Au nom de ma mère d’Hanni Münzer.

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Étudiante en médecine à Seattle, Felicity reçoit un appel : Martha, sa mère, a disparu…
Felicity la retrouve à Rome, où cette dernière s’est enfuie après avoir découvert une longue lettre écrite par sa propre mère, Deborah, fille d’une diva qui connut son heure de gloire aux débuts du IIIe Reich.
Une lettre qui va plonger Felicity dans une quête douloureuse.
Alternant passé et présent, ce roman mêle amour et trahison, colère et culpabilité, péché et expiation, autour d’un secret de famille courant sur quatre générations.

Hello tout le monde,

Comme annoncé je vous retrouve ce soir pour vous parler de ma dernière lecture « Au nom de ma mère » d’Hanni Münzer aux éditions archipel que je remercie pour leur confiance.

Ce récit sur la période historique qui m’intéresse m’a clairement captivé. On retrouve à travers l’histoire de ces femmes sur quatre générations cette thématique sur le fait qu’un drame ayant eu lieu dans une famille aura une influence sur ses générations suivantes.

J’ai trouvé que cette idée était très bien traitée par l’auteure même si par rapport au résumé je m’attendais à plus d’alternance alternances passé présent mais le récit du passé était tellement passionnant qu’au final j’aurais été très frustré de devoir rebasculer sur le point de vue de Felicity. Néanmoins même en ayant au final peu vue cette dernière et Martha, l’auteure en quelques dizaines de pages est parvenue à me faire m’intéresser à leur destin à elles aussi.

J’ai aimé le fait qu’Hanni Münzer nous présente la seconde guerre mondiale mais aussi les années la précédant ce qui à la fois m’a permis de m’attacher très fortement à Deborah et sa mère mais aussi de ressentir la montée de tension précédant LE drame que fût cette guerre. Quand bien même on sait où tout ces événements nous mènent le fait que ce se soit romancé avec toutes les péripéties que cela implique rend le tout passionnant tout en restant très dur, l’auteure ne nous épargnant rien des horreurs de la guerre. On comprend clairement comment toutes ces générations de femmes ont pu être traumatisé malgré la force dont elles font preuve.

En dehors de cette famille on découvre aussi le personnage de Marlène pour lequel j’ai eu un gros coup de cœur, c’est un personnage plein de surprises et de force pour lequel j’ai eu beaucoup d’empathie et d’admiration. Je lirais d’ailleurs le roman qui lui ai consacré car c’est clairement un personnage sur lequel j’ai envie d’en savoir plus quand bien même le fait qu’on connaisse son destin à l’issue d’Au nom de ma mère.

Autre point positif l’auteure a su parfaitement intégrer ses personnages fictifs à de réels personnages historiques de Hitler évidemment en passant par Oskar Schindler dont j’ai beaucoup aimé l’apparition aussi courte soit elle.

Au final que vous soyez ou non passionnés par cette période je ne peux que vous conseiller de vous laisser tenter par cette épopée mêlant destins brisés et résilience portée par des personnages féminins plein de courage auxquels il est impossible de rester insensible. J’avoue que ça me fait quelque chose ce soir de les quitter.

Un amour de chat de Melinda Metz

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Une année rien qu’à moi ! En s’installant à Los Angeles dans la charmante résidence de Storybook Court, Jane, trentenaire de nouveau célibataire, se donne un an pour réaliser ses rêves… dès qu’elle saura en quoi ils consistent ! Une nouvelle vie dans laquelle il n’y a pas de place pour un homme. Seulement, MacGyver, son chat, en a décidé autrement !

Bien décidé à rompre la solitude de la jeune femme, il jette son dévolu sur l’un des voisins, David, boulanger, veuf depuis trois ans. Le malicieux félin va tout faire pour provoquer une rencontre…

Hello tout le monde

Tout d’abord, je suis désolée pour mon absence de ces derniers jours j’ai eu de gros soucis de réseaux.

Heureusement je suis de retour et pour vous parler d’une petite romance très sympathique et qui en plus vient tout juste de sortir le 6 février en poche : Un amour de chat de Melinda Metz.

