À la Une

Nouveau départ.

Tout d’abord bienvenue à toutes les personnes qui un jour ou l’autre liront ces quelques lignes.

Ce blog est plus un nouveau départ qu’un nouveau blog en effet, j’ai déjà tenu pendant deux ans un blog sur la lecture mais le temps qui est passé depuis et le fait que mon état d’esprit par rapport à ce format ont changé tout comme mes envies, il m’a semblé plus judicieux de passer par une nouvelle plateforme.

Vous pouvez malgré tout trouver mes précédentes « productions » en suivant ce lien:

https://maboiteauxlivres.skyrock.com/

Pour ce qui est de ce que vous pourrez retrouver au fil du temps sur ce nouvel endroit qui je l’espère deviendra un lieu d’échange la seule chose dont je sois sûre c’est que j’y publierais la chronique des différents livres que je lirais.

Le reste viendra au fil du temps et des échanges que j’espère nouer.

A ceux qui seraient curieux et c’est légitime de savoir qui se cache derrière cet article et ceux à venir je vais tacher de me présenter.

Pour commencer de façon basique, je m’appelle Sarah, j’ai une petite vingtaine d’années et d’aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours aimé la lecture et les mondes de l’imaginaire en général.

Je n’ai pas un genre de lecture privilégié même si mes goûts ont beaucoup évolué au fil des années et continuent toujours d’évoluer pour preuve en naviguant sur le lien de mon « ancien » blog vous pourrez découvrir qu’il y a quelques années je lisais très peu de thriller alors que ça fait maintenant parti des genres que j’affectionne particulièrement.

A côté de ça j’aime tout autant découvrir des livres qui m’emmène dans des mondes imaginaires/différents du notre que ça soit au travers de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique etc que des livres qui interrogent sur un/notre passé en passant par des œuvres testimoniales.

Le seul « genre » si on peut l’appeler ainsi avec lequel j’ai encore du mal est l’harlequin pur de nos grand-mères je mets genre entre guillemets car il s’agit plus d’une collection que d’un genre en particulier puisque même si le genre de la romance dans son ensemble n’est pas celui sur lequel je me penche le plus il m’arrive d’en lire que ce soit pour des challenges sur différents sites/forums ou simplement car un résumé m’a interpellé.

Malgré cette volonté d’avoir un large panel de découvertes dans mes lectures j’ai comme tout un chacun des préférences que ça soit pour des auteurs ou pour des livres en particuliers. Pour ce qui est des auteurs j’aime particulièrement et ce depuis des années Stephen King et Maxime Chattam le second étant souvent comparé au premier d’aucun diront que c’est logique. Au niveau des livres et après une première mauvaise expérience à six ans (j’avais trouvé ça ironiquement trop gamin) je demeure devant l’éternel une grande fan de la saga Harry Potter. A part ça je vais vous épargner une trop longue liste de livres « coup de cœur » mais juste vous donner quelques exemples de livres m’ayant particulièrement marqué.

Max de Sarah Cohen Scali, Le journal d’Anne Frank, Salem de Stephen King, La Stratégie Ender d’Orson Scott Card ou encore La Voleuse de livres de Markus Zusak sont dans des genres différents quelques uns des livres que je peux citer.

En dehors de la littérature j’ai d’autres passions comme les séries TV et le cinéma pour lesquels je manque pour l’un comme de l’autre de temps. Dans ce domaine j’aime particulièrement le genre de l’horreur même si comme pour la lecture je ne m’enferme pas dedans.

En réalité quel que soit le domaine auquel je vais m’intéresser j’aime faire preuve d’éclectisme d’où mon manque de temps chronique.

A bientôt.

 

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Critique : Le nid de l’araignée de Jonathan Kellerman.

araignée

À première vue, l’invitation du docteur Moreland lancée à son confrère Alexandre Delaware et à son épouse ressemble à une aubaine : passer trois mois dans le Pacifique, sur l’île d’Aruk, pour réunir les notes du vieux praticien en vue d’une publication. Mais en parcourant les dossiers jaunis par le temps, Delaware découvre des faits troublants. Plusieurs patients ont été victimes d’hallucinations, et un crime resté impuni a des relents de cannibalisme. Qui donc se cache derrière le masque du docteur Moreland ? Un bon docteur Schweitzer ou l’ignoble Mengele ?

