Critique : Pourquoi je suis pas un papillon ? de Jerry Ayan.

papillon

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.

Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…

En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

J’ai lu « Pourquoi je suis pas un papillon ? » dans le cadre de la masse critique babelio que je remercie beaucoup pour l’organisation ainsi que le site archipoche pour ce bel envoi. Vous pourrez retrouver leur site en fin d’article.

« Pourquoi je suis pas un papillon ? » fait partie de ces lectures dures émotionnellement, on assiste vraiment au plus près à toutes les étapes de la maladie d’Anne-Laure puisque c’est son père qui a écrit ce livre. Anne-Laure est vraiment une jeune-fille très attachante et même si on connait la fin d’avance c’est très compliqué au moment où toute sa famille est pleine d’espoir de ne pas espérer avec eux et après avoir tourné la dernière page comme son père on se dit que c’est vraiment un immense gâchis.

Comme je le disais ce livre est vraiment dur mais sans jamais tomber dans le pathos et pourtant s’il y a une personne qui y aurait droit c’est bien Jerry Ayan mais non. Comme sa fille il fait preuve d’un immense courage et à travers ses mots on sen sa volonté de rendre hommage à Anne-Laure ainsi que de dénoncer le manque de moyen affecté à la recherche contre les cancers pédiatriques.

Même si je n’étais pas ignorante du fait que les recherches médicales étaient basées sur la possible rentabilité, le voir écrit noir sur blanc tout en connaissant l’issue tragique de l’histoire d’Anne-Laure m’a vraiment révolté. Se dire qu’elle n’a même pas eu de traitement adapté à son âge car ce cancer est considéré comme extrêmement rare à son âge m’a laissé sans voix.

Pour finir « voir » ce père devant renoncer à pouvoir sauver sa fille mais ne pouvant naturellement pas s’empêcher de chercher le moindre gramme d’espoir m’a bouleversé. Personne ne devrait avoir conscience qu’il va assister à la mort d’un de ses enfants.

Même si ce livre est tragique au plus pur sens du terme je ne peux que vous conseiller sa lecture.

 

Site internet de l’éditeur : http://www.archipoche.com/

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Interview : Magali Chacornac-Rault.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour une nouveauté sur ce blog avec l’interview d’une auteure, Magali Chacornac-Rault. Pour la petite histoire nous avons discuté pour la première fois sur un groupe de lectures sur Facebook et c’est suite à cela que j’ai découvert qu’elle avait publié deux livres en auto-édition, un livre jeunesse et un thriller. J’ai trouvé l’écart de registre très intéressant surtout pour deux premiers livres et j’ai eu envie d’en savoir plus. Tout cela a amené à la lecture de ces deux ouvrages et de cette interview. Je remercie encore Magali pour son temps et je vais vous parler des livres en question avant de partager son interview.

J’ai commencé par lire « Les Mad Drummers : Les étranges aventures d’une bande de copains percussionnistes ».

Le titre est clair, on suit ici un groupe d’enfants passionnés de musique ce qui va les amener à vivre différentes aventures fantastiques avec ce monde et certains de ces illustres membres.

Il faut savoir que je ne suis pas passionnée de musique et que je lis assez peu de jeunesse « pure » lui préférant le Y-A. Sur le papier je n’étais donc pas la candidate idéale pour apprécier ce livre et pourtant j’ai passé un très bon moment. L’auteure crée ici une petite bande très sympathique et c’est léger sans non plus prendre son public cible pour des imbéciles. J’ai aussi beaucoup aimé le fait que l’aspect historique soit mis en avant de façon ludique ainsi que les petites fiches en fin d’ouvrage pour aller plus loin.