Ici on suit donc Jane une jeune femme qui vit chez son chat l’adorable mais très facétieux MacGyver qui entreprend de voler des objets dans le quartier où il vient de s’installer avec Jane. Rapidement son odorat le dirige vers David et on suit donc toutes les manœuvres de Mac pour les réunir et il n’est clairement pas aidé par les humains !

J’ai juste adoré déjà le fait qu’on suive vraiment le point de vu de Mac. Bien sur on suit aussi l’histoire par le prisme de Jane et David mais Mac reste vraiment au centre de l’histoire. C’est une idée très originale et parfaitement utilisée par l’auteure.

L’autre point qui m’a beaucoup c’est le quartier dans lequel tout le monde vit et qui fait beaucoup pensé aux contes de fées, rien que son nom « Storybook Court » donne le ton. L’ambiance pourrait sembler un peu clichée et surannée de prime abord mais c’est aussi ce qui donne son charme à tout ce récit.

D’ailleurs sans ce fameux quartier il n’y aurait pas cette formidable galerie de personnages qui finissent tous par avoir quelque chose de touchants. En effet si Mac au départ cherche juste à rendre Jane heureuse il finit par s’intéresser aux autres habitants du quartier et à en réunir certains et pas seulement sous le prisme d’une relation amoureuse ce qui je pense m’aurait lassé.

Même Mac nous offre SA scène touchante tout en étant aussi à l’origine de beaucoup de rires. Toutes ses scènes avec le chien de David étaient juste hilarantes.

Une suite est sortie récemment et je pense que je la lirais aussi.
Si vous avez envie de découvrir une romance avec un point de vu original, des héros attachants et pas tartes et une galerie de personnages superbe je ne peux que vous conseiller « Un amour de chat ».

Perceuse mécanique de Claire Barreteau.

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Depuis deux ans, Marcus « Sacapus » Dormoy vit avec le souvenir des tortures infligées à sa femme. Il n’a plus goût à rien et vit dans la rue. Mais quand le cadavre de Serge Revelli est repêché dans la Loire, c’est l’ombre de Jo « Bosch » Liénard, que tous croyaient mort, qui refait surface avec lui. Dès lors, Marcus ne rêve plus que de vengeance. Il veut retrouver et assassiner l’homme qui a tué sa femme. Il est aidé dans sa quête par La Fripe, un SDF alcoolique et ancien libraire, fan d’Astérix. À la PJ de Nantes, ce sont les capitaines Lucille Montfort et Vincent Mahé qui sont chargés de l’enquête. Celle-ci se complique lorsqu’ils apprennent qu’Astrid, la fille de Revelli a assisté au meurtre.

Bonjour tout le monde,

Comme promis on se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique dans laquelle je veux vous parler de Claire Barreteau.
On est ici sur un thriller vraiment noir, je ne m’y attendais pas d’ailleurs et ce fût une bonne surprise, l’auteure n’hésite pas à malmener ses personnages et le lecteur avec.

Globalement j’ai passé un bon moment, le roman se lit très vite tant on est à chaque page plongé dans l’action et sûr la brèche. On y suit ici une galerie de personnages qui sur le papier n’ont rien à voir ensemble entre l’ex médecin légiste brisé devenu SDF, l’ado bourgeoise, la flic paumée ou encore le SDF amateur d’Astérix. Malgré tout leur association fonctionne très bien et je me suis prise à m’attacher à cette petite bande avec chacun leur fêlure.

Autre point semi positif (j’y reviendrais) la fin que j’ai trouvé originale dans le sens où comme tout au long de son récit l’auteure n’hésite pas à continuer toujours plus loin dans la noirceur et le drame. La double classification thriller/drame n’est clairement pas là pour rien tout comme le titre, la perceuse est bien là et plus d’une fois !

Malgré tout on est pas sur une fin ni un roman « parfait » car si l’auteure ne se pose pas de limites à ses idées ce que j’ai apprécié d’autres éléments m’ont bizarrement semblé beaucoup trop simplistes. Je pense ici à une révélation sur un personnage que j’ai vu arrivé hyper vite, j’ai donc espéré une surprise, Un retournement final jusqu’au bout mais rien. J’ai trouvé ça vraiment dommage de « se contenter » de ça quand à côté Claire Barreteau va bien plus loin et plus fort sûr d’autres éléments.

