Critique : Roadmaster de Stephen King.

Roadmaster

Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’Etat, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec ma lecture Kingienne du mois de mars.

J’ai une fois de plus passé un bon moment avec Stephen King mais pour une fois je ne le conseillerais pas à tous. En effet c’est une lecture assez particulière par sa structure et son ambiance et à mon avis si on est adepte des livres qui partent dans tous les sens il y a risque d’ennui.

On suit ici un groupe de policiers à travers différentes temporalités et point de vue et pour moi cette bande c’est vraiment ce qui fait la force de ce livre. Ils sont tous un peu paumés mais ça ne les rend que plus humains et je me suis attachée à eux comme rarement je m’étais attachée à un groupe. Chose rare d’ailleurs il n’y en a aucun que j’ai préféré aux autres tant ils sont tous indispensables.

L’histoire en elle-même n’est clairement pas d’une originalité folle et comme toujours Stephen King prend son temps mais il est tellement doué, tout fait tellement « réel » que je me suis laissée embarquer comme à chaque fois. King a clairement du génie dans les mains et dans la tête.

Pour les adeptes de l’horreur puisque ce roman est classé dans ce genre oui il y a des passages de ce type et plutôt bien foutus d’ailleurs mais j’insiste ce n’ai clairement pas le plus important ici. A mes yeux ce livre est bien plus un livre sur l’humain, sur notre capacité à avancer ou non, à accepter de ne pas tout savoir qu’un livre sur une voiture « bizarre ».

Au final c’est un gros coup de cœur et près d’une semaine après l’avoir terminé (oui j’ai laissé décanter) j’y pense encore ainsi qu’à tous ses personnages qui me manquent. Si vous êtes dans un mood à vous laisser embarquer par des personnages juste profondément attachants et marquants je ne peux que vous conseillez de lire Roadmaster.

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Critique : Bad Man de Dathan Auerbach.

Bad Man

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.

Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.

Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.

Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai eu la chance de lire dans le cadre d’une masse critique privilégiée Babelio que je remercie ainsi que Belfond pour cet envoi.

Globalement j’ai passé un très bon moment avec cette lecture, l’auteur n’hésite pas à proposer une intrigue lente sans qu’elle soit ennuyeuse. Ben est un personnage très attachant pour lequel j’ai ressenti énormément de compassion.

Sa vie comme celle de sa famille n’est vraiment pas facile et au-delà de l’enquête Dathan Auerbach a très bien traité le thème de la famille brisée. Il ne ménage pas ses personnages, rendant par moment les parents d’Eric détestables mais sans jamais nous faire oublier qu’ils sont aussi des victimes.

L’ambiance est aussi très bien maitrisée, je suis vraiment rentrée dans toute cette paranoïa que ressent Ben, ce côté poisseux de petite ville avec cette impression que tout le monde est suspect et suspicieux.

Au niveau des personnages comme dit précédemment j’ai eu beaucoup d’affection pour Ben mais j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages secondaires. On suit la très très grande majorité de l’histoire du point de vue de Ben ce qui fait que par extension notre vision est assez limitée. Je pense particulièrement ici au personnage du policier chargé de l’enquête sur la disparition d’Eric que j’aurais vraiment voulu voir davantage. J’aimerais d’ailleurs beaucoup que l’auteur se lance dans une série d’enquêtes avec cet enquêteur comme personnage principal.

Puisqu’on est « sur » l’enquêteur c’est l’occasion de revenir sur l’enquête que l’on suit dans ce livre. Je l’ai appréciée dans le sens où je me suis sentie impliquée dedans. Il y a des thrillers/policiers que je suis vraiment en spectatrice mais pas ici, tout au long de ma lecture je me suis vraiment interrogée sur le pourquoi du comment et j’ai changé plusieurs fois d’avis sur la résolution.