Après cette première lecture je me suis attaquée à son thriller « Le sorcier à tête de bouc » genre qui est déjà plus dans mon registre de lecture. Ici on suit Anna et Matthew, une chercheuse et un profiler qui vont se retrouver mêlés à une affaire de disparition d’enfants. J’ai eu un vrai coup de cœur pour ce roman. L’intrigue est très bien menée et je me suis vraiment « prise au jeu » à chercher la solution à cette enquête au rythme parfaitement maîtrisé. Néanmoins ce qui a vraiment fait basculer ce livre du côté du coup de cœur ce sont les personnages d’Anna et Matthew. L’auteure prend son temps pour nous les faire découvrir ainsi que leur psychologie. On n’a vraiment pas l’impression d’être en face de personnages interchangeables au contraire, ils sont hyper attachants et je ne peux que vous inciter à les découvrir.

Au final le pari est réussi et je vous laisse maintenant faire plus ample connaissance avec Magali Chacornac-Rault.

 

Pour commencer pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours ?

Je m’appelle Magali Chacornac-Rault. J’ai 41 ans, je suis mariée et maman de deux garçons. Je suis originaire des Cévennes, c’est une région que j’aime et qui m’inspire beaucoup pour mes romans. Actuellement établie en région parisienne, je suis auteur et créatrice de bijoux. J’ai aussi eu la chance de travailler dans d’autres domaines : archéobotaniste et professeur. Et là encore, ce sont des expériences que j’exploite dans mes romans.

Comment a débuté votre envie d’écrire ?

Faire de la bêta-lecture m’a donné envie de me lancer. Jusque-là, les histoires restaient dans ma tête. Elles n’étaient rien qu’à moi. Ma mère m’a rappelé que j’avais écrit un roman d’amour à l’adolescence, mais je me souviens avoir été déçue car l’écrit était loin de rendre ce que j’avais en tête. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Quelles sont vos influences littéraires ?

J’en ai beaucoup, dans des genres très différents. Je vais évidemment en oublier, mais en voici quelques-uns : Sir Arthur Conan Doyle, Robert Louis Stevenson, Jean Pierre Chabrol, les sœurs Brontë, Anne Perry, JRR Tolkien, Anna Mc Caffrey, Sire Cédric, Thomas Harris, Marcel Pagnol, Shakespeare, Albert Camus…

Quelle est votre méthode d’écriture ? Vous fixez-vous un nombre de mots/pages minimum par jour comme par exemple Stephen King ?

Je n’écris qu’en période scolaire, lorsque mes enfants sont à l’école, car écrire demande du calme et de la concentration. Je dois rentrer dans ma bulle, ne faire qu’un avec mes personnages !

Je m’oblige à écrire entre 500 et 1000 mots par jour (évidemment, si je peux faire plus, je ne m’en prive pas !), ce qui est peu.

Une fois un premier jet fini, ce qui me prend plusieurs mois, je l’oublie pendant un mois minimum pour me consacrer à d’autres activités : correction d’un autre roman, publication, ou écriture d’un autre projet.

Je reprends ensuite le texte avec un œil neuf me permettant de faire plein d’améliorations et je réitère l’opération au moins deux fois… avant que le manuscrit soit présentable… Je le fais lire ensuite à mon mari, ce qui donne lieu à de nouvelles corrections, puis il passe entre les mains de bêta-lecteurs. Il est ensuite à nouveau corrigé et enfin arrive la phase de publication.

Pour vos deux premiers livres vous êtes déjà partie dans deux directions très différentes avec un ouvrage jeunesse et un polar pourquoi ?

Mon premier roman est mon thriller. Au départ, je ne pensais pas écrire de jeunesse, même si j’en lis beaucoup avec mes enfants. C’est mon fils ainé qui m’a demandé de lui écrire un roman sur le thème de la musique qu’il pratique et dont peu de livres abordent le thème. J’ai essayé et les Mad drummers sont nés !

Un petit mot pour les parents dont les enfants vont vouloir une batterie après la lecture des Mad Drummers ?

La musique est vraiment un plus dans la vie, elle apprend le goût de l’effort aux enfants car sans pratique on ne progresse pas. Cela peut paraître difficile au départ, ensuite, la musique permet l’évasion et procure beaucoup de plaisir. C’est aussi très rassembleur. Nous sommes en appartement et mon fils a une batterie électrique, c’est un bon compromis !