L’écriture elle est simple et directe ce qui est très bien pour un récit de ce type, je n’avais vraiment pas envie en pleine action d’être coupé par quelque chose de lourd. L’ambiance l’était assez comme ça et j’ai aimé pouvoir me concentrer dessus sans être encombré par des fioritures.

Au final une bonne lecture portée par de l’action, des personnages et une ambiance excellentes je regrette juste cette pointe de classicisme qui pour moi ne correspond pas au reste du récit.

L’art du meurtre de Chrystel Duchamp.

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Le corps de Franck Tardy, avocat à la retraite, est retrouvé dans son luxueux appartement du XVIe arrondissement. Il a été torturé, mutilé, puis assis à une table dressée pour un banquet. Un crime de toute beauté !

Dépêchée sur place, l’équipe de la PJ découvre que l’homme – un collectionneur – fréquentait les clubs sadomasochistes de la capitale. Et que, malgré sa fortune, il était à court de liquidités.

Quand le corps d’un autre amateur d’art – dont la mort a été soigneusement mise en scène – est retrouvé, le doute n’est pas permis : un tueur en série est à l’œuvre.

Pour le lieutenant Audrey Durand, cette enquête dans le monde de l’art contemporain sera-t-elle l’occasion de faire taire ses démons, ou se transformera-t-elle en une plongée hypnotique aux confins de la folie ?

Hello tout le monde

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler d’un livre qui est clairement une de mes meilleures surprises en général dans ma « carrière » de lectrice.
Il faut savoir que de prime abord je n’ai pas spécialement flashé sur « L’art du meurtre » à cause de la thématique de l’art justement car franchement à part des cours d’histoire de l’art au lycée il n’y a pas loin de dix ans je n’y connais pas grand-chose.

Finalement je suis retombée sur ce livre en traînant un peu sur les réseaux et là d’un coup il m’a fait penser à Hannibal dont je suis une fan absolue de la série, j’ai vu le premier film et ça reste du très bon mais mon cœur va clairement à la série.

Eh bien je ne regrette tellement pas d’avoir découvert ce livre ! Pour vous dire j’écris il est actuellement 1h25 du matin, j’avais prévu d’écrire cette chronique « demain ». Sauf que j’étais toujours en train de ruminer sur ce livre plusieurs heures après en avoir tourné la dernière page il fallait donc vraiment que je vous en parle.

Déjà il y a le personnage d’Audrey lieutenant de police avec qui on va suivre l’enquête. Honnêtement je ne me souviens pas avoir déjà aussi vite apprécié un personnage, c’est simple en 3 ou 4 pages avec elle j’étais déjà conquise. L’auteure a une telle façon de la faire vivre, de nous faire ressentir ses émotions, ses cheminements, son évolution qu’à la fin je ne pouvais que la classer dans mes coups de cœur littéraire. Après le fait que ça soit arrivé aussi vite je n’en reviens toujours pas maintenant.

Autre point très positif c’est qu’il n’y a pas qu’Audrey qui est intéressante. Je m’explique, dans les thrillers de type crime(s) où on suit une équipe qui enquête souvent en dehors du personnage souvent l’équipe est là avant tout pour apporter de « réalisme » au récit mais au final on n’y porte pas vraiment intérêt. Bien sur il y a des exceptions comme le département V mais je pense que vous voyez l’idée. Ici au contraire Chrystel Duchamp nous propose de suivre une vraie équipe, à laquelle je me suis attachée, dont on suit les relations, les coups de sang. La vie tout simplement et on y suit de très belles relations comme celle entre Audrey justement et Patricia que j’ai trouvé très touchante. Ça m’a beaucoup fait pensé à l’esprit de corps qu’il y avait dans les premières saisons d’esprits criminels. L’histoire en elle-même d’ailleurs je trouve collerait très bien à une adaptation de ce type.

