Critique : HS 7244 de Lorraine Letournel-Laloue.

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Lorsque Marius se réveille dans cette cellule froide et puante, ses derniers souvenirs sont ceux d’une soirée arrosée et joyeuse avec Camille, l’amour de sa vie. Après Saint-Pétersbourg et Moscou, leur voyage à travers la Russie les avait conduits dans un petit bar de Grozny. Des vacances en amoureux, cela avait commencé comme ça… Aujourd’hui, Marius est enfermé, il a tout perdu, à commencer par ses droits. Il entend des hurlements, des hommes sont torturés. On les accuse d’être malades, contagieux. Dans cette prison non officielle, ils font l’objet d’expériences médicales, menées par ceux qui veulent trouver l’origine de leur mal et surtout un remède à ce fléau. Avec l’histoire de Marius, inspirée d’un drame qui a choqué le monde entier, Lorraine Letournel Laloue embarque le lecteur pour un aller simple en enfer.

Bonjour

Je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique la plus dure que j’ai eu à écrire.

Le livre de Lorraine Letournel Laloue m’a tellement bouleversé que je l’ai eu quasi en apnée sur une journée tout en ayant le besoin de faire de multiples pauses pour parler à des gens tellement je me sentais mal.

Une fois les derniers mots lus je n’ai qu’une envie dire au plus de monde possible de lire ce livre tout en sachant à quel point c’était leur conseiller une lecture éprouvante mais si nécessaire.

Le récit que l’auteure nous propose de suivre ici et qui chose plus qu’importante est basé sur des faits réels (récents !) est à vomir et à pleurer. On a juste envie de maudire les « personnes » capables d’ignominie pareille.

J’ai assez rapidement compris le sujet au coeur du roman de Lorraine sans oser y croire jusqu’à ce que cela soir claurement affiché.

On sent que l’écriture de l’auteure est « jeune » mais ça ne m’a pas gênait. Au contraire je n’en ai éprouvé que plus d’empathie pour ses personnages/victimes bouleversants et qui à travers son écriture m’ont semblé si innocents.

Vous le savez si vous suivez un peu mon blog je ne suis pas spécialement sensible mais la fin d’HS 7244 m’a juste donner envie de me rouler en boule dans un coin. J’avais beau avoir conscience depuis un moment que ça ne pouvait pas se terminer autrement je ne voulais pas que ça se termine comme cela.

Lorraine Letournel-Laloue a une telle capacité à nous faire aimer ses personnages et pleurer pour eux qu’on a qu’une envie les protéger et crier de rage en se disant que pas si loin de nous de vrais être humains ont vécu des horreurs pareilles.

Le propos et les situations sont trash très trash, mais ce n’est absolument pas gratuits et cela sert un message poignant et tellement nécessaire.

Vraiment lisez ce livre !

Merci aux éditions Belfond pour leur confiance et à Lorraine pour sous couvert de fiction nous avoir fait partager ce plaidoyer bouleversant.

 

 

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Les 10 romans LGBTQ que j’ai lu ou que j’ai envie de lire.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai eu envie de vous proposer un type d’article différent avec des top 10 sur différents sujets. Il n’y aura pas de sortie régulière par manque de temps et surtout parce que j’ai vraiment envie de faire selon mes envies.

Pour cette première édition j’ai décidé de me concentrer sur un thème important pour moi à savoir la représentation LGBTQ avec 10 romans sur ce sujet que j’ai lu ou que j’ai envie de lire. Tous ne sont pas centrés totalement dessus mais dans tous les cas ce sont des romans que j’ai aimé pour la première catégorie.