C’est là que vient malheureusement pour moi le principal point négatif de ce récit. Sans spoiler l’explication m’a vraiment frustrée avec un gros « tout ça pour ça ? » L’auteur sauve plus ou moins l’ensemble avec les toutes dernières pages que sans pouvoir vous en dire plus j’ai vraiment apprécié mais je suis quand même restée sur une résolution qui clairement ne m’a pas convenu.

En conclusion si vous êtes adeptes de thrillers basés sur une ambiance pesante et qui ne part pas à 100 à l’heure je ne peux que vous encouragez à le découvrir, j’aimerais beaucoup avoir l’avis d’autres personnes sur cette fameuse fin. Personnellement après ma lecture je l’ai prêté à ma mère qui l’a aussi trouvé très prenant mais qui pour le coup n’a pas eu de souci au niveau de la fin.

Critique : Anna Caritas tome 1 : Le sacrilège de Patrick Isabelle.

Anna

 

Le retour de Marianne Roberts au prestigieux collège Anna Caritas semble avoir enclenché une série d’événements bizarres dans la petite ville de Saint-Hector. William Walker n’a jamais cru à ce genre de phénomènes. Pourtant, lorsque lui et ses amis décident d’interroger l’au-delà, ils réveillent quelque chose d’étrange dans la maison de Sabrina Viau, et bientôt, cette force surnaturelle semble s’attaquer à eux sans répit. Forcé d’admettre son impuissance face à l’ennemi invisible, William, accompagné de ses fidèles complices Anthony et Gabrielle, n’aura pas d’autre choix que de se tourner vers celle qu’il essayait d’éviter à tout prix : Marianne.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui on se retrouve pour un roman jeunesse d’horreur, bonne lecture.

Je suis assez embêtée par rapport à ce livre, globalement j’ai passé un bon moment de lecture et je n’aurais aucun souci à le conseiller, mais il y a quelques points qui m’ont vraiment chiffonné.

On est rapidement plongé dans toute cette histoire d’horreur mais paradoxalement j’ai mis du temps à vraiment rentrer dedans. Pourtant j’aime beaucoup tout ce qui est livres et films d’horreur et je suis plutôt bon public mais là non. Heureusement le groupe de personnages qu’on suit est agréable et j’ai eu envie d’en savoir plus sur eux. C’est d’ailleurs ce qui a fait que j’ai continué ma lecture malgré ce souci au démarrage.

Le déroulé de l’histoire est vraiment classique mais bien amené, typiquement pour les amateurs de ce genre il n’y aura pas de grosse surprise mais l’ambiance y est et une fois réellement dedans ça se lit très rapidement.

Au niveau de l’écriture encore une fois je suis dans une situation de oui mais non. Pour être plus claire l’écriture est fluide et adaptée au récit mais il y a une expression qui m’a fortement agacé. En fait tout au long du roman il y a pas mal de dialogues ce qui en soit n’est pas dérangeant, là où ça l’est c’est quand William le personnage principal passe son temps à dire « que je lui ai dit » et autres « que je lui ai demandé ». Après recherche l’auteur est québécois donc je pense que cela vient de là il n’empêche que c’est très très crispant sur le moment.

Gros point positif par contre, tout est très visuel et je n’ai eu aucun problème à m’imaginer tout ce qui peut se passer. Aussi pour revenir aux personnages, j’ai aimé leurs caractères et leurs réactions qui ne tombent pas dans le cliché. Toute l’histoire est du point de vu interne de William et l’auteur a vraiment su le rendre attachant même à mes yeux de jeune femme de vingt-trois ans.

Pour conclure sur un dernier point positif j’ai beaucoup apprécié la fin qui augure pour moi un second tome encore meilleur et que je lirais avec plaisir si j’arrive à me le procurer.

Les 10 romans LGBTQ que j’ai lu ou que j’ai envie de lire.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai eu envie de vous proposer un type d’article différent avec des top 10 sur différents sujets. Il n’y aura pas de sortie régulière par manque de temps et surtout parce que j’ai vraiment envie de faire selon mes envies.