Y-a-t-il des thèmes en particulier que vous souhaitez absolument aborder à travers vos prochains romans ?

La liberté et la condition des femmes dans la société seront deux thèmes abordés dans mes prochains romans…

Avez-vous des types de personnages de prédilections que vous aimez créer ?

Mes personnages féminins sont toujours des personnages au caractère fort, indépendants et déterminés.

Comment vous est venue l’intrigue de votre thriller ?

J’ai été bercée par les légendes cévenoles, alors ce thème s’est imposé à moi. Le bouc en est un animal récurant.  Ensuite, c’est mon « méchant » qui dicte le livre et son déroulé.

 Est-ce que vous vous inspirez de personnes de votre entourage pour créer vos personnages ?

Je ne m’inspire pas de personnes de mon entourage, mais de lieux ou de métiers que je connais bien comme par exemple les Cévennes et l’Institut de Paléontologie Humaine ou les métiers de professeur et d’archéobotaniste que j’ai pratiqué. Pour ce roman, j’ai aussi utilisé des noms et prénoms de personnes qui ont compté pour moi, une façon de leur rendre hommage : mon héroïne porte le nom de ma grand-mère paternelle Anna Lafont qui était une femme très forte.

Avez-vous une préférence pour l’un d’entre eux ?

Non, ce sont tous mes « enfants » et je les aime tous autant… même le sorcier à tête de bouc !

Pensez-vous reprendre les personnages de votre thriller pour en écrire un autre ou est-ce que cela restera un one-shot ?

C’est une question que plusieurs de mes lecteurs m’ont posé car ils se sont attachés aux personnages… et la réponse est… je serais ravie de retrouver Anna et Matthew pour écrire une nouvelle aventure !

Aimeriez-vous être publiée par une maison d’édition ?

J’ai fait le choix de l’auto-édition. L’auto-édition est pour moi synonyme d’indépendance. Aborder les thèmes que je souhaite, même si ce ne sont pas les thèmes à la mode. J’aime aussi tout maîtriser et là c’est moi que gère tout, du début à la fin, et s’il y a un problème, des retours négatifs… je ne peux m’en prendre qu’à moi !

En voulant tout contrôler de A à Z, je me rends compte que la partie communication et promotion est très difficile et peut-être qu’un jour j’essaierai l’édition classique lorsque cette partie aura usée mon enthousiasme !

Que diriez-vous pour donner envie à quelqu’un de découvrir vos livres ?

Je mets tout mon cœur dans mon travail, un nombre d’heures incalculable et beaucoup de moi pour apporter au lecteur un bon moment de lecture, de l’émotion et de l’évasion.

Un indice sur le sujet de votre prochain livre ?

Je peux vous annoncer que le prochain livre qui sera publié est « Les Mad Drummers » tome 2.

Celui en cours d’écriture en quelques mots clefs : liberté, femme, 1881, créatures ailées.

Un dernier mot ?

Un grand merci pour cette interview, Sarah, merci d’aider à faire connaître les auteurs auto-édités et j’espère apporter du plaisir à tous ceux qui me feront confiance et ouvriront un de mes romans.

 

Merci d’être arrivés jusqu’ici, vous pouvez découvrir les deux romans de Magali Chacornac-Rault en format papier et numérique sur amazon :

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MadSorcier

Critique : Chroniques de Zombieland tome 1 : Alice au pays des zombies de Gena Showalter.

Alice

Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies. « 

J’ai longtemps été mitigé sur cette lecture. D’abord, j’ai beaucoup aimé les premières pages et j’étais donc très confiante sur la suite. Au final après ces premières pages vraiment rythmées, le récit est parti dans une direction à laquelle je ne m’attendais absolument pas vu le résumé. Alors, je ne peux pas dire que c’est devenu une mauvaise lecture, mais j’ai quand même pas mal de fois lever les yeux au ciel face à un certain manque de rythme. Pour vous donner une idée, les quelques lignes du résumé durent en réalité pendant plus de 200 pages. Heureusement l’écriture de l’auteure compense un peu le problème décrit plus haut mais ne le fait pas totalement oublier.