Ceux que j’ai lu :

Mensonges

De passage dans sa région natale, le narrateur, qui n’est autre que Philippe Besson, aperçoit au détour d’une rue une silhouette, un visage, dont la ressemblance avec son premier amour le frappe tel un coup de poignard. S’ensuit le récit de la rencontre, vingt-cinq ans plus tôt, entre deux adolescents que tout oppose : l’un, plutôt timide, est fils d’instituteur, élève studieux et lecteur chevronné ; l’autre est enfant de paysans, rebelle, charismatique et mystérieux, coqueluche des filles du lycée. Leur attirance est immédiate, sans équivoque. Leurs étreintes clandestines se déroulent dans un émerveillement teinté de culpabilité et de déni. Le secret qui les entoure n’en accentue que davantage l’intensité. Mais Thomas se montre incapable d’exprimer ses sentiments, d’accepter ce qu’il est. Il disparaît de la vie du narrateur aussi soudainement qu’il y était entré, laissant au jeune Philippe la blessure d’un premier amour au goût d’inachevé. Lorsque ce récit prend fin, des années après, l’auteur apprend avec une infinie tristesse que le Thomas si lumineux de sa jeunesse a passé sa vie à tenter de contrecarrer sa nature, à la dissimuler aux yeux de tous, précipitant ainsi sa fin tragique.

Aristote

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Totally

Buster est un sale con. C’est un fait avéré et l’accident de parachute qui l’a cloué en fauteuil roulant n’a pas contribué à adoucir son caractère d’ours mal léché. Sans même s’en rendre compte, il tient tout le monde à distance. Jusqu’au jour où un géant blond débarque avec son équipe de rugby dans le pub de Buster. Nuts, lui, se fiche complètement des défenses érigées par l’irascible cuisinier. Toute la question est de savoir si ce dernier acceptera de se laisser attraper aussi facilement.

crows

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

 

Ceux que j’ai envie de lire :

auto

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible). C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée… Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

george

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

protection

Témoin d’un meurtre perpétré par la mafia, Jack Francisco, chirurgien, est devenu l’homme à abattre. Mais, D, le tueur à gages chargé de l’éliminer, ne peut se résoudre à presser la détente lorsqu’il retrouve sa trace. Il décide même de le protéger. Les deux hommes sont désormais les cibles d’une traque sans pitié. Forcés de s’entraider pour survivre, ils vont découvrir qu’ils ont davantage à partager qu’ils l’imaginaient et forger un lien bien plus fort qu’ils s’y attendaient…

Magpie

Exilé depuis des années, Lucien Vaudrey ne pensait pas rentrer un jour en Angleterre. À la suite du décès mystérieux de son père et de son frère, il hérite d’un comté ainsi que des ennemis de sa famille… Afin de se protéger, il se tourne vers un magicien spécialiste des forces occultes, Stephen Day. Très vite, celui-ci tombe sous le charme ravageur de Lucien, qui ne cache pas son envie de le mettre dans son lit. Troublé, Stephen perd peu à peu ses pouvoirs. Mais lorsqu’une série de machinations se referment sur Lucien, Stephen sait qu’il doit les déjouer, sinon la mort sera leur seule compagne.

Soldat

Après la guerre, Oliver Rivington cherche à mener la vie rangée d’un gentleman londonien. Lorsqu’il découvre que sa soeur a versé une forte somme d’argent à un certain Mr Jack Turner, son sang ne fait qu’un tour, il doit demander des comptes à ce malfaiteur ! Or, il éprouve pour Jack une attirance qu’il n’avait jamais connue auparavant. Bientôt, son désir pour ce criminel n’aura d’égal que le plaisir que prendra Jack à voir son élégance aristocratique laisser place aux instincts les plus sauvages. Dans un monde où tout les oppose, tous deux sont déterminés à vivre leur passion quitte à en payer le prix.

Six crows

Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Et vous avez-vous lu certains de ces livres ? Etes-vous tentés par ceux que vous n’avez pas lu ?

C’est lundi que lisez vous ? #9

Bonjour,

Comme tous les lundis et cette fois à temps, on se retrouve pour un nouveau « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Que vais-je lire ensuite ?

 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

J’ai terminé ma lecture en cours « Pourquoi je suis pas un papillon ? » de Jerry Ayan et dont vous pouvez déjà trouvé la chronique un peu plus bas. Une lecture très émouvante.