Bonjour,

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique concernant cette fois le tome 10 des aventures d’Alex Delaware et Milo Sturgis. Pour la petite histoire quand je me suis intéressée à ce livre je ne savais absolument pas que ce livre faisait parti d’une saga et encore moins qu’il s’agissait d’un tome 10. Au final ça ne m’a posé aucun souci de compréhension donc pour ceux qui voudraient commencé par celui-là puisqu’il vient d’être édité chez archipoche c’est tout à fait possible.

Pour parler maintenant du livre en lui-même cela a été assez laborieux au départ mais (oui je suis la spécialiste du mais ^^). ça n’a été qu’en s’améliorant. En fait je n’ai jamais trouvé le livre mauvais mais pendant la moitié je suivais ça d’un oeil façon « Oui d’accord mais sinon ? ». J’ai vraiment trouvé que ça mettait beaucoup de temps à démarrer mais quelque part ça a le mérite d’être logique avec l’ambiance de l’île où se trouve Alex Delaware. Par contre une fois cette première moitié passée j’ai vraiment été happé par cette histoire et j’ai dévoré le 200 et quelques pages restantes. Je ne peux donc vraiment que vous encouragez à laisser sa chance à ce livre car il en vaut vraiment la peine.

Je vous parlais plus haut de l’ambiance de cette île qui est assez particulière et offre je trouve un « joli » parallèle entre cette île sur le déclin et le docteur Moreland qui semble prendre le même chemin. Le docteur Moreland qui est pour moi LE personnage intéressant de cette histoire en dehors d’Alex. Pour tout vous dire tout le long du récit je n’ai pas su me prononcer sur son cas et même maintenant je ne me suis toujours pas prononcée mais il a le mérite de susciter un débat.

Au niveau des autres personnages j’ai une petite déception par rapport à Milo Sturgiss qui est censé être l’acolyte d’Alex Delaware. Même si la saga est présentée comme celle des deux on voit très très peu Milo et c’est vraiment dommage car du peu qu’on en aperçoit il semble très sympathique. Point positif par contre pour le Alex/Robin qui est très mignon et offre un petit vent de fraîcheur dans une ambiance parfois pesante.

Au final « Le nid de l’araignée » malgré une première partie un peu faiblarde est un bon roman à suspense porté par des personnages intéressants. Je lirais sans hésiter d’autres romans de cette série en espérant voir davantage Milo (et en commençant par le premier ^^).

Je remercie Archipoche pour leur confiance.

Critique : Les falaises de Cornouailles tome 1 : Poldark de Winston Graham.

 

Poldark

1783. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique, le jeune et fougueux Ross Poldark revient en Angleterre. Mais c’est un homme meurtri qui retrouve ses falaises de Cornouailles.
Son père vient de décéder et le domaine familial est en déshérence. Surtout, Ross apprend qu’Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre : Francis, son propre cousin…
Ross n’a d’autre choix que de s’inventer une nouvelle vie. Plutôt que de se laisser abattre, il décide de relancer l’activité minière, qui fit autrefois la fortune des siens.
Un jour, sur un marché, il prend la défense de Demelza, une fille sans instruction qu’il engage comme domestique. Une décision qui va changer sa vie…

Bonjour tout le monde,

Ça fait pas mal de jours que je n’avais pas posté sur ce blog suite à un petit manque d’entrain du à des événements extérieurs mais enfin c’est revenu et le livre dont je vais vous parler n’y ai pas pour rien.

J’ai juste adoré cette lecture et à peine les derniers mots lu il fallait que je partage tout cela. Cette plongée dans les Cornouailles à quelques années de la révolution française fût un très beau voyage sans être de tout repos.

Comme indiqué dans le résumé on suit ici Ross Poldark un jeune homme déçu par la vie et donc peu confiant en l’espèce humaine. Je l’ai beaucoup aimé et ce malgré certaines caractéristiques et décisions qui ne m’ont pas toujours plu mais ça ne m’a fait que l’apprécier davantage car le rendant plus humain et tangible. Il peut avoir par moment un caractère assez désagréable mais il est en même temps très touchant et on a qu’une envie à la lecture entrer dans le roman et tout arrangé pour le voir vraiment heureux.