Pour cette première édition j’ai décidé de me concentrer sur un thème important pour moi à savoir la représentation LGBTQ avec 10 romans sur ce sujet que j’ai lu ou que j’ai envie de lire. Tous ne sont pas centrés totalement dessus mais dans tous les cas ce sont des romans que j’ai aimé pour la première catégorie.

Ceux que j’ai lu :

Mensonges

De passage dans sa région natale, le narrateur, qui n’est autre que Philippe Besson, aperçoit au détour d’une rue une silhouette, un visage, dont la ressemblance avec son premier amour le frappe tel un coup de poignard. S’ensuit le récit de la rencontre, vingt-cinq ans plus tôt, entre deux adolescents que tout oppose : l’un, plutôt timide, est fils d’instituteur, élève studieux et lecteur chevronné ; l’autre est enfant de paysans, rebelle, charismatique et mystérieux, coqueluche des filles du lycée. Leur attirance est immédiate, sans équivoque. Leurs étreintes clandestines se déroulent dans un émerveillement teinté de culpabilité et de déni. Le secret qui les entoure n’en accentue que davantage l’intensité. Mais Thomas se montre incapable d’exprimer ses sentiments, d’accepter ce qu’il est. Il disparaît de la vie du narrateur aussi soudainement qu’il y était entré, laissant au jeune Philippe la blessure d’un premier amour au goût d’inachevé. Lorsque ce récit prend fin, des années après, l’auteur apprend avec une infinie tristesse que le Thomas si lumineux de sa jeunesse a passé sa vie à tenter de contrecarrer sa nature, à la dissimuler aux yeux de tous, précipitant ainsi sa fin tragique.

Aristote

Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.

Totally

Buster est un sale con. C’est un fait avéré et l’accident de parachute qui l’a cloué en fauteuil roulant n’a pas contribué à adoucir son caractère d’ours mal léché. Sans même s’en rendre compte, il tient tout le monde à distance. Jusqu’au jour où un géant blond débarque avec son équipe de rugby dans le pub de Buster. Nuts, lui, se fiche complètement des défenses érigées par l’irascible cuisinier. Toute la question est de savoir si ce dernier acceptera de se laisser attraper aussi facilement.

crows

Ketterdam : une ville grouillante de malfrats où tout s’achète si on y met le prix. Ce principe, personne ne l’a fait autant sien que Kaz Bekker, dit « les Mains Sales ». Quand le voleur se voit offrir une mission impossible mais qui le rendra riche, il réunit son équipe : un soldat assoiffé de vengeance, un tireur d’élite accro au jeu, un jeune fugueur des beaux quartiers, une espionne défiant les lois de la gravité, et une Grisha aux puissants pouvoirs magiques. Six dangereux hors-la-loi seuls capables de sauver le monde – s’ils ne s’entretuent pas avant…

 

Ceux que j’ai envie de lire :

auto

Lorsque la famille de Tanner Scott quitte la Californie pour le plus traditionnel État de l’Utah, le jeune homme se rend à l’évidence : il va falloir rentrer dans le placard à nouveau. Après tout, il ne lui reste plus qu’un semestre à tirer avant la liberté (comprendre : fuir ce patelin dès que possible). C’est alors que sa meilleure amie Autumn lui lance un défi : le prestigieux Séminaire de Provo High. Un programme où les étudiants ont quatre mois pour rédiger un roman. Challenge accepté ! Et Tanner ne regrette pas son choix. Il ne lui a fallu que quelques secondes pour repérer Sebastian Brother, le petit prodige – et accessoirement mormon – qui a remporté le Séminaire haut la main l’année passée… Et quelques semaines pour tomber éperdument amoureux de lui…

george

Avant, je me serais décrit comme le mec de base : des notes dans la moyenne, une famille aimante, un petit groupe d’amis.
Avant, j’étais l’archétype du geek qui termine avec la jolie fille à la fin d’un film.
Bref, j’avais une vie banale.
Et puis Georges a débarqué, avec son franc-parler et ses blagues pourries, et tout a changé. Mon monde s’est désaxé.
Clairement, je n’allais pas finir avec la jolie fille.