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.

Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…

En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

papillon

Après cette lecture j’étais très contente d’enchaîner avec une lecture bien plus légère avec « Les Spellman, tome 2 : Les Spellman se déchaînent. » de Lisa Lutz.

J’ai juste adoré cette lecture que j’ai dévoré en moins de 24 heures, j’ai énormément eu d’éclats de rire pendant ce qui m’arrive rarement et je me demande pourquoi j’ai mis autant de temps à lire ce second tome. En tout cas je ne ferais pas une nouvelle fois cette erreur puisqu’à peine la dernière page tournée j’ai commandé les trois autres tomes disponibles.

Le grand retour des Spellman, détectives privés de père (et mère) en fille(s). Chez eux, savoir écouter aux portes est un talent inné, crocheter les serrures, une seconde nature, exercer un chantage, une façon très personnelle de mener des négociations. Le tout au nom de l’amour inconditionnel. Après « Spellman & Associés », les nouvelles aventures, toujours aussi déjantées et hilarantes, d’Izzy et de la famille la plus cinglée de San Francisco.

les spellman

Ce que je lis en ce moment :

Samedi j’ai enfin reçu dans le cadre d’une masse critique privilégiée babelio « Bad Man » de Dathan Auerbach qui est présenté comme le successeur de Stephen King. Autant dire que j’avais très envie de le lire, je l’ai donc commencé dès le lendemain et pour l’instant après une soixantaine de pages je suis pas mal intriguée.

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.

Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.

Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.

Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

Bad Man

Ce que je vais lire ensuite :

Dans le cadre d’une lecture commune je vais lire « Roadmaster » de Stephen King et comme avec tous les King je me réjouis d’avance.

Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.

Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’Etat, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcow, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.

Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?

Roadmaster

Et vous, avez-vous fait de bonnes découvertes livresques cette semaine ?

Interview : Magali Chacornac-Rault.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour une nouveauté sur ce blog avec l’interview d’une auteure, Magali Chacornac-Rault. Pour la petite histoire nous avons discuté pour la première fois sur un groupe de lectures sur Facebook et c’est suite à cela que j’ai découvert qu’elle avait publié deux livres en auto-édition, un livre jeunesse et un thriller. J’ai trouvé l’écart de registre très intéressant surtout pour deux premiers livres et j’ai eu envie d’en savoir plus. Tout cela a amené à la lecture de ces deux ouvrages et de cette interview. Je remercie encore Magali pour son temps et je vais vous parler des livres en question avant de partager son interview.

J’ai commencé par lire « Les Mad Drummers : Les étranges aventures d’une bande de copains percussionnistes ».

Le titre est clair, on suit ici un groupe d’enfants passionnés de musique ce qui va les amener à vivre différentes aventures fantastiques avec ce monde et certains de ces illustres membres.

Il faut savoir que je ne suis pas passionnée de musique et que je lis assez peu de jeunesse « pure » lui préférant le Y-A. Sur le papier je n’étais donc pas la candidate idéale pour apprécier ce livre et pourtant j’ai passé un très bon moment. L’auteure crée ici une petite bande très sympathique et c’est léger sans non plus prendre son public cible pour des imbéciles. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’aspect historique soit mis en avant de façon ludique ainsi que les petites fiches en fin d’ouvrage pour aller plus loin.

Après cette première lecture je me suis attaquée à son thriller « Le sorcier à tête de bouc » genre qui est déjà plus dans mon registre de lecture. Ici on suit Anna et Matthew, une chercheuse et un profiler qui vont se retrouver mêlés à une affaire de disparition d’enfants. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. L’intrigue est très bien menée et je me suis vraiment « prise au jeu » à chercher la solution à cette enquête au rythme parfaitement maîtrisé. Néanmoins ce qui a vraiment fait basculer ce livre du côté du coup de cœur ce sont les personnages d’Anna et Matthew. L’auteure prend son temps pour nous les faire découvrir ainsi que leur psychologie. On n’a vraiment pas l’impression d’être en face de personnages interchangeables au contraire, ils sont hyper attachants et je ne peux que vous inciter à les découvrir.