Pour ce qui est des personnages, j’ai vraiment beaucoup apprécié Alice/Ali, c’est vraiment un personnage agréable à suivre, mais (oui c’est la critique du « mais ») certaines de ses réactions ainsi que certains aspects de sa relation avec « Cole » m’ont pas mal dérangé. Par exemple à plusieurs moments on a le schéma suivant.

Cole : Fait ça.

Ali : Tu me donnes pas d’ordre !

Cole : Fait ça pour ta sécurité/autre raison.

Ali : Bon d’accord mais je suis pas contente quand même.

Je trouve ce genre de moments vraiment clichés et ennuyeux.

Une autre chose qui m’a pas mal agacé, même si cela peut sembler un détail, c’est un certain manque de respect de sa « psychologie ». Je vous rassure ce qui suit n’est pas un spoiler puisque cela est évoqué dans le résumé et dès les premières pages. Ali perd donc sa famille dont sa sœur et elle n’arrive plus à dire son prénom ni même à le penser. Sur le moment j’ai trouvé ça vraiment bien de traiter un minimum du traumatisme du personnage et puis d’un coup on passe au chapitre suivant et elle n’a plus aucun souci avec cela sans qu’il n’y ai un long laps de temps qui se soit écoulé ni la moindre justification.

Cette situation couplée à ses réactions vis-à-vis de Cole que j’ai trouvé exagéré par moment n’ont pas aidé. Je veux bien qu’elle ait 16 ans, mais il y a des limites. Cole lui, peut être un vrai cliché sur pattes, rien que le coup du « je te rejette mais en fait c’est pour te protéger » a failli m’achever.

Néanmoins et malgré les problèmes cités précédemment une fois les 200 premières pages passées, ma lecture s’est continuée étonnement vite. L’action est bien plus présente et on quitte en partie l’environnement dans lequel on était depuis le début, et malgré leurs défauts et leurs côtés illogiques la galerie de personnages a un vrai capital sympathie.

J’ai aussi beaucoup aimé tout ce qui concerne les zombies et j’ai l’espoir que cela peut amener à pas mal de révélations intéressantes par la suite. Car oui, suite il y a et suite j’ai acheté, en tout cas les tomes 2 et 3 et j’espère vraiment pouvoir les caser dans mon programme de lecture dans un avenir assez proche.

 

C’est lundi que lisez-vous ? #8

Bonjour,

Comme tous les lundis (mais cette fois un mercredi, j’ai cruellement manqué de temps navrée) maintenant on se retrouve pour le « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

 

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

Comme prévu j’ai terminé « Mieux vaut en rire » de Roald Dahl, un recueil de nouvelles avec lequel j’ai passé un bon moment globalement mais dont quelques nouvelles étaient un peu trop perchées pour moi.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Et ce prêtre jovial qui sillonne les routes de campagne au volant de sa camionnette, ce vieux monsieur si distingué qui vous propose d’échanger un magnifique parapluie de soie contre le prix d’une course en taxi, ce père de famille qui soigne sa fille avec dévotion, ce fin connaisseur en crus de Bordeaux, cette dame d’âge respectable qui rêve de rendre visite à ses petits-enfants… Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Roald Dahl

Toujours dans les recueils de nouvelles j’ai continué avec celui d’Anne Perry « nouveaux contes de Noël », j’y ai beaucoup aimé toute cette ambiance victorienne et j’ai adoré la scène de fin la première.

Noel

Ça m’arrive très rarement mais cette semaine j’ai aussi abandonné une lecture « La vie critique » d’Arnaud Viviant qui ne correspondait en rien à ce que j’attendais et dont le résumé n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’ai lu.

Il aurait voulu être rock star, il est devenu critique littéraire.

Il débine les anciens, défend les fous, les inventeurs, les modernes. Fidèle aux grands écrivains et aux rituels d’un métier en voie de disparition, il ne renonce à rien, toujours fébrile, curieux et amoureux.