Autour de lui on suit un grand nombre de personnages et même si par moment je m’y perdais un peu c’est au final une très belle galerie aux origines diverses que nous présente Winston Graham. J’ai aimé le fait que l’auteur ne tombe pas dans le manichéisme d’une caste où tout le monde serait forcément bon et d’une autre où tous seraient pourris jusqu’à l’os. Le destin de tous est passionnant à suivre et même s’il a des moments vraiment durs je n’ai qu’une envie tous les retrouver, que ça soit ceux que j’ai beaucoup apprécié comme Vérity la soeur de Ross ou ceux qui m’ont agacé comme Francis le fameux cousin car au fond ils ont tous un intérêt qu’ils soient appréciables ou non.

Il y a une part de romance dans ce roman bien sûr mais j’ai trouvé qu’elle était justement dosée et agréable et Winston Graham met très bien en avant en parallèle les considérations sociales de l’époque qui est très bien retranscrite. Les péripéties sont assez nombreuses sans que cela semble exagéré et les ellipses narratives bien placées même si j’aurais pu suivre tout ce petit monde pendant encore de nombreuses pages tant j’ai aimé les découvrir.

C’est rare mais je ne trouve aucun défaut à ce premier tome qui m’a transporté tout comme l’écriture de l’auteur qui est extrêmement dynamique et plaisante. J’espère pouvoir lire rapidement la suite de cette saga au début très prometteur et je ne peux que vous encourager à vous laissez tenter.

Merci aux éditions de l’archipel pour ce bel envoi.

Critique : L’asile du nord, Camille de Carine Paquin.

Asile

Peu de temps après la mort de sa grand-mère, à l’aube de l’an 2000, une jeune fille de seize ans est internée à l’hôpital psychiatrique. Son diagnostic : schizophrénie paranoïde. Pourtant, certaines personnes de la ville sont convaincues que la petite n’est pas folle, que ce qui l’affecte n’a rien d’humain. Existerait-il quelque chose d’invisible à l’homme qui peut s’emparer de lui et détruire sa vie ? Enfermée entre les quatre murs de cet hôpital, que fera Camille quand elle constatera que sa vie ne lui appartient plus ? Pour quoi, ou plutôt pour « qui » vit-elle ?

Bonjour tout le monde,

On se retrouve pour une nouvelle chronique avec un livre que j’ai terminé le dernier week-end.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat NetGalley et c’est très clairement une réussite.

Ce qui est assez « amusant » c’est que je l’ai lu peu de temps après « Anna Caritas » dont je vous avais aussi parlé sur le blog et j’ai vraiment eu l’impression d’en lire une version améliorée et c’était d’autant plus frappant que l’auteure est aussi québécoise.

Ici on repart donc sur la thématique de la jeune fille atteinte par un mal mais cette fois on suit la majorité des évènements du point de vue de la jeune fille elle-même. J’ai énormément aimé Camille et toute son histoire. Camille a vraiment un background intéressant avec une histoire familiale intrigante autour de la mort de sa mère quand elle était bébé. Officiellement, dans un accident de voiture mais dont on comprend rapidement que Camille en doute et le tout est vraiment intéressant et émouvant.

J’ai vraiment eu le sentiment d’être dans un bon teenage movie d’horreur mais pas que et j’adorerais voir ce livre porté sur grand écran.

De plus l’objet livre en lui-même est vraiment bien fait avec une belle mise en page et l’insertion de différentes photos. Le tout même en format numérique rend vraiment bien et n’a fait que me plonger un peu plus dans ce roman que j’ai adoré et dévoré.

Sur 300 et quelques pages on suit des personnages vraiment attachants à commencer par Camille mais pas que, il y a toute une bande autour d’elle et les relations entre les différents protagonistes sont vraiment touchantes. Le style est très fluide et dynamique, vraiment il n’y a rien à jeter et même la fin est extrêmement bien faite et osée pour un roman ado. Tous les événements s’enchaînent juste parfaitement.

Un vrai bon moment que je vous conseille sans hésitation.

Critique : Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat.

Sans mon ombre

Alice a tué Célia, sa jumelle. Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.

Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend. La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…

 Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour la chronique d’un livre que j’ai eu la chance de lire en avant-première grâce aux éditions l’Archipel que je remercie.