Au final le pari est réussi et je vous laisse maintenant faire plus ample connaissance avec Magali Chacornac-Rault.

 

Pour commencer pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?

Je m’appelle Magali Chacornac-Rault. J’ai 41 ans, je suis mariée et maman de deux garçons. Je suis originaire des Cévennes, c’est une région que j’aime et qui m’inspire beaucoup pour mes romans. Actuellement établie en région parisienne, je suis auteur et créatrice de bijoux. J’ai aussi eu la chance de travailler dans d’autres domaines : archéobotaniste et professeur. Et là encore, ce sont des expériences que j’exploite dans mes romans.

Comment a débuté votre envie d’écrire ?

Faire de la bêta-lecture m’a donné envie de me lancer. Jusque-là, les histoires restaient dans ma tête. Elles n’étaient rien qu’à moi. Ma mère m’a rappelé que j’avais écrit un roman d’amour à l’adolescence, mais je me souviens avoir été déçue car l’écrit était loin de rendre ce que j’avais en tête. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Quelles sont vos influences littéraires ?

J’en ai beaucoup, dans des genres très différents. Je vais évidemment en oublier, mais en voici quelques-uns : Sir Arthur Conan Doyle, Robert Louis Stevenson, Jean Pierre Chabrol, les sœurs Brontë, Anne Perry, JRR Tolkien, Anna Mc Caffrey, Sire Cédric, Thomas Harris, Marcel Pagnol, Shakespeare, Albert Camus…

Quelle est votre méthode d’écriture ? Vous fixez-vous un nombre de mots/pages minimum par jour comme par exemple Stephen King ?

Je n’écris qu’en période scolaire, lorsque mes enfants sont à l’école, car écrire demande du calme et de la concentration. Je dois rentrer dans ma bulle, ne faire qu’un avec mes personnages !

Je m’oblige à écrire entre 500 et 1000 mots par jour (évidemment, si je peux faire plus, je ne m’en prive pas !), ce qui est peu.

Une fois un premier jet fini, ce qui me prend plusieurs mois, je l’oublie pendant un mois minimum pour me consacrer à d’autres activités : correction d’un autre roman, publication, ou écriture d’un autre projet.

Je reprends ensuite le texte avec un œil neuf me permettant de faire plein d’améliorations et je réitère l’opération au moins deux fois… avant que le manuscrit soit présentable… Je le fais lire ensuite à mon mari, ce qui donne lieu à de nouvelles corrections, puis il passe entre les mains de bêta-lecteurs. Il est ensuite à nouveau corrigé et enfin arrive la phase de publication.

Pour vos deux premiers livres vous êtes déjà partie dans deux directions très différentes avec un ouvrage jeunesse et un polar pourquoi ?

Mon premier roman est mon thriller. Au départ, je ne pensais pas écrire de jeunesse, même si j’en lis beaucoup avec mes enfants. C’est mon fils ainé qui m’a demandé de lui écrire un roman sur le thème de la musique qu’il pratique et dont peu de livres abordent le thème. J’ai essayé et les Mad drummers sont nés !

Un petit mot pour les parents dont les enfants vont vouloir une batterie après la lecture des Mad Drummers ?

La musique est vraiment un plus dans la vie, elle apprend le goût de l’effort aux enfants car sans pratique on ne progresse pas. Cela peut paraître difficile au départ, ensuite, la musique permet l’évasion et procure beaucoup de plaisir. C’est aussi très rassembleur. Nous sommes en appartement et mon fils a une batterie électrique, c’est un bon compromis !

Y-a-t-il des thèmes en particulier que vous souhaitez absolument aborder à travers vos prochains romans ?

La liberté et la condition des femmes dans la société seront deux thèmes abordés dans mes prochains romans…

Avez-vous des types de personnages de prédilections que vous aimez créer ?