Voie facile ? Non, vie critique, où l’on compose avec stocks et désirs, découverts et découvertes, obsessions professionnelles et sexuelles.

Avant, peut-être, de grandir enfin.

Car si la situation est critique, elle n’est pas désespérée.

critique

Enfin (et oui c’était une semaine plutôt dense) j’ai lu « Le sorcier à tête de bouc » de Magali Chacornac-Rault dont je vous reparlerais prochainement mais j’ai beaucoup aimé.

Anna Lafont, scientifique vivant à Paris, décide de retourner dans ses Cévennes natales pour prendre un peu de recul sur sa vie. Matthew Colins, agent spécial au FBI, est expert dans le profilage. Après avoir été blessé, son chef l’envoie se mettre au vert à Paris où il doit former de jeunes policiers. Guidée par son désir de transmettre, Anna rejoint Le Puech, lieu-dit perdu dans les montagnes cévenoles, où elle endosse le rôle d’institutrice. C’est dans ce village loin de tout que sa vie bascule. Des secrets, des disparitions d’enfants, une légende… tout cela va faire naître chez Anna l’incompréhension, la douleur et la peur, mais aussi le courage et la détermination. Le seul à répondre à son appel à l’aide est l’agent Colins. Ensemble, ils regarderont l’horreur en face et essaieront de percer les secrets de ce petit village pour mettre fin à une terrible légende.

Sorcier

Ce que je lis en ce moment :

Je suis en pleine lecture de « Pourquoi je suis pas un papillon ? » de Jerry Ayan un témoignage que j’ai reçu dans le cadre de la masse critique babelio.

Jerry vit avec sa femme Ketty et leurs trois enfants, Jeremy, Anne-Laure et Alizée, à La Réunion. Nous sommes en 2008. Anne-Laure a 10 ans, elle entre en sixième. Elle dit être sujette depuis quelques temps à des migraines violentes. Inquiets, ses parents décident de l’emmener consulter. Mais au moment de l’examen ophtalmologique, tout s’interrompt brutalement : le médecin envoie immédiatement Anne-Laure aux urgences pédiatriques.
Jerry et Ketty n’auraient jamais envisagé le pire. Lorsque le diagnostic tombe, c’est un choc : Anne-Laure a une tumeur au cerveau. Débutent des allers-retours à Paris, à l’Institut Curie. Jerry reste au chevet d’Anne-Laure, Ketty doit rentrer à La Réunion. La vie continue : même épuisée, Anne-Laure retourne à l’école, comme tous les enfants. Un quotidien ballotté entre espérances, désillusions, et douleurs…
En 2010, lorsque la tumeur récidive, les espoirs d’Anne-Laure et de sa famille s’étiolent. Face à l’issue inévitable, celle-ci fait preuve d’un courage bouleversant…

papillon

Ce que je vais lire ensuite :

Pour un challenge ma prochaine lecture sera « Les Spellman se déchainent » de Lisa Lutz. J’avais lu le tome 1 il y a très longtemps et je n’en ai plus de souvenirs précis mais ça a l’air assez léger pour que ça ne soit pas trop grave.

Le grand retour des Spellman, détectives privés de père (et mère) en fille(s). Chez eux, savoir écouter aux portes est un talent inné, crocheter les serrures, une seconde nature, exercer un chantage, une façon très personnelle de mener des négociations. Le tout au nom de l’amour inconditionnel. Après « Spellman & Associés », les nouvelles aventures, toujours aussi déjantées et hilarantes, d’Izzy et de la famille la plus cinglée de San Francisco.

les spellman

Et vous ? N’hésitez pas, à me parler de votre semaine livresque.

C’est lundi que lisez-vous ? #7

Bonjour,

Comme tous les lundis maintenant on se retrouve pour le « C’est lundi que lisez-vous ? ».

Le but est de répondre à ces trois questions :

  1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
  2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
  3. Que vais-je lire ensuite ?