protection

Témoin d’un meurtre perpétré par la mafia, Jack Francisco, chirurgien, est devenu l’homme à abattre. Mais, D, le tueur à gages chargé de l’éliminer, ne peut se résoudre à presser la détente lorsqu’il retrouve sa trace. Il décide même de le protéger. Les deux hommes sont désormais les cibles d’une traque sans pitié. Forcés de s’entraider pour survivre, ils vont découvrir qu’ils ont davantage à partager qu’ils l’imaginaient et forger un lien bien plus fort qu’ils s’y attendaient…

Magpie

Exilé depuis des années, Lucien Vaudrey ne pensait pas rentrer un jour en Angleterre. À la suite du décès mystérieux de son père et de son frère, il hérite d’un comté ainsi que des ennemis de sa famille… Afin de se protéger, il se tourne vers un magicien spécialiste des forces occultes, Stephen Day. Très vite, celui-ci tombe sous le charme ravageur de Lucien, qui ne cache pas son envie de le mettre dans son lit. Troublé, Stephen perd peu à peu ses pouvoirs. Mais lorsqu’une série de machinations se referment sur Lucien, Stephen sait qu’il doit les déjouer, sinon la mort sera leur seule compagne.

Soldat

Après la guerre, Oliver Rivington cherche à mener la vie rangée d’un gentleman londonien. Lorsqu’il découvre que sa soeur a versé une forte somme d’argent à un certain Mr Jack Turner, son sang ne fait qu’un tour, il doit demander des comptes à ce malfaiteur ! Or, il éprouve pour Jack une attirance qu’il n’avait jamais connue auparavant. Bientôt, son désir pour ce criminel n’aura d’égal que le plaisir que prendra Jack à voir son élégance aristocratique laisser place aux instincts les plus sauvages. Dans un monde où tout les oppose, tous deux sont déterminés à vivre leur passion quitte à en payer le prix.

Six crows

Après avoir réussi à s’enfuir du Palais des Glaces, Kaz et ses compagnons se sentent invulnérables. Un revirement de situation va cependant changer la donne d’une partie mortelle que devront jouer les jeunes prodiges du crime. Alors que les grandes puissances Grisha s’organisent pour leur mettre la main dessus, Kaz imagine un plan, entre vengeance et arnaque, qui leur assurera la gloire éternelle en cas de réussite, et provoquera la ruine de leur monde s’ils échouent.

Et vous avez-vous lu certains de ces livres ? Etes-vous tentés par ceux que vous n’avez pas lu ?

C’est lundi que lisez vous ? #9

Bonjour,

Comme tous les lundis et cette fois à temps, on se retrouve pour un nouveau « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Que vais-je lire ensuite ?

 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

J’ai terminé ma lecture en cours « Pourquoi je suis pas un papillon ? » de Jerry Ayan et dont vous pouvez déjà trouvé la chronique un peu plus bas. Une lecture très émouvante.

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.

Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…

En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

papillon

Après cette lecture j’étais très contente d’enchaîner avec une lecture bien plus légère avec « Les Spellman, tome 2 : Les Spellman se déchaînent. » de Lisa Lutz.

J’ai juste adoré cette lecture que j’ai dévoré en moins de 24 heures, j’ai énormément eu d’éclats de rire pendant ce qui m’arrive rarement et je me demande pourquoi j’ai mis autant de temps à lire ce second tome. En tout cas je ne ferais pas une nouvelle fois cette erreur puisqu’à peine la dernière page tournée j’ai commandé les trois autres tomes disponibles.

Le grand retour des Spellman, détectives privés de père (et mère) en fille(s). Chez eux, savoir écouter aux portes est un talent inné, crocheter les serrures, une seconde nature, exercer un chantage, une façon très personnelle de mener des négociations. Le tout au nom de l’amour inconditionnel. Après « Spellman & Associés », les nouvelles aventures, toujours aussi déjantées et hilarantes, d’Izzy et de la famille la plus cinglée de San Francisco.

les spellman

Ce que je lis en ce moment :

Samedi j’ai enfin reçu dans le cadre d’une masse critique privilégiée babelio « Bad Man » de Dathan Auerbach qui est présenté comme le successeur de Stephen King. Autant dire que j’avais très envie de le lire, je l’ai donc commencé dès le lendemain et pour l’instant après une soixantaine de pages je suis pas mal intriguée.

