À la Une

Nouveau départ.

Tout d’abord bienvenue à toutes les personnes qui un jour ou l’autre liront ces quelques lignes.

Ce blog est plus un nouveau départ qu’un nouveau blog en effet, j’ai déjà tenu pendant deux ans un blog sur la lecture mais le temps qui est passé depuis et le fait que mon état d’esprit par rapport à ce format ont changé tout comme mes envies, il m’a semblé plus judicieux de passer par une nouvelle plateforme.

Vous pouvez malgré tout trouver mes précédentes « productions » en suivant ce lien:

https://maboiteauxlivres.skyrock.com/

Pour ce qui est de ce que vous pourrez retrouver au fil du temps sur ce nouvel endroit qui je l’espère deviendra un lieu d’échange la seule chose dont je sois sûre c’est que j’y publierais la chronique des différents livres que je lirais.

Le reste viendra au fil du temps et des échanges que j’espère nouer.

A ceux qui seraient curieux et c’est légitime de savoir qui se cache derrière cet article et ceux à venir je vais tacher de me présenter.

Pour commencer de façon basique, je m’appelle Sarah, j’ai une petite vingtaine d’années et d’aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours aimé la lecture et les mondes de l’imaginaire en général.

Je n’ai pas un genre de lecture privilégié même si mes goûts ont beaucoup évolué au fil des années et continuent toujours d’évoluer pour preuve en naviguant sur le lien de mon « ancien » blog vous pourrez découvrir qu’il y a quelques années je lisais très peu de thriller alors que ça fait maintenant parti des genres que j’affectionne particulièrement.

A côté de ça j’aime tout autant découvrir des livres qui m’emmène dans des mondes imaginaires/différents du notre que ça soit au travers de la science-fiction, de la fantasy, du fantastique etc que des livres qui interrogent sur un/notre passé en passant par des œuvres testimoniales.

Le seul « genre » si on peut l’appeler ainsi avec lequel j’ai encore du mal est l’harlequin pur de nos grand-mères je mets genre entre guillemets car il s’agit plus d’une collection que d’un genre en particulier puisque même si le genre de la romance dans son ensemble n’est pas celui sur lequel je me penche le plus il m’arrive d’en lire que ce soit pour des challenges sur différents sites/forums ou simplement car un résumé m’a interpellé.

Malgré cette volonté d’avoir un large panel de découvertes dans mes lectures j’ai comme tout un chacun des préférences que ça soit pour des auteurs ou pour des livres en particuliers. Pour ce qui est des auteurs j’aime particulièrement et ce depuis des années Stephen King et Maxime Chattam le second étant souvent comparé au premier d’aucun diront que c’est logique. Au niveau des livres et après une première mauvaise expérience à six ans (j’avais trouvé ça ironiquement trop gamin) je demeure devant l’éternel une grande fan de la saga Harry Potter. A part ça je vais vous épargner une trop longue liste de livres « coup de cœur » mais juste vous donner quelques exemples de livres m’ayant particulièrement marqué.

Max de Sarah Cohen Scali, Le journal d’Anne Frank, Salem de Stephen King, La Stratégie Ender d’Orson Scott Card ou encore La Voleuse de livres de Markus Zusak sont dans des genres différents quelques uns des livres que je peux citer.

En dehors de la littérature j’ai d’autres passions comme les séries TV et le cinéma pour lesquels je manque pour l’un comme de l’autre de temps. Dans ce domaine j’aime particulièrement le genre de l’horreur même si comme pour la lecture je ne m’enferme pas dedans.

En réalité quel que soit le domaine auquel je vais m’intéresser j’aime faire preuve d’éclectisme d’où mon manque de temps chronique.

A bientôt.

 

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Critique : HS 7244 de Lorraine Letournel-Laloue.