Ce que j’ai lu la semaine dernière :

C’était une petite semaine puisque étant malade je n’ai pas pu lire beaucoup.

J’ai continué et terminé « Chroniques de zombieland tome 1: Alice au pays des zombies » de Gena Showalter qui sera ma prochaine critique.

Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies.

Alice

J’ai aussi lu un tout petit roman jeunesse d’une soixantaine de pages dont j’ai parlé dans un précédent article « Les mystères du manoir Steiner » de Rose Marie-Noële Gressier.

10 juillet 1935

Le jeune Gaston Bouilledebille est ravi !

Il vient d’arriver chez sa grand-mère. L’occasion pour lui de se régaler de crêpes à la confiture et, SURTOUT, de retrouver sa chère Agatha !!!

Ah… Agatha Sapristi, la fille des voisins de mamie Gisèle !!! Gaston en est fou amoureux. Mais a-t-il vraiment ses chances avec elle, lui, le gros rouquin dont tout le monde se moque au collège ?

Peut-être… D’autant plus que Gaston et la jolie Agatha vont se rapprocher pour résoudre le mystère qui entoure un nouveau venu dans le village, un certain Frankie Steiner qui a acheté un vieux manoir abandonné.

Depuis l’arrivée de Steiner, des phénomènes étranges se produisent…

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Ce que je lis en ce moment :

Je n’ai pas encore terminé « Mieux vaut en rire » de Roald Dahl mais je compte bien l’avoir terminé d’ici lundi prochain.

Pourquoi vous méfieriez-vous de cette charmante hôtesse qui vous offre le plus confortable des logements et le plus chaleureux des accueils ? Demandez-le à l’un de ses locataires, si toutefois vous parvenez à les retrouver – vivants. Et ce prêtre jovial qui sillonne les routes de campagne au volant de sa camionnette, ce vieux monsieur si distingué qui vous propose d’échanger un magnifique parapluie de soie contre le prix d’une course en taxi, ce père de famille qui soigne sa fille avec dévotion, ce fin connaisseur en crus de Bordeaux, cette dame d’âge respectable qui rêve de rendre visite à ses petits-enfants… Chacun de ces personnages, si inoffensifs en apparence, n’a-t-il pas quelque chose d’inquiétant ?

Roald Dahl

 

Hier soir j’ai aussi commencé comme dernier livre pour le challenge once upon a book « Nouveaux contes de Noël » d’Anne Perry. Il s’agit d’un recueil de quatre nouvelles.

Noel

Ce que je vais lire ensuite :

Je ne sais pas encore précisément mais dans mes prochaines lectures il y aura avec certitude « Simetierre » et « Roadmaster » de Stephen King.

 

 

Critique : Les mystères du manoir Steiner de Rose Marie-Noële Gressier

Bonsoir,

On se retrouve ce soir pour mon avis sur un petit roman jeunesse que je viens tout juste de terminer.

Je l’ai lu dans le cadre de la plateforme Netgalley.

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10 juillet 1935

Le jeune Gaston Bouilledebille est ravi !

Il vient d’arriver chez sa grand-mère. L’occasion pour lui de se régaler de crêpes à la confiture et, SURTOUT, de retrouver sa chère Agatha !!!

Ah… Agatha Sapristi, la fille des voisins de mamie Gisèle !!! Gaston en est fou amoureux. Mais a-t-il vraiment ses chances avec elle, lui, le gros rouquin dont tout le monde se moque au collège ?

Peut-être… D’autant plus que Gaston et la jolie Agatha vont se rapprocher pour résoudre le mystère qui entoure un nouveau venu dans le village, un certain Frankie Steiner qui a acheté un vieux manoir abandonné.

Depuis l’arrivée de Steiner, des phénomènes étranges se produisent…

 

Un roman jeunesse très court (un peu plus de 60 pages) mais vraiment très agréable à lire.

On suit ici Gaston un jeune adolescent qui de par son physique qu’il n’aime pas et les moqueries qu’il subit manque de confiance en lui.
Heureusement il peut compter sur Agatha l’autre personnage principal de cette histoire une jeune fille un an plus jeune que lui.