Mes personnages féminins sont toujours des personnages au caractère fort, indépendants et déterminés.

Comment vous est venue l’intrigue de votre thriller ?

J’ai été bercée par les légendes cévenoles, alors ce thème s’est imposé à moi. Le bouc en est un animal récurant.  Ensuite, c’est mon « méchant » qui dicte le livre et son déroulé.

 Est-ce que vous vous inspirez de personnes de votre entourage pour créer vos personnages ?

Je ne m’inspire pas de personnes de mon entourage, mais de lieux ou de métiers que je connais bien comme par exemple les Cévennes et l’Institut de Paléontologie Humaine ou les métiers de professeur et d’archéobotaniste que j’ai pratiqué. Pour ce roman, j’ai aussi utilisé des noms et prénoms de personnes qui ont compté pour moi, une façon de leur rendre hommage : mon héroïne porte le nom de ma grand-mère paternelle Anna Lafont qui était une femme très forte.

Avez-vous une préférence pour l’un d’entre eux ?

Non, ce sont tous mes « enfants » et je les aime tous autant… même le sorcier à tête de bouc !

Pensez-vous reprendre les personnages de votre thriller pour en écrire un autre ou est-ce que cela restera un one-shot ?

C’est une question que plusieurs de mes lecteurs m’ont posé car ils se sont attachés aux personnages… et la réponse est… je serais ravie de retrouver Anna et Matthew pour écrire une nouvelle aventure !

Aimeriez-vous être publiée par une maison d’édition ?

J’ai fait le choix de l’auto-édition. L’auto-édition est pour moi synonyme d’indépendance. Aborder les thèmes que je souhaite, même si ce ne sont pas les thèmes à la mode. J’aime aussi tout maîtriser et là c’est moi que gère tout, du début à la fin, et s’il y a un problème, des retours négatifs… je ne peux m’en prendre qu’à moi !

En voulant tout contrôler de A à Z, je me rends compte que la partie communication et promotion est très difficile et peut-être qu’un jour j’essaierai l’édition classique lorsque cette partie aura usée mon enthousiasme !

Que diriez-vous pour donner envie à quelqu’un de découvrir vos livres ?

Je mets tout mon cœur dans mon travail, un nombre d’heures incalculable et beaucoup de moi pour apporter au lecteur un bon moment de lecture, de l’émotion et de l’évasion.

Un indice sur le sujet de votre prochain livre ?

Je peux vous annoncer que le prochain livre qui sera publié est « Les Mad Drummers » tome 2.

Celui en cours d’écriture en quelques mots clefs : liberté, femme, 1881, créatures ailées.

Un dernier mot ?

Un grand merci pour cette interview, Sarah, merci d’aider à faire connaître les auteurs auto-édités et j’espère apporter du plaisir à tous ceux qui me feront confiance et ouvriront un de mes romans.

 

Merci d’être arrivés jusqu’ici, vous pouvez découvrir les deux romans de Magali Chacornac-Rault en format papier et numérique sur amazon :

https://www.amazon.fr/l/B001K8BQG8?_encoding=UTF8&redirectedFromKindleDbs=true&ref_=dp_byline_cont_book_1&rfkd=1&shoppingPortalEnabled=true

MadSorcier

C’est lundi que lisez-vous ? #8

Bonjour,

Comme tous les lundis (mais cette fois un mercredi, j’ai cruellement manqué de temps navrée) maintenant on se retrouve pour le « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

Comme prévu j’ai terminé « Mieux vaut en rire » de Roald Dahl, un recueil de nouvelles avec lequel j’ai passé un bon moment globalement mais dont quelques nouvelles étaient un peu trop perchées pour moi.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Et ce prêtre jovial qui sillonne les routes de campagne au volant de sa camionnette, ce vieux monsieur si distingué qui vous propose d’échanger un magnifique parapluie de soie contre le prix d’une course en taxi, ce père de famille qui soigne sa fille avec dévotion, ce fin connaisseur en crus de Bordeaux, cette dame d’âge respectable qui rêve de rendre visite à ses petits-enfants… Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Roald Dahl

Toujours dans les recueils de nouvelles j’ai continué avec celui d’Anne Perry « nouveaux contes de Noël », j’y ai beaucoup aimé toute cette ambiance victorienne et j’ai adoré la scène de fin la première.