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.

Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.

Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.

Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

Bad Man

Ce que je vais lire ensuite :

Dans le cadre d’une lecture commune je vais lire « Roadmaster » de Stephen King et comme avec tous les King je me réjouis d’avance.

Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.

Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’Etat, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcow, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.

Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?

Roadmaster

Et vous, avez-vous fait de bonnes découvertes livresques cette semaine ?

Critique : Pourquoi je suis pas un papillon ? de Jerry Ayan.

papillon

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.

Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…

En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

J’ai lu « Pourquoi je suis pas un papillon ? » dans le cadre de la masse critique babelio que je remercie beaucoup pour l’organisation ainsi que le site archipoche pour ce bel envoi. Vous pourrez retrouver leur site en fin d’article.

« Pourquoi je suis pas un papillon ? » fait partie de ces lectures dures émotionnellement, on assiste vraiment au plus près à toutes les étapes de la maladie d’Anne-Laure puisque c’est son père qui a écrit ce livre. Anne-Laure est vraiment une jeune-fille très attachante et même si on connait la fin d’avance c’est très compliqué au moment où toute sa famille est pleine d’espoir de ne pas espérer avec eux et après avoir tourné la dernière page comme son père on se dit que c’est vraiment un immense gâchis.

Comme je le disais ce livre est vraiment dur mais sans jamais tomber dans le pathos et pourtant s’il y a une personne qui y aurait droit c’est bien Jerry Ayan mais non. Comme sa fille il fait preuve d’un immense courage et à travers ses mots on sen sa volonté de rendre hommage à Anne-Laure ainsi que de dénoncer le manque de moyen affecté à la recherche contre les cancers pédiatriques.

Même si je n’étais pas ignorante du fait que les recherches médicales étaient basées sur la possible rentabilité, le voir écrit noir sur blanc tout en connaissant l’issue tragique de l’histoire d’Anne-Laure m’a vraiment révolté. Se dire qu’elle n’a même pas eu de traitement adapté à son âge car ce cancer est considéré comme extrêmement rare à son âge m’a laissé sans voix.

Pour finir « voir » ce père devant renoncer à pouvoir sauver sa fille mais ne pouvant naturellement pas s’empêcher de chercher le moindre gramme d’espoir m’a bouleversé. Personne ne devrait avoir conscience qu’il va assister à la mort d’un de ses enfants.

Même si ce livre est tragique au plus pur sens du terme je ne peux que vous conseiller sa lecture.

 

Site internet de l’éditeur : http://www.archipoche.com/

Interview : Magali Chacornac-Rault.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour une nouveauté sur ce blog avec l’interview d’une auteure, Magali Chacornac-Rault. Pour la petite histoire nous avons discuté pour la première fois sur un groupe de lectures sur Facebook et c’est suite à cela que j’ai découvert qu’elle avait publié deux livres en auto-édition, un livre jeunesse et un thriller. J’ai trouvé l’écart de registre très intéressant surtout pour deux premiers livres et j’ai eu envie d’en savoir plus. Tout cela a amené à la lecture de ces deux ouvrages et de cette interview. Je remercie encore Magali pour son temps et je vais vous parler des livres en question avant de partager son interview.

J’ai commencé par lire « Les Mad Drummers : Les étranges aventures d’une bande de copains percussionnistes ».

Le titre est clair, on suit ici un groupe d’enfants passionnés de musique ce qui va les amener à vivre différentes aventures fantastiques avec ce monde et certains de ces illustres membres.