J’ai terminé ce livre hier soir et après avoir laissé décanter une nuit j’ai toujours une « relation » particulière lui. Clairement il se lit très bien, je me suis enchaînée les 433 pages en 24h sans me forcer et sans ennui. Le roman commence fort et j’ai juste adoré la première phrase qui m’a fait beaucoup rire. A chaque page j’ai eu envie de connaître la suite. J’ai trouvé que ça avait le mérite d’être osé de la part de l’auteure de nous faire suivre une grande partie de l’histoire du point de vue d’Alice qui clairement est une connasse. Finalement j’ai réussi à m’attacher à Alice mais après réflexion je suis toujours assez gênée par cet attachement dans le sens où Alice n’est clairement pas un personnage agréable/sain. On est quand même sur une femme de 35 ans qui a passé sa vie à pourrir la vie de sa sœur jumelle et qui dès la première page la tue par accident mais la tue quand même.

Pour tout ça j’ai quand même envie de tirer le chapeau que je n’ai pas à Edmonde Permingeat car je me suis rarement autant creusée la tête sur mes ressentis face à un personnage même s’il y a à redire sur Alice mais je vous en parle plus bas.

Là où ça s’est un peu gâté pour moi c’est dans tout ce qui entoure Alice. Sans spoiler, comme le dit un personnage « on ne voit ça que dans les polars ou les films ». J’ai trouvé ici la plupart des personnages et des situations caricaturaux/exagérés, 90% des personnages adultes sont juste malsains et les 10% restants sont vraiment secondaires même si pour le coup je les ai vraiment beaucoup aimés eux et l’intrigue les entourant. Un exemple tout bête, la femme qui se met nue devant trente personnes dont une majorité de parents dont la seule réaction pour les hommes est « ah elle est bien foutue quand même » et pour les femmes « ah quelle bip » j’étais vraiment en mode WTF.

Au sujet d’Alice même si encore une fois j’ai trouvé qu’elle portait à réflexion je trouve aussi qu’il y a un certain manque de crédibilité par moment. Une nouvelle fois sans spoiler il y a quelque chose autour de Célia auquel plusieurs personnages font référence et Alice qui est censée être la sœur intelligente du duo a besoin que ça soit écrit noir sur blanc pour enfin le comprendre. Clairement quand toi tu le comprends dès la première allusion la Alice t’as juste envie de la secouer.

Après je ne vais pas bouder mon plaisir, j’ai passé un bon moment et je découvrirais sans souci d’autres livres de cette auteure. D’autant plus que le livre se termine sur une touche vraiment positive avec une espèce de chute qui comme au début a eu le mérite de me faire rire.

Si vous souhaitez écouter l’auteure parler de son livre je vous laisse suivre cette vidéo, par contre je vous conseille de vous arrêter à 1 minute 50 pour ne pas en savoir trop :

Sans mon ombre sera disponible le 17 avril en librairie.

 

Critique : Roadmaster de Stephen King.

Roadmaster

Un inconnu s’arrête dans une station-service perdue au fin fond de la Pennsylvanie, au volant d’une Buick « Roadmaster », un magnifique modèle des années 1950… qu’il abandonne là avant de disparaître. Alertée, la police vient examiner le véhicule, qui se révèle entièrement factice et composé de matériaux inconnus.
Vingt ans plus tard, la Buick est toujours entreposée dans un hangar de la police d’Etat, et rien n’a filtré des phénomènes surnaturels qui se produisent à son entour, et qu’elle semble provoquer. Un homme veut cependant savoir la vérité : Ned Wilcox, le fils du policier initialement chargé de l’enquête, mort depuis dans un mystérieux accident.
Et si rouvrir les portières de la mystérieuse automobile revenait à ouvrir les portes de l’horreur ?

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec ma lecture Kingienne du mois de mars.

J’ai une fois de plus passé un bon moment avec Stephen King mais pour une fois je ne le conseillerais pas à tous. En effet c’est une lecture assez particulière par sa structure et son ambiance et à mon avis si on est adepte des livres qui partent dans tous les sens il y a risque d’ennui.

On suit ici un groupe de policiers à travers différentes temporalités et point de vue et pour moi cette bande c’est vraiment ce qui fait la force de ce livre. Ils sont tous un peu paumés mais ça ne les rend que plus humains et je me suis attachée à eux comme rarement je m’étais attachée à un groupe. Chose rare d’ailleurs il n’y en a aucun que j’ai préféré aux autres tant ils sont tous indispensables.