Pour en revenir à la thématique de l’art qui me faisait si peur elle est effectivement présente tout au long du récit mais c’est fait de façon à ce qu’à aucun moment ce ne soit rébarbatif tout en nous apprenant des choses sur ce monde, moi en tout cas j’y ai appris des choses et je pense que je ne verrais plus l’art contemporain de la même manière. Comme promis dans le résumé l’art est d’ailleurs aussi au centre des scènes de crimes comme de l’enquête de quoi offrir quelques moments à clairement ne pas lire au moment du repas. D’autant plus si comme moi vous êtes sensible à tout ce qui est autour du corps, je ne suis clairement pas une hyper sensible pour le coup mais il y a plusieurs passages autour de ça qui m’ont arraché quelques grimaces.

Après j’ai trouvé que ce n’était pas du trash pour du trash et sans entrer dans les détails une des résolutions de l’enquête m’a beaucoup plu et limite ému. Oui je dis bien une des car il y a une espèce d’escaliers de fins que je n’ai absolument pas vu venir d’un côté comme de l’autre limite comme si j’étais une petite bleue du thriller. En tout cas j’ai beaucoup apprécié être surprise vraiment jusqu’à la dernière page et si j’ai adoré la petite référence au silence des agneaux je trouve qu’une des fins se prêterait parfaitement à une suite à la Hannibal mais pour savoir pourquoi je vous invite à découvrir « L’art du meurtre ».

Au final on est sûr un gros coup de cœur et un excellent récit qui peut parfaitement se lire d’une traite pour ceux qui aiment se faire ce genre de trips. L’action ne retombe jamais, c’est très efficace avec des chapitres courts et des petites révélations à quasiment chaque fin de chapitre. Le tout servi par une écriture percutante, on en oublie qu’on est face à un premier roman et je mets clairement Chrystel Duchamp dans ma liste des auteures à suivre.

À découvrir de toute urgence !

Je remercie les éditions Archipel pour leur confiance.

Profanation de Jussi Adler Olsen.

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En 1987, le meurtre atroce d’un frère et d’une sœur avait défrayé la chronique. Malgré les soupçons pesant sur un groupe de lycéens d’une école privée de Copenhague, l’enquête s’était arrêtée, faute de preuves… Jusqu’à ce que neuf ans plus tard, l’un des garçons (le seul « pauvre » de la bande) s’accuse du crime. Affaire classée. Pour une raison inexplicable, le dossier ressurgit soudain sur le bureau de l’inspecteur Carl Mørck, chef de la section V. Intrigué par les circonstances, l’inspecteur, toujours accompagné de son acolyte Assad, décide de reprendre l’enquête. Elle le mène sur la piste de l’énigmatique Kimmie, prostituée, voleuse, semi-clocharde, qui était alors la seule fille de la bande, et celle de trois hommes, les plus riches du Danemark…

Coucou tout le monde,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous parler du tome 2 de la saga du département V : Profanation.
J’ai une assez longue histoire avec cette saga puisque j’ai lu le tome 1 il y a bien trois ou quatre ans et je l’avais beaucoup aimé. Je n’avais pas poursuivi avant aujourd’hui car j’ai su que dans le second tome un personnage féminin se rajoutait à Carl et Assad et j’aimais déjà tellement la mécanique crée par leur duo que j’avais peur que cet ajout gâche tout. Finalement il y a quelques mois je suis tombée d’occasion sur plusieurs tomes de la saga et il y a quelques semaines je me suis enfin décidée à lire Profanation.

J’ai tellement bien fait ! Tout d’abord on retrouve le duo Carl/Assad que j’avais tant aimé, l’empathie de Carl pour Assad augmente et j’ai trouvé très touchante l’évolution de Carl. Assad lui est toujours aussi drôle et décalé mais on sent qu’il ne dit pas tout. Concernant le fameux nouveau personnage qui me faisait tant peur, Rose pour la nommer mes inquiétudes se sont rapidement dissipées tant Rose s’insère parfaitement dans l’histoire et la dynamique de notre duo sans non plus en faire trop. Elle est très drôle aussi et clairement pas du genre à se laisser marcher dessus. J’ai hâte d’en savoir plus sûr elle. J’étais aussi très contente de retrouver Hardy l’ex coéquipier de Carl.