Il faut savoir que je ne suis pas passionnée de musique et que je lis assez peu de jeunesse « pure » lui préférant le Y-A. Sur le papier je n’étais donc pas la candidate idéale pour apprécier ce livre et pourtant j’ai passé un très bon moment. L’auteure crée ici une petite bande très sympathique et c’est léger sans non plus prendre son public cible pour des imbéciles. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’aspect historique soit mis en avant de façon ludique ainsi que les petites fiches en fin d’ouvrage pour aller plus loin.

Après cette première lecture je me suis attaquée à son thriller « Le sorcier à tête de bouc » genre qui est déjà plus dans mon registre de lecture. Ici on suit Anna et Matthew, une chercheuse et un profiler qui vont se retrouver mêlés à une affaire de disparition d’enfants. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. L’intrigue est très bien menée et je me suis vraiment « prise au jeu » à chercher la solution à cette enquête au rythme parfaitement maîtrisé. Néanmoins ce qui a vraiment fait basculer ce livre du côté du coup de cœur ce sont les personnages d’Anna et Matthew. L’auteure prend son temps pour nous les faire découvrir ainsi que leur psychologie. On n’a vraiment pas l’impression d’être en face de personnages interchangeables au contraire, ils sont hyper attachants et je ne peux que vous inciter à les découvrir.

Au final le pari est réussi et je vous laisse maintenant faire plus ample connaissance avec Magali Chacornac-Rault.

 

Pour commencer pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?

Je m’appelle Magali Chacornac-Rault. J’ai 41 ans, je suis mariée et maman de deux garçons. Je suis originaire des Cévennes, c’est une région que j’aime et qui m’inspire beaucoup pour mes romans. Actuellement établie en région parisienne, je suis auteur et créatrice de bijoux. J’ai aussi eu la chance de travailler dans d’autres domaines : archéobotaniste et professeur. Et là encore, ce sont des expériences que j’exploite dans mes romans.

Comment a débuté votre envie d’écrire ?

Faire de la bêta-lecture m’a donné envie de me lancer. Jusque-là, les histoires restaient dans ma tête. Elles n’étaient rien qu’à moi. Ma mère m’a rappelé que j’avais écrit un roman d’amour à l’adolescence, mais je me souviens avoir été déçue car l’écrit était loin de rendre ce que j’avais en tête. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Quelles sont vos influences littéraires ?

J’en ai beaucoup, dans des genres très différents. Je vais évidemment en oublier, mais en voici quelques-uns : Sir Arthur Conan Doyle, Robert Louis Stevenson, Jean Pierre Chabrol, les sœurs Brontë, Anne Perry, JRR Tolkien, Anna Mc Caffrey, Sire Cédric, Thomas Harris, Marcel Pagnol, Shakespeare, Albert Camus…

Quelle est votre méthode d’écriture ? Vous fixez-vous un nombre de mots/pages minimum par jour comme par exemple Stephen King ?

Je n’écris qu’en période scolaire, lorsque mes enfants sont à l’école, car écrire demande du calme et de la concentration. Je dois rentrer dans ma bulle, ne faire qu’un avec mes personnages !

Je m’oblige à écrire entre 500 et 1000 mots par jour (évidemment, si je peux faire plus, je ne m’en prive pas !), ce qui est peu.

Une fois un premier jet fini, ce qui me prend plusieurs mois, je l’oublie pendant un mois minimum pour me consacrer à d’autres activités : correction d’un autre roman, publication, ou écriture d’un autre projet.

Je reprends ensuite le texte avec un œil neuf me permettant de faire plein d’améliorations et je réitère l’opération au moins deux fois… avant que le manuscrit soit présentable… Je le fais lire ensuite à mon mari, ce qui donne lieu à de nouvelles corrections, puis il passe entre les mains de bêta-lecteurs. Il est ensuite à nouveau corrigé et enfin arrive la phase de publication.

Pour vos deux premiers livres vous êtes déjà partie dans deux directions très différentes avec un ouvrage jeunesse et un polar pourquoi ?