Noel

Ça m’arrive très rarement mais cette semaine j’ai aussi abandonné une lecture « La vie critique » d’Arnaud Viviant qui ne correspondait en rien à ce que j’attendais et dont le résumé n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’ai lu.

Il aurait voulu être rock star, il est devenu critique littéraire.

Il débine les anciens, défend les fous, les inventeurs, les modernes. Fidèle aux grands écrivains et aux rituels d’un métier en voie de disparition, il ne renonce à rien, toujours fébrile, curieux et amoureux.

Voie facile ? Non, vie critique, où l’on compose avec stocks et désirs, découverts et découvertes, obsessions professionnelles et sexuelles.

Avant, peut-être, de grandir enfin.

Car si la situation est critique, elle n’est pas désespérée.

critique

Enfin (et oui c’était une semaine plutôt dense) j’ai lu « Le sorcier à tête de bouc » de Magali Chacornac-Rault dont je vous reparlerais prochainement mais j’ai beaucoup aimé.

Anna Lafont, scientifique vivant à Paris, décide de retourner dans ses Cévennes natales pour prendre un peu de recul sur sa vie. Matthew Colins, agent spécial au FBI, est expert dans le profilage. Après avoir été blessé, son chef l’envoie se mettre au vert à Paris où il doit former de jeunes policiers. Guidée par son désir de transmettre, Anna rejoint Le Puech, lieu-dit perdu dans les montagnes cévenoles, où elle endosse le rôle d’institutrice. C’est dans ce village loin de tout que sa vie bascule. Des secrets, des disparitions d’enfants, une légende… tout cela va faire naître chez Anna l’incompréhension, la douleur et la peur, mais aussi le courage et la détermination. Le seul à répondre à son appel à l’aide est l’agent Colins. Ensemble, ils regarderont l’horreur en face et essaieront de percer les secrets de ce petit village pour mettre fin à une terrible légende.

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Ce que je lis en ce moment :

Je suis en pleine lecture de « Pourquoi je suis pas un papillon ? » de Jerry Ayan un témoignage que j’ai reçu dans le cadre de la masse critique babelio.

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.
Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…
En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

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Ce que je vais lire ensuite :

Pour un challenge ma prochaine lecture sera « Les Spellman se déchainent » de Lisa Lutz. J’avais lu le tome 1 il y a très longtemps et je n’en ai plus de souvenirs précis mais ça a l’air assez léger pour que ça ne soit pas trop grave.

Le grand retour des Spellman, détectives privés de père (et mère) en fille(s). Chez eux, savoir écouter aux portes est un talent inné, crocheter les serrures, une seconde nature, exercer un chantage, une façon très personnelle de mener des négociations. Le tout au nom de l’amour inconditionnel. Après « Spellman & Associés », les nouvelles aventures, toujours aussi déjantées et hilarantes, d’Izzy et de la famille la plus cinglée de San Francisco.

les spellman

Et vous ? N’hésitez pas, à me parler de votre semaine livresque.

C’est lundi que lisez-vous ? #7

Bonjour,

Comme tous les lundis maintenant on se retrouve pour le « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

C’était une petite semaine puisque étant malade je n’ai pas pu lire beaucoup.

J’ai continué et terminé « Chroniques de zombieland tome 1: Alice au pays des zombies » de Gena Showalter qui sera ma prochaine critique.

Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies.

Alice

J’ai aussi lu un tout petit roman jeunesse d’une soixantaine de pages dont j’ai parlé dans un précédent article « Les mystères du manoir Steiner » de Rose Marie-Noële Gressier.

10 juillet 1935

Le jeune Gaston Bouilledebille est ravi !