L’histoire en elle-même n’est clairement pas d’une originalité folle et comme toujours Stephen King prend son temps mais il est tellement doué, tout fait tellement « réel » que je me suis laissée embarquer comme à chaque fois. King a clairement du génie dans les mains et dans la tête.

Pour les adeptes de l’horreur puisque ce roman est classé dans ce genre oui il y a des passages de ce type et plutôt bien foutus d’ailleurs mais j’insiste ce n’ai clairement pas le plus important ici. A mes yeux ce livre est bien plus un livre sur l’humain, sur notre capacité à avancer ou non, à accepter de ne pas tout savoir qu’un livre sur une voiture « bizarre ».

Au final c’est un gros coup de cœur et près d’une semaine après l’avoir terminé (oui j’ai laissé décanter) j’y pense encore ainsi qu’à tous ses personnages qui me manquent. Si vous êtes dans un mood à vous laisser embarquer par des personnages juste profondément attachants et marquants je ne peux que vous conseillez de lire Roadmaster.

Critique : Bad Man de Dathan Auerbach.

Bad Man

Floride, de nos jours.

On dit qu’une disparition d’enfant se résout dans les 48 heures. Quarante-huit heures, c’est le temps qu’il faut pour investiguer, coller des affiches, frapper à toutes les portes, auditionner des témoins. Deux jours d’angoisse à retourner le monde en tous sens, pour faire réapparaître un gamin. Mais deux jours, c’est court.

Pour Ben, l’attente dure depuis cinq ans, et ce jour où Eric, son petit frère de trois ans, a disparu dans le supermarché local. Une seconde d’inattention et l’enfant s’est volatilisé. A-t-il été kidnappé ? S’est-il perdu ? Est-il toujours vivant ? Les questions demeurent sans réponse.

Coincé entre une belle-mère qui passe ses nuits à dorloter un enfant imaginaire, et un père qui se noie dans le travail pour oublier, Ben ne vit plus, rongé par la culpabilité. Pour les aider, le jeune homme cherche un boulot. Ironie du sort : dans cette ville sinistrée, le seul job disponible est manutentionnaire de nuit au supermarché. Ben accepte. Mais quelque chose ne tourne pas rond dans ce magasin. L’attitude bizarre de ses collègues, de son patron ; des conserves qui semblent se déplacer dans les rayons ; une broyeuse à carton que l’on croit entendre gémir. Et puis, ce doudou rhinocéros défraichi qui réapparait soudain. Le doudou d’Eric.

Ben en est convaincu : les lieux lui parlent, lui demandent de poursuivre ses recherches, de creuser encore. À moins qu’ils ne lui conseillent de fuir ?

 

Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vais vous parler d’un livre que j’ai eu la chance de lire dans le cadre d’une masse critique privilégiée Babelio que je remercie ainsi que Belfond pour cet envoi.

Globalement j’ai passé un très bon moment avec cette lecture, l’auteur n’hésite pas à proposer une intrigue lente sans qu’elle soit ennuyeuse. Ben est un personnage très attachant pour lequel j’ai ressenti énormément de compassion.

Sa vie comme celle de sa famille n’est vraiment pas facile et au-delà de l’enquête Dathan Auerbach a très bien traité le thème de la famille brisée. Il ne ménage pas ses personnages, rendant par moment les parents d’Eric détestables mais sans jamais nous faire oublier qu’ils sont aussi des victimes.

L’ambiance est aussi très bien maitrisée, je suis vraiment rentrée dans toute cette paranoïa que ressent Ben, ce côté poisseux de petite ville avec cette impression que tout le monde est suspect et suspicieux.

Au niveau des personnages comme dit précédemment j’ai eu beaucoup d’affection pour Ben mais j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages secondaires. On suit la très très grande majorité de l’histoire du point de vue de Ben ce qui fait que par extension notre vision est assez limitée. Je pense particulièrement ici au personnage du policier chargé de l’enquête sur la disparition d’Eric que j’aurais vraiment voulu voir davantage. J’aimerais d’ailleurs beaucoup que l’auteur se lance dans une série d’enquêtes avec cet enquêteur comme personnage principal.

