemment j’ai eu beaucoup d’affection pour Ben mais j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages secondaires. On suit la très très grande majorité de l’histoire du point de vue de Ben ce qui fait que par extension notre vision est assez limitée. Je pense particulièrement ici au personnage du policier chargé de l’enquête sur la disparition d’Eric que j’aurais vraiment voulu voir davantage. J’aimerais d’ailleurs beaucoup que l’auteur se lance dans une série d’enquêtes avec cet enquêteur comme personnage principal.

Puisqu’on est « sur » l’enquêteur c’est l’occasion de revenir sur l’enquête que l’on suit dans ce livre. Je l’ai appréciée dans le sens où je me suis sentie impliquée dedans. Il y a des thrillers/policiers que je suis vraiment en spectatrice mais pas ici, tout au long de ma lecture je me suis vraiment interrogée sur le pourquoi du comment et j’ai changé plusieurs fois d’avis sur la résolution.

C’est là que vient malheureusement pour moi le principal point négatif de ce récit. Sans spoiler l’explication m’a vraiment frustrée avec un gros « tout ça pour ça ? » L’auteur sauve plus ou moins l’ensemble avec les toutes dernières pages que sans pouvoir vous en dire plus j’ai vraiment apprécié mais je suis quand même restée sur une résolution qui clairement ne m’a pas convenu.

En conclusion si vous êtes adeptes de thrillers basés sur une ambiance pesante et qui ne part pas à 100 à l’heure je ne peux que vous encouragez à le découvrir, j’aimerais beaucoup avoir l’avis d’autres personnes sur cette fameuse fin. Personnellement après ma lecture je l’ai prêté à ma mère qui l’a aussi trouvé très prenant mais qui pour le coup n’a pas eu de souci au niveau de la fin.

Critique : Anna Caritas tome 1 : Le sacrilège de Patrick Isabelle.

Anna

 

Le retour de Marianne Roberts au prestigieux collège Anna Caritas semble avoir enclenché une série d’événements bizarres dans la petite ville de Saint-Hector. William Walker n’a jamais cru à ce genre de phénomènes. Pourtant, lorsque lui et ses amis décident d’interroger l’au-delà, ils réveillent quelque chose d’étrange dans la maison de Sabrina Viau, et bientôt, cette force surnaturelle semble s’attaquer à eux sans répit. Forcé d’admettre son impuissance face à l’ennemi invisible, William, accompagné de ses fidèles complices Anthony et Gabrielle, n’aura pas d’autre choix que de se tourner vers celle qu’il essayait d’éviter à tout prix : Marianne.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui on se retrouve pour un roman jeunesse d’horreur, bonne lecture.

Je suis assez embêtée par rapport à ce livre, globalement j’ai passé un bon moment de lecture et je n’aurais aucun souci à le conseiller, mais il y a quelques points qui m’ont vraiment chiffonné.

On est rapidement plongé dans toute cette histoire d’horreur mais paradoxalement j’ai mis du temps à vraiment rentrer dedans. Pourtant j’aime beaucoup tout ce qui est livres et films d’horreur et je suis plutôt bon public mais là non. Heureusement le groupe de personnages qu’on suit est agréable et j’ai eu envie d’en savoir plus sur eux. C’est d’ailleurs ce qui a fait que j’ai continué ma lecture malgré ce souci au démarrage.

Le déroulé de l’histoire est vraiment classique mais bien amené, typiquement pour les amateurs de ce genre il n’y aura pas de grosse surprise mais l’ambiance y est et une fois réellement dedans ça se lit très rapidement.

Au niveau de l’écriture encore une fois je suis dans une situation de oui mais non. Pour être plus claire l’écriture est fluide et adaptée au récit mais il y a une expression qui m’a fortement agacé. En fait tout au long du roman il y a pas mal de dialogues ce qui en soit n’est pas dérangeant, là où ça l’est c’est quand William le personnage principal passe son temps à dire « que je lui ai dit » et autres « que je lui ai demandé ». Après recherche l’auteur est québécois donc je pense que cela vient de là il n’empêche que c’est très très crispant sur le moment.

Gros point positif par contre, tout est très visuel et je n’ai eu aucun problème à m’imaginer tout ce qui peut se passer. Aussi pour revenir aux personnages, j’ai aimé leurs caractères et leurs réactions qui ne tombent pas dans le cliché. Toute l’histoire est du point de vu interne de William et l’auteur a vraiment su le rendre attachant même à mes yeux de jeune femme de vingt-trois ans.

Pour conclure sur un dernier point positif j’ai beaucoup apprécié la fin qui augure pour moi un second tome encore meilleur et que je lirais avec plaisir si j’arrive à me le procurer.

Critique : Pourquoi je suis pas un papillon ? de Jerry Ayan.

papillon

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.

Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…

En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

J’ai lu « Pourquoi je suis pas un papillon ? » dans le cadre de la masse critique babelio que je remercie beaucoup pour l’organisation ainsi que le site archipoche pour ce bel envoi. Vous pourrez retrouver leur site en fin d’article.