Ils se retrouvent à chaque vacances scolaires et partagent une très jolie amitié.

Dans ce premier tome les deux jeunes se retrouvent à mener leur première enquête avec l’arrivée d’un nouveau source de commérages de quasiment tout le village, Il serait « le diable en personne ».

J’ai beaucoup apprécié cette première histoire, le duo est vraiment attachant et sont vraiment crédibles pour leur âge. L’humour ne manque pas non plus.

Leur aventure est vraiment plaisante à suivre et la morale de l’histoire est jolie sans être lourde. On assiste aussi à une jolie évolution de la part de l’ensemble des personnages.

L’écriture est fluide tout en étant bien travaillée de par le contexte de l’histoire qui se passe dans les années 30.

Des illustrations très jolies parsèment l’ensemble du récit.

Une belle découverte.

Critique : L’Outsider de Stephen King

Bonjour,

Ayant décidé après réflexion de lire un Stephen King par mois je vous fais aujourd’hui mon retour sur ma lecture de février qui était « L’Outsider » son dernier roman publié en France.

outsider

PARFOIS, LE MAL PREND LE VISAGE DU BIEN.

 

Le corps martyrisé d’un garçon de onze ans est retrouvé dans le parc de Flint City. Témoins et empreintes digitales désignent aussitôt le coupable : Terry Maitland, l’un des habitants les plus respectés de la ville, entraîneur de l’équipe locale de baseball, professeur d’anglais, marié et père de deux fillettes. Et les résultats des analyses ADN ne laissent aucune place au doute.

 

Pourtant, malgré l’évidence, Terry Maitland affirme qu’il est innocent.

 

Et si c’était vrai ?

 

De façon générale c’était vraiment une très bonne lecture qui m’a vraiment surprise par moment. Clairement on ne pourra pas accuser Stephen King de ménager son public, je me souviens encore du coup au cœur ressenti et de mon obligation à faire une pause à un certain moment particulièrement choquant à, à peine un tiers du livre.

Aussi, moi qui en temps ordinaire parle très peu en détail de mes lectures en cours, cette fois j’ai vraiment ressenti le besoin de le faire et à plusieurs reprises.

En outre, le roman a beau faire presque 600 pages et se dérouler la très grande majorité du temps sur une courte période, il se lit malgré tout très bien et ne souffre d’aucune longueur. Les personnages comme leur environnement sont très bien développés et même s’ils sont assez nombreux on ne s’y perd pas et ils ont tous leur intérêt comme toujours avec Stephen King. Je trouve que c’est vraiment la force de Stephen King dans chacun de ses romans, savoir traiter un grand nombre de personnages sans perdre son lecteur ni l’ennuyer. En tout cas chez moi, cela a toujours très bien fonctionné.

Au niveau du scénario lui-même, il est vraiment prenant et j’étais dedans dès les premières lignes tout en prenant mon temps pour l’apprécier (et parce que je ne pourrais pas lire de nouveau King avant mars). J’ai adoré les différents liens qui se font et se défont entre tous les protagonistes ainsi que le fait que quasiment aucun d’entre eux n’est tout blanc ou tout noir. Chez King, même un personnage détestable de prime abord peut finir par susciter de la pitié.

Pour ce qui est de l’écriture, j’adore toujours autant les mots de King, il a vraiment une écriture très imagée et ces livres pourraient quasiment figurer dans des recueils de citations tant il trouve toujours la bonne formule. Un tout petit exemple que j’ai beaucoup aimé :

« Mauvaise nouvelle : Frank est mort ! Bonne nouvelle : je ne serais pas obligée de faire les courses avant un long… long… moment ! »

Il est compliqué pour moi d’en dire plus sur ce roman sans risquer de vous spoiler, ce qui serait vraiment dommage ici, mais, que vous soyez adepte ou non de Stephen King n’hésitez pas à vous jeter à l’eau.