Pour ce qui est du cold case qui nous occupe dans ce tome je l’ai encore plus apprécié que celui du tome 1. Déjà on suit plus de personnages et dans différents environnements ce qui ajoute un vrai dynamisme. Aussi j’ai trouvé que le personnage de Kimmie était super bien travaillé par l’auteur. Tout au long du récit il est arrivé à me faire passer par divers sentiments face à elle et ça jusqu’au bout. Les autres personnages naviguant autour de Kimmie sont moins nuancés mais restent intéressants que ce soit en positif ou négatif.

Aussi Jussi Adler-Olsen nous plonge dans deux grosses temporalités différentes qu’il maitrise parfaitement pour nous amener jusqu’à un climax final sans gros twist mais gérer d’une main de maître.

Au-delà de l’enquête l’auteur pose finalement un vrai regard sur l’impunité des puissants et si le sujet n’est pas nouveau il le présente d’une façon vraiment intéressante.

En parallèle de ma lecture je me suis commandée le coffret contenant les quatre films adaptés des livres et j’ai visionné les deux premiers. Globalement je trouve que ce sont des bonnes adaptations je ne me suis pas ennuyée même en connaissant les histoires. Après il ne faut pas faire comme moi et jouer au jeu des sept différences surtout avec le deux que j’avais encore tout frais dans la tête.

À très vite pour une nouvelle chronique.

Killing November d’Adriana Mather.

 

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Absconditi est une académie secrète et ultra-élitiste réservée aux enfants des Clans, un ordre tentaculaire qui manipule dans l’ombre les destinées du monde. Cours d’empoisonnement, lancer de couteaux, vols en tout genre… les élèves sont formés aux métiers d’assassin, d’espion, d’escroc. C’est un endroit cruel où les amis sont rares et dangereux : chaque année, des pensionnaires y meurent dans d’étranges circonstances. November Adley ignore pour quelle obscure raison son père l’a placée là, tant elle semble inadaptée à cet environnement. Elle devra pourtant s’y faire, et vite. Pour survivre, il lui faudra fouiller dans son passé et trouver sa place sur l’échiquier des Clans…

Hello tout le monde,

Nouvelle chronique aujourd’hui pour vous parler de Killing November d’Adriana Mather un thriller YA que j’ai dévoré quasiment d’une traite tellement j’étais juste à fond sur l’histoire.
Ici on suit donc November Adley une adolescente de dix-sept ans qui du jour au lendemain se retrouve dans un pensionnat au fonctionnement plutôt particulier et c’est rien de le dire.

Clairement pour moi c’est impossible de s’ennuyer ne serait ce qu’une seconde, déjà on rentre dès la première page dans le vif du sujet et à aucun moment ça ne retombe. L’action et les révélations s’enchaînent et il ne se passe pas un chapitre sans qu’il n’y ai l’un ou l’autre voire les deux. Bien sur on pourrait trouver ça limite too much mais L’auteure nous embarque tellement bien dans son délire que j’étais obligée de plonger avec elle.

Bon on est quand même dans un pensionnat avec des ados donc il y a les stéréotypes classiques du mec mignon mais mystérieux, de la peste de service sauf qu’Adriana Mather va au-delà des clichés et la peste est ici tout sauf nunuche.

Une autre chose que j’ai beaucoup apprécié c’est le fait que même si on est sûr un premier tome l’auteure n’est ici absolument pas avare en révélations tout en en laissant suffisamment pour la suite. Aussi et sans spoiler elle ne nous plante pas sur un cliffhanger de dingue et pourtant je sais que dés que le tome 2 sortira je ferais tout pour le prendre le plus vite possible.

Pour en revenir à l’action j’ai aimé que pour du YA Adriana Mather n’est pas hésité à aller au bout de son idée. On est dans une école dangereuse et l’auteure nous le démontre sans problème.

Last but not least et je ne spoile rien on le comprend très rapidement, deux personnages vont se tourner autour et même ça c’est totalement passé alors que je me souviens encore en comparaison à quel point j’avais juste détesté la romance principale de La couleur du mensonge.

Pour terminer si vous aimez le YA, l’ambiance internat, complots et les livres difficiles à reposer je ne peux que vous conseiller de vous précipiter sur Killing November.