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Lorsque Marius se réveille dans cette cellule froide et puante, ses derniers souvenirs sont ceux d’une soirée arrosée et joyeuse avec Camille, l’amour de sa vie. Après Saint-Pétersbourg et Moscou, leur voyage à travers la Russie les avait conduits dans un petit bar de Grozny. Des vacances en amoureux, cela avait commencé comme ça… Aujourd’hui, Marius est enfermé, il a tout perdu, à commencer par ses droits. Il entend des hurlements, des hommes sont torturés. On les accuse d’être malades, contagieux. Dans cette prison non officielle, ils font l’objet d’expériences médicales, menées par ceux qui veulent trouver l’origine de leur mal et surtout un remède à ce fléau. Avec l’histoire de Marius, inspirée d’un drame qui a choqué le monde entier, Lorraine Letournel Laloue embarque le lecteur pour un aller simple en enfer.

Bonjour

Je vous retrouve aujourd’hui pour la chronique la plus dure que j’ai eu à écrire.

Le livre de Lorraine Letournel Laloue m’a tellement bouleversé que je l’ai eu quasi en apnée sur une journée tout en ayant le besoin de faire de multiples pauses pour parler à des gens tellement je me sentais mal.

Une fois les derniers mots lus je n’ai qu’une envie dire au plus de monde possible de lire ce livre tout en sachant à quel point c’était leur conseiller une lecture éprouvante mais si nécessaire.

Le récit que l’auteure nous propose de suivre ici et qui chose plus qu’importante est basé sur des faits réels (récents !) est à vomir et à pleurer. On a juste envie de maudire les « personnes » capables d’ignominie pareille.

J’ai assez rapidement compris le sujet au coeur du roman de Lorraine sans oser y croire jusqu’à ce que cela soir claurement affiché.

On sent que l’écriture de l’auteure est « jeune » mais ça ne m’a pas gênait. Au contraire je n’en ai éprouvé que plus d’empathie pour ses personnages/victimes bouleversants et qui à travers son écriture m’ont semblé si innocents.

Vous le savez si vous suivez un peu mon blog je ne suis pas spécialement sensible mais la fin d’HS 7244 m’a juste donner envie de me rouler en boule dans un coin. J’avais beau avoir conscience depuis un moment que ça ne pouvait pas se terminer autrement je ne voulais pas que ça se termine comme cela.

Lorraine Letournel-Laloue a une telle capacité à nous faire aimer ses personnages et pleurer pour eux qu’on a qu’une envie les protéger et crier de rage en se disant que pas si loin de nous de vrais être humains ont vécu des horreurs pareilles.

Le propos et les situations sont trash très trash, mais ce n’est absolument pas gratuits et cela sert un message poignant et tellement nécessaire.

Vraiment lisez ce livre !

Merci aux éditions Belfond pour leur confiance et à Lorraine pour sous couvert de fiction nous avoir fait partager ce plaidoyer bouleversant.

 

 

Critique : La loterie et autres contes noires de Shirley Jackson.

Dans le monde de Shirley Jackson, rien ne paraît sortir de l’ordinaire. De petites villes, des couples, des maisons, des gens qu’on croise dans le bus ou chez l’épicier. Au premier abord, tout est normal. Puis un détail sème le doute. Un autre fait tout déraper vers des zones noires et troubles, qui suscitent une profonde inquiétude chez le lecteur. Voici une douzaine de nouvelles entièrement inédites, toutes plus déstabilisantes les unes que les autres, ainsi que le chef-d’oeuvre de Jackson, La Loterie (adapté par Miles Hyman sous forme de roman graphique), dans une nouvelle traduction.

Bonjour,

Je vous retrouve déjà avec une nouvelle chronique concernant justement un recueil de nouvelles ^^.

Pour vous faire un petit historique je connais Shirley Jackson par son roman « La maison hantée » que je n’ai pas encore lu mais qui est considéré comme un des meilleurs si ce n’est le meilleur roman fantastique par Stephen King. Vous savez maintenant comme j’aime King donc autant vous dire que quand j’ai entendu parler d’un recueil de nouvelles ou plutôt de « contes noires » de Shirley Jackson le tout m’a bien titillé.

Le résultat est un très bon moment d’angoisse et de stress. De base le format de la nouvelle est un format qui est très casse-gueule et ici l’auteure le maîtrise parfaitement. En quelques lignes elle arrive à faire monter une tension limite insupportable tout en nous captivant au point qu’il est très compliqué de reposer ce recueil.