Mon premier roman est mon thriller. Au départ, je ne pensais pas écrire de jeunesse, même si j’en lis beaucoup avec mes enfants. C’est mon fils ainé qui m’a demandé de lui écrire un roman sur le thème de la musique qu’il pratique et dont peu de livres abordent le thème. J’ai essayé et les Mad drummers sont nés !

Un petit mot pour les parents dont les enfants vont vouloir une batterie après la lecture des Mad Drummers ?

La musique est vraiment un plus dans la vie, elle apprend le goût de l’effort aux enfants car sans pratique on ne progresse pas. Cela peut paraître difficile au départ, ensuite, la musique permet l’évasion et procure beaucoup de plaisir. C’est aussi très rassembleur. Nous sommes en appartement et mon fils a une batterie électrique, c’est un bon compromis !

Y-a-t-il des thèmes en particulier que vous souhaitez absolument aborder à travers vos prochains romans ?

La liberté et la condition des femmes dans la société seront deux thèmes abordés dans mes prochains romans…

Avez-vous des types de personnages de prédilections que vous aimez créer ?

Mes personnages féminins sont toujours des personnages au caractère fort, indépendants et déterminés.

Comment vous est venue l’intrigue de votre thriller ?

J’ai été bercée par les légendes cévenoles, alors ce thème s’est imposé à moi. Le bouc en est un animal récurant.  Ensuite, c’est mon « méchant » qui dicte le livre et son déroulé.

 Est-ce que vous vous inspirez de personnes de votre entourage pour créer vos personnages ?

Je ne m’inspire pas de personnes de mon entourage, mais de lieux ou de métiers que je connais bien comme par exemple les Cévennes et l’Institut de Paléontologie Humaine ou les métiers de professeur et d’archéobotaniste que j’ai pratiqué. Pour ce roman, j’ai aussi utilisé des noms et prénoms de personnes qui ont compté pour moi, une façon de leur rendre hommage : mon héroïne porte le nom de ma grand-mère paternelle Anna Lafont qui était une femme très forte.

Avez-vous une préférence pour l’un d’entre eux ?

Non, ce sont tous mes « enfants » et je les aime tous autant… même le sorcier à tête de bouc !

Pensez-vous reprendre les personnages de votre thriller pour en écrire un autre ou est-ce que cela restera un one-shot ?

C’est une question que plusieurs de mes lecteurs m’ont posé car ils se sont attachés aux personnages… et la réponse est… je serais ravie de retrouver Anna et Matthew pour écrire une nouvelle aventure !

Aimeriez-vous être publiée par une maison d’édition ?

J’ai fait le choix de l’auto-édition. L’auto-édition est pour moi synonyme d’indépendance. Aborder les thèmes que je souhaite, même si ce ne sont pas les thèmes à la mode. J’aime aussi tout maîtriser et là c’est moi que gère tout, du début à la fin, et s’il y a un problème, des retours négatifs… je ne peux m’en prendre qu’à moi !

En voulant tout contrôler de A à Z, je me rends compte que la partie communication et promotion est très difficile et peut-être qu’un jour j’essaierai l’édition classique lorsque cette partie aura usée mon enthousiasme !

Que diriez-vous pour donner envie à quelqu’un de découvrir vos livres ?

Je mets tout mon cœur dans mon travail, un nombre d’heures incalculable et beaucoup de moi pour apporter au lecteur un bon moment de lecture, de l’émotion et de l’évasion.

Un indice sur le sujet de votre prochain livre ?

Je peux vous annoncer que le prochain livre qui sera publié est « Les Mad Drummers » tome 2.

Celui en cours d’écriture en quelques mots clefs : liberté, femme, 1881, créatures ailées.

Un dernier mot ?

Un grand merci pour cette interview, Sarah, merci d’aider à faire connaître les auteurs auto-édités et j’espère apporter du plaisir à tous ceux qui me feront confiance et ouvriront un de mes romans.

 

Merci d’être arrivés jusqu’ici, vous pouvez découvrir les deux romans de Magali Chacornac-Rault en format papier et numérique sur amazon :

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