On se retrouvera de Madeleine Goldstein.

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Trois mois de détention dans les geôles de Fresnes, trois jours de convoi de Drancy à Auschwitz dans le même wagon à bestiaux trois secondes pour s’étreindre et se promettre :  » On se retrouvera…  » Jacques et Madeleine Goldstein n’ont pas vingt-cinq ans, le 1er mai 1944, lorsqu’ils sont séparés sur la rampe de Birkenau.  » Tu vois ces flammes ? T’as plus de mari « , lance une prisonnière à Madeleine. Un tel accueil ne lui laisse guère d’espoir. Piégés par la Gestapo pour faits de Résistance, les Goldstein sont coupables, aux yeux de l’Allemagne nazie, d’un délit plus inexpiable encore : celui d’être nés juifs. S’ils doivent un jour se retrouver, ce sera dans l’autre monde. Mais parce qu’ils s’aiment, et parce qu’une petite fille de quatre ans les attend à Lyon, cachée par une nourrice, Jacques et Madeleine vont tenir. Au nom de tous les autres, ils s’extrairont de la machine de mort et d’humiliation. Pour se retrouver, après douze mois en enfer. Broyés, mais vivants. Cette histoire, Jacques et Madeleine ont attendu soixante ans pour la raconter. C’est à Montmartre, sur un banc d’école, qu’ils s’étaient regardés pour la première fois. Voici le récit de la jeunesse, du combat, l’épreuve et des extraordinaires retrouvailles de deux  » gamins de Paris  » que rien ne destinait à défier l’innommable.

Bonjour tout le monde

Comme promis je vous partage aujourd’hui mon premier avis lecture de 2020 et je vais vous parler du témoignage historique de Madeleine Goldstein « On se retrouvera ».

Tout d’abord, ce livre fait partie des très bonnes surprises déjà, parce que ce fût vraiment un achat sûr un coup de tête. En fait pour la petite histoire je devais commander un livre mais j’aime pas commander un livre comme ça tout seul et en cherchant quelques poches pour compléter j’ai craqué dessus et je ne regrette tellement pas.

L’histoire de ce couple qui a transcendé ses limites pour être réuni est tellement émouvante, je ne suis pas quelqu’un de sensible de base mais dés qu’il est question de retrouvailles, de fins en apothéose (ou d’animaux mais c’est un autre débat) ça touche un je ne sais quoi quelque part et j’ai les yeux qui piquent.

Là dés le début on assiste aux retrouvailles de Madeleine et Jacques et même si à ce moment là je ne les connaissais que depuis quelques pages c’était tellement fort que c’est impossible de ne pas prendre toutes ces sensations de plein fouet.

Une fois ce moment passé on revient en arrière et on suit la vie de Madeleine et Jacques de leur enfance à l’un et à l’autre, leur histoire, ce qui les amènent à être arrêté et envoyer en camps jusqu’à leur vie après la guerre.

Au final le livre ne fait pas énormément de pages (232 je n’ai d’ailleurs pas pu le poser avant de l’avoir terminé) mais c’est juste ce qu’il faut, Madeleine évoque des moments extrêmement durs de façon très juste et en même temps sans jamais s’apitoyer sur son sort. Pourtant il y aurait de quoi car ils ont vécu des moment vraiment horribles même après la guerre.

La façon de raconter tout cela de l’auteure est presque dynamique malgré la dureté des propos. À aucun moment quand elle parlait de son passé je n’ai eu l’impression de suivre une personne de plus ou moins 80 ans évoquant ses souvenirs.

Pour conclure c’est vraiment un témoignage très dur à lire, Madeleine Goldstein évoque des faits la concernant elle ou ses compagnons d’infortunes révoltants mais que je ne peux que vous inciter à lire. J’ai un immense respect pour ce couple et tout ceux qui en général ont affronté ça et il ne faut pas les oublier à mesure qu’ils disparaissent.

Seconde partie de carrière de Jean-Philippe Peyraud et Philippe Perié.

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Prenez une boutique de luxe dévalisée par des mamies braqueuses atteintes de la maladie d’Alzheimer, une mère malade sous surveillance géo-localisée par sa fille, inspectrice de police à qui l’on refuse une promotion, des parties de GTA en maison de retraite, une émission de télé-réalité trash… et vous aurez un cocktail détonnant sur les ravages de la délinquance sénile.