« Pourquoi je suis pas un papillon ? » fait partie de ces lectures dures émotionnellement, on assiste vraiment au plus près à toutes les étapes de la maladie d’Anne-Laure puisque c’est son père qui a écrit ce livre. Anne-Laure est vraiment une jeune-fille très attachante et même si on connait la fin d’avance c’est très compliqué au moment où toute sa famille est pleine d’espoir de ne pas espérer avec eux et après avoir tourné la dernière page comme son père on se dit que c’est vraiment un immense gâchis.

Comme je le disais ce livre est vraiment dur mais sans jamais tomber dans le pathos et pourtant s’il y a une personne qui y aurait droit c’est bien Jerry Ayan mais non. Comme sa fille il fait preuve d’un immense courage et à travers ses mots on sen sa volonté de rendre hommage à Anne-Laure ainsi que de dénoncer le manque de moyen affecté à la recherche contre les cancers pédiatriques.

Même si je n’étais pas ignorante du fait que les recherches médicales étaient basées sur la possible rentabilité, le voir écrit noir sur blanc tout en connaissant l’issue tragique de l’histoire d’Anne-Laure m’a vraiment révolté. Se dire qu’elle n’a même pas eu de traitement adapté à son âge car ce cancer est considéré comme extrêmement rare à son âge m’a laissé sans voix.

Pour finir « voir » ce père devant renoncer à pouvoir sauver sa fille mais ne pouvant naturellement pas s’empêcher de chercher le moindre gramme d’espoir m’a bouleversé. Personne ne devrait avoir conscience qu’il va assister à la mort d’un de ses enfants.

Même si ce livre est tragique au plus pur sens du terme je ne peux que vous conseiller sa lecture.

 

Site internet de l’éditeur : http://www.archipoche.com/

Critique : Chroniques de Zombieland tome 1 : Alice au pays des zombies de Gena Showalter.

Alice

Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies. « 

J’ai longtemps été mitigé sur cette lecture. D’abord, j’ai beaucoup aimé les premières pages et j’étais donc très confiante sur la suite. Au final après ces premières pages vraiment rythmées, le récit est parti dans une direction à laquelle je ne m’attendais absolument pas vu le résumé. Alors, je ne peux pas dire que c’est devenu une mauvaise lecture, mais j’ai quand même pas mal de fois lever les yeux au ciel face à un certain manque de rythme. Pour vous donner une idée, les quelques lignes du résumé durent en réalité pendant plus de 200 pages. Heureusement l’écriture de l’auteure compense un peu le problème décrit plus haut mais ne le fait pas totalement oublier.

Pour ce qui est des personnages, j’ai vraiment beaucoup apprécié Alice/Ali, c’est vraiment un personnage agréable à suivre, mais (oui c’est la critique du « mais ») certaines de ses réactions ainsi que certains aspects de sa relation avec « Cole » m’ont pas mal dérangé. Par exemple à plusieurs moments on a le schéma suivant.

Cole : Fait ça.

Ali : Tu me donnes pas d’ordre !

Cole : Fait ça pour ta sécurité/autre raison.

Ali : Bon d’accord mais je suis pas contente quand même.

Je trouve ce genre de moments vraiment clichés et ennuyeux.

Une autre chose qui m’a pas mal agacé, même si cela peut sembler un détail, c’est un certain manque de respect de sa « psychologie ». Je vous rassure ce qui suit n’est pas un spoiler puisque cela est évoqué dans le résumé et dès les premières pages. Ali perd donc sa famille dont sa sœur et elle n’arrive plus à dire son prénom ni même à le penser. Sur le moment j’ai trouvé ça vraiment bien de traiter un minimum du traumatisme du personnage et puis d’un coup on passe au chapitre suivant et elle n’a plus aucun souci avec cela sans qu’il n’y ai un long laps de temps qui se soit écoulé ni la moindre justification.

Cette situation couplée à ses réactions vis-à-vis de Cole que j’ai trouvé exagéré par moment n’ont pas aidé. Je veux bien qu’elle ait 16 ans, mais il y a des limites. Cole lui, peut être un vrai cliché sur pattes, rien que le coup du « je te rejette mais en fait c’est pour te protéger » a failli m’achever.

Néanmoins et malgré les problèmes cités précédemment une fois les 200 premières pages passées, ma lecture s’est continuée étonnement vite. L’action est bien plus présente et on quitte en partie l’environnement dans lequel on était depuis le début, et malgré leurs défauts et leurs côtés illogiques la galerie de personnages a un vrai capital sympathie.

J’ai aussi beaucoup aimé tout ce qui concerne les zombies et j’ai l’espoir que cela peut amener à pas mal de révélations intéressantes par la suite. Car oui, suite il y a et suite j’ai acheté, en tout cas les tomes 2 et 3 et j’espère vraiment pouvoir les caser dans mon programme de lecture dans un avenir assez proche.