Il vient d’arriver chez sa grand-mère. L’occasion pour lui de se régaler de crêpes à la confiture et, SURTOUT, de retrouver sa chère Agatha !!!

Ah… Agatha Sapristi, la fille des voisins de mamie Gisèle !!! Gaston en est fou amoureux. Mais a-t-il vraiment ses chances avec elle, lui, le gros rouquin dont tout le monde se moque au collège ?

Peut-être… D’autant plus que Gaston et la jolie Agatha vont se rapprocher pour résoudre le mystère qui entoure un nouveau venu dans le village, un certain Frankie Steiner qui a acheté un vieux manoir abandonné.

Depuis l’arrivée de Steiner, des phénomènes étranges se produisent…

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Ce que je lis en ce moment :

Je n’ai pas encore terminé « Mieux vaut en rire » de Roald Dahl mais je compte bien l’avoir terminé d’ici lundi prochain.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Et ce prêtre jovial qui sillonne les routes de campagne au volant de sa camionnette, ce vieux monsieur si distingué qui vous propose d’échanger un magnifique parapluie de soie contre le prix d’une course en taxi, ce père de famille qui soigne sa fille avec dévotion, ce fin connaisseur en crus de Bordeaux, cette dame d’âge respectable qui rêve de rendre visite à ses petits-enfants… Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Roald Dahl

 

Hier soir j’ai aussi commencé comme dernier livre pour le challenge once upon a book « Nouveaux contes de Noël » d’Anne Perry. Il s’agit d’un recueil de quatre nouvelles.

Noel

Ce que je vais lire ensuite :

Je ne sais pas encore précisément mais dans mes prochaines lectures il y aura avec certitude « Simetierre » et « Roadmaster » de Stephen King.

 

 

Critique : Les mystères du manoir Steiner de Rose Marie-Noële Gressier

Bonsoir,

On se retrouve ce soir pour mon avis sur un petit roman jeunesse que je viens tout juste de terminer.

Je l’ai lu dans le cadre de la plateforme Netgalley.

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10 juillet 1935

Le jeune Gaston Bouilledebille est ravi !

Il vient d’arriver chez sa grand-mère. L’occasion pour lui de se régaler de crêpes à la confiture et, SURTOUT, de retrouver sa chère Agatha !!!

Ah… Agatha Sapristi, la fille des voisins de mamie Gisèle !!! Gaston en est fou amoureux. Mais a-t-il vraiment ses chances avec elle, lui, le gros rouquin dont tout le monde se moque au collège ?

Peut-être… D’autant plus que Gaston et la jolie Agatha vont se rapprocher pour résoudre le mystère qui entoure un nouveau venu dans le village, un certain Frankie Steiner qui a acheté un vieux manoir abandonné.

Depuis l’arrivée de Steiner, des phénomènes étranges se produisent…

 

Un roman jeunesse très court (un peu plus de 60 pages) mais vraiment très agréable à lire.

On suit ici Gaston un jeune adolescent qui de par son physique qu’il n’aime pas et les moqueries qu’il subit manque de confiance en lui.
Heureusement il peut compter sur Agatha l’autre personnage principal de cette histoire une jeune fille un an plus jeune que lui.

Ils se retrouvent à chaque vacances scolaires et partagent une très jolie amitié.

Dans ce premier tome les deux jeunes se retrouvent à mener leur première enquête avec l’arrivée d’un nouveau source de commérages de quasiment tout le village, Il serait « le diable en personne ».

J’ai beaucoup apprécié cette première histoire, le duo est vraiment attachant et sont vraiment crédibles pour leur âge. L’humour ne manque pas non plus.

Leur aventure est vraiment plaisante à suivre et la morale de l’histoire est jolie sans être lourde. On assiste aussi à une jolie évolution de la part de l’ensemble des personnages.

L’écriture est fluide tout en étant bien travaillée de par le contexte de l’histoire qui se passe dans les années 30.

Des illustrations très jolies parsèment l’ensemble du récit.

Une belle découverte.