Puisqu’on est « sur » l’enquêteur c’est l’occasion de revenir sur l’enquête que l’on suit dans ce livre. Je l’ai appréciée dans le sens où je me suis sentie impliquée dedans. Il y a des thrillers/policiers que je suis vraiment en spectatrice mais pas ici, tout au long de ma lecture je me suis vraiment interrogée sur le pourquoi du comment et j’ai changé plusieurs fois d’avis sur la résolution.

C’est là que vient malheureusement pour moi le principal point négatif de ce récit. Sans spoiler l’explication m’a vraiment frustrée avec un gros « tout ça pour ça ? » L’auteur sauve plus ou moins l’ensemble avec les toutes dernières pages que sans pouvoir vous en dire plus j’ai vraiment apprécié mais je suis quand même restée sur une résolution qui clairement ne m’a pas convenu.

En conclusion si vous êtes adeptes de thrillers basés sur une ambiance pesante et qui ne part pas à 100 à l’heure je ne peux que vous encouragez à le découvrir, j’aimerais beaucoup avoir l’avis d’autres personnes sur cette fameuse fin. Personnellement après ma lecture je l’ai prêté à ma mère qui l’a aussi trouvé très prenant mais qui pour le coup n’a pas eu de souci au niveau de la fin.

Critique : Anna Caritas tome 1 : Le sacrilège de Patrick Isabelle.

Anna

 

Le retour de Marianne Roberts au prestigieux collège Anna Caritas semble avoir enclenché une série d’événements bizarres dans la petite ville de Saint-Hector. William Walker n’a jamais cru à ce genre de phénomènes. Pourtant, lorsque lui et ses amis décident d’interroger l’au-delà, ils réveillent quelque chose d’étrange dans la maison de Sabrina Viau, et bientôt, cette force surnaturelle semble s’attaquer à eux sans répit. Forcé d’admettre son impuissance face à l’ennemi invisible, William, accompagné de ses fidèles complices Anthony et Gabrielle, n’aura pas d’autre choix que de se tourner vers celle qu’il essayait d’éviter à tout prix : Marianne.

Bonjour à tous,

Aujourd’hui on se retrouve pour un roman jeunesse d’horreur, bonne lecture.

Je suis assez embêtée par rapport à ce livre, globalement j’ai passé un bon moment de lecture et je n’aurais aucun souci à le conseiller, mais il y a quelques points qui m’ont vraiment chiffonné.

On est rapidement plongé dans toute cette histoire d’horreur mais paradoxalement j’ai mis du temps à vraiment rentrer dedans. Pourtant j’aime beaucoup tout ce qui est livres et films d’horreur et je suis plutôt bon public mais là non. Heureusement le groupe de personnages qu’on suit est agréable et j’ai eu envie d’en savoir plus sur eux. C’est d’ailleurs ce qui a fait que j’ai continué ma lecture malgré ce souci au démarrage.

Le déroulé de l’histoire est vraiment classique mais bien amené, typiquement pour les amateurs de ce genre il n’y aura pas de grosse surprise mais l’ambiance y est et une fois réellement dedans ça se lit très rapidement.

Au niveau de l’écriture encore une fois je suis dans une situation de oui mais non. Pour être plus claire l’écriture est fluide et adaptée au récit mais il y a une expression qui m’a fortement agacé. En fait tout au long du roman il y a pas mal de dialogues ce qui en soit n’est pas dérangeant, là où ça l’est c’est quand William le personnage principal passe son temps à dire « que je lui ai dit » et autres « que je lui ai demandé ». Après recherche l’auteur est québécois donc je pense que cela vient de là il n’empêche que c’est très très crispant sur le moment.

Gros point positif par contre, tout est très visuel et je n’ai eu aucun problème à m’imaginer tout ce qui peut se passer. Aussi pour revenir aux personnages, j’ai aimé leurs caractères et leurs réactions qui ne tombent pas dans le cliché. Toute l’histoire est du point de vu interne de William et l’auteur a vraiment su le rendre attachant même à mes yeux de jeune femme de vingt-trois ans.

Pour conclure sur un dernier point positif j’ai beaucoup apprécié la fin qui augure pour moi un second tome encore meilleur et que je lirais avec plaisir si j’arrive à me le procurer.