Bonjour tout le monde

Cette chronique aurait du sortir il y a plusieurs jours mais avec Noël je voulais rester sur du positif et comme je le dis tout de suite, cette chronique ne le sera pas j’ai préféré attendre.

J’ai reçu « Seconde partie de carrière » grâce à la masse critique Babelio » que je remercie pour leur confiance ainsi que les éditions Futuropolis pour leur confiance mais c’est malheureusement un flop.

Je lis peu d’illustrés et j’étais donc ravie de pouvoir en découvrir un surtout que le résumé semblait promettre une lecture assez drôle ce qui au final n’a pas du tout été le cas.

J’ai trouvé le scénario assez plat, au final à part suivre la police d’un coté et les braqueuses de l’autre il ne se passe pas grand-chose et j’ai même réussi à m’ennuyer sûr 122 pages de BD.

Au niveau des personnages je ne me suis attachée à aucun d’eux, l’inspectrice de police (dont j’ai déjà oublié le nom) n’a rien de vraiment intéressant ni sympathique malgré une tentative de lui créer un passif familiale pour la rendre plus humaine.

Les mamies braqueuses ont quelques passages assez bons mais pas de quoi me tirer de mon ennui ni faire oublié le point suivant qui m’a vraiment dérangé.

La vulgarité, rien qui ne m’a choqué (en même temps il en faut pour me choquer) mais il y a des passages vraiment vulgaires qui pour moi n’apportait vraiment rien à l’histoire. J’ai bien compris qu’il y avait une volonté de dénoncer la télé réalité mais, je trouve qu’il y avait d’autres moyens de le faire. Surtout que ça s’insère dans l’histoire d’une manière absolument pas naturelle.

Parlons un peu des dessins maintenant, chose quand même importante dans une BD. Comme dit plus haut je ne suis pas du tout une spécialiste mais je n’ai pas du tout était touché par les dessins proposés. Ça reste très sommaire, les lignes sont assez dures et ne donnent pas envie de s’attarder dessus.

Au final une lecture ratée en ce qui me concerne, je n’ai cru ni à l’histoire ni aux personnages.

Laisse tomber la neige de Cécile Chomin.

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Le jour où tout a commencé ? Celui où je me suis embourbée dans la neige, en pleine nuit, à 600 km de Paris, après avoir été plaquée devant l’autel. La Reine des neiges, c’était moi, version robe en lambeaux et pieds gelés. C’est là que j’ai cru voir un grizzly. Un plantigrade genre Chabal, debout sur ses pattes arrière et plein de poils, qui a rugi : « Qu’est-ce que vous faites sur ma propriété ? ». Hourra ! il y avait un habitant dans ce coin perdu. J’ai avisé la propriété : en fait, c’était un vieux chalet. Mais si je ne voulais pas mourir de froid, j’avais intérêt à convaincre l’autochtone de m’héberger pour la nuit…

Bonjour tout le monde

Aujourd’hui je vais vous parler romance de Noël et plus précisément de « Laisse tomber la neige » de Cécile Chomin ma première romance de Noël de la saison et ma seconde romance de Noël tout court.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps j’ai passé un excellent moment de lecture avec cette histoire et ces personnages. Je n’ai pas une grande expérience dans ce genre précis mais je connais quand même les principes de base.

Bien sûr on retrouve certains clichés comme la citadine qui se retrouve coincé dans la nature avec une semi brute qu’elle déteste de prime abord et réciproquement. Heureusement pour contrebalancer cela, L’auteure nous propose des personnages attachants auxquels elle essaye d’attacher un background ce qui appréciable pour un petit OS de 300 et quelques pages.

Autre gros point fort de ce roman l’humour très présent tout au long du récit -cette arrivée rocambolesque de Claire je ne suis clairement pas prête de l’oublier-. Un humour qui d’ailleurs ne passe pas que par des situations drôles mais aussi par la répartie des personnages qui même si elle est surtout prétexte à la dispute reste très amusante et sympathique.