Je ne vais pas vous détailler toutes les nouvelles car je pense qu’elles font parties de ces récits qu’il est très important de découvrir sans en savoir trop. Néanmoins sans vous spoiler je peux vous dire que toutes m’ont plu sans exception. L’univers que propose Shirley Jackson est très sombre sans verser dans le gore et c’est justement ce qui fait sa force et sa noirceur.

J’ai aussi apprécié que l’auteure ne mâche pas le travail de ses lecteurs en ne soulignant pas tout au stylo rouge et en gras. Elle nous propose/impose ici de faire un vrai travail de réflexion et j’aime ces auteures qui ne sous-estime pas leurs lecteurs en leur faisant tout tomber tout cuit dans le bec.

Au niveau des thématiques on est ici sur des nouvelles bien ancrées dans le réel, adieu les fantômes et autres monstres paranormaux ici c’est l’humain, le quotidien qui fait peur et ça n’en est que plus efficace et malsain.

En guise de bonus j’ai aimé le beau dossier d’une vingtaine de pages sur Shirley Jackson présenté en fin d’ouvrage. C’est un vrai plus d’en apprendre davantage sur l’auteure et ça ajoute une dimension supplémentaire à la compréhension de ses nouvelles.

Au final je ne peux que fortement vous conseiller ce recueil que vous soyez ou non adeptes de ce format tant il est diablement efficace.

Je remercie les éditions rivages/noir pour cette découverte et leur confiance.

 

Critique : Au loup de de Lisa Ballantyne.

Au loup

 

L’accusé : Nick, prof de théâtre au collège, époux et père comblé, est un homme épanoui. Un soir, une visite de la police. Le voilà accusé d’agression sexuelle par une de ses élèves de douze ans.
En quelques heures, l’angoisse, la honte, l’épouvante s’abattent sur sa vie. Alors que l’opinion publique crie au loup, Nick doit faire face au raz de marée qui menace d’engloutir sa réputation, son travail, sa famille.
La victime : Angela déteste ses parents, ses camarades, sa vie. Après un suicide raté, elle explique son geste à sa mère : son professeur de théâtre l’a touchée, contre son gré. Le mot est lâché. La voilà soudain propulsée au centre de toutes les attentions, mais aussi la cible des pires ragots au collège. Dépassée par les événements, elle se réfugie dans un mutisme qui sonne comme un appel au secours.
Coupable ou innocent ? Victime ou menteuse ? Ce qui est certain, c’est qu’il n’y a pas de fumée sans feu. Pour ces deux êtres blessés, le salut ne pourra advenir qu’à une seule condition : que la vérité éclate au grand jour.

Bonjour tout le monde,

Après quelques semaines d’absence je suis super contente de vous retrouver pour une nouvelle chronique. Il faut savoir que cette absence coïncide avec quelques semaines pendant lesquelles je n’ai pas pu lire comme je le souhaitais. Autant dire que « Au loup » avait un peu la pression après cette pause forcée ^^.

Je ne vais pas faire durer le suspens plus longtemps, ça a pris. La première chose qui m’a tout de suite plu est qu’on suit le récit à travers les yeux de plusieurs des personnages impliqués dans cette histoire. On a donc le point de vu de Nick et Angela bien sûr mais aussi celui de Marina la femme de Nick, Donna la mère d’Angela et d’autres encore. C’est un système de narration qui quand il est bien fait me plait beaucoup et ici ça fonctionne parfaitement. Je n’ai eu qu’une envie enchaîner les chapitres pour en savoir toujours plus au point de le dévorer en moins de deux jours.

Les thématiques abordées tout au long de l’histoire sont dures mais on est jamais dans le trash ou le voyeurisme tout en s’intéressant vraiment aux ressentis des protagonistes et à leur psychologie. Certains passages sont poignants et forts au point que je n’ai plus su de quel côté me placer.

Quand même une petite pointe de regret par rapport à un élément important que j’ai deviné très rapidement mais ça ne m’a pas gâché la lecture. D’autant plus que malgré ça et sans en entrer dans les détails l’épilogue doux-amer m’a vraiment beaucoup plu.

A un niveau plus général j’aime aussi le fait que cette lecture puisse tout aussi bien convenir à quelqu