Les personnages entourant notre petit couple en devenir ne sont pas non plus en reste et même s’il est compliqué de développer une troupe de personnages en quelques 350 pages ils ont, chacun leur petite histoire permettant de les rendre tous suffisamment attachants. Surtout que l’auteure aborde aussi quelques sujets plus sérieux sans non plus gâcher l’ambiance. D’autant plus que cela a aussi permis de montrer un côté encore plus attachants de nos deux loustics.

Enfin ce qui a achevé de me convaincre est la façon dont Cécile Chomin a conclu son histoire. Bien sûr on sait à quelle fin s’attendre dans ce type de roman mais j’ai trouvé la façon dont elle l’a amené vraiment originale conférant au passage un côté très réaliste à Claire et Hugo pour quand même le nommer.

Carnaval de Manuel Blanc.

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Suite à la disparition soudaine et mystérieuse de son amant, un comédien part en voyage, avec pour seule perspective un rendez-vous avec lui devant la cathédrale de Cologne, en Allemagne. Arrivé en avance, il découvre la ville en plein carnaval. Derrière un masque, il se fond parfaitement dans le décor, rencontre une jeune femme qui l’engage comme figurant sur un tournage, un photographe qui manipule ses modèles, un Italien venu participer à une phéromone party… Le carnaval, c’est le jour des fous, où tout est permis. Du costume de gorille à la figure mythique de Batman, comme autant de fantasmes et de métamorphoses successives, déguisé nuit et jour, tout semble le ramener vers celui qui l’obsède, qu’il va bientôt espionner… Si le masque a le pouvoir de tenir à distance, d’éveiller les désirs, lui permettra-t-il de se retrouver, de se réinventer ?

Bonsoir,

Aujourd’hui je vous retrouve pour ENFIN vous parler de « Carnaval » de Manuel Blanc. La sortie de cette chronique était pas loin de l’arlésienne, puisque j’ai terminé ce livre le 1er septembre et tout de suite voulu vous en parler mais, à chaque fois d’autres livres venaient s’interposer.
Mais enfin après plus de trois mois il est temps.

Tout d’abord parlons chiffres, ce livre fait 157 pages et pour ceux qui l’ignorent de base je suis adepte des très gros pavés ou des livres d’au moins 300 pages (ne cherchez pas c’est un seuil psychologique que je ne m’explique pas) donc j’avais très peur que le tout ne soit pas assez développé/les personnages pas assez travaillés et que paradoxalement je m’ennuie malgré la petite taille du livre.

Je peux vous rassurer tout de suite le nombre de pages était parfait par rapport à l’histoire présentée qui d’ailleurs n’est même pas ce qui m’a le plus marqué au final. En effet elle peut sembler assez « convenue » de prime abord avec un homme à la recherche de son amour perdu mais les vrais points forts de « Carnaval » pour moi sont ailleurs.

D’abord il y a l’écriture de Manuel Blanc que j’ai trouvé très belle, poétique, apaisante. Limite de l’ASMR par écrit pour ceux qui sont dans le délire. Je trouve ça d’ailleurs vraiment fort de parvenir à associer une écriture aussi reposante à une histoire qui va vite, multiplie les événements, les changements de décors ou encore les rencontres avec divers personnages.

L’autre point qui m’a particulièrement plu et intéressé c’est la façon dont il a traité la psychologie de son personnage principal et ses divers émotions et ressentis. J’ai vraiment eu la sensation de vivre ses errements avec lui et je me suis sentie bien plus proche de lui en moins de 200 pages que d’autres personnages même féminins en 500 pages (non « La couleur du mensonge » n’est toujours pas digéré). Toujours au sujet du personnage j’ai adoré ses errements dans ce carnaval, ses jeux sûr l’identité, le paraître et le fait qu’au final c’est en se cachant sous des masques qu’il finit par comprendre qui il est vraiment.

Si vous aimez les personnages un peu à part, en pleine réflexion, les ambiances presque psychédélique, quand ça bouge à la limite du tourbillon et êtes prêts à vous laisser porter au gré des événements mais surtout des sentiments je ne peux que vous conseillez de donner une chance à ce livre vraiment pas assez connu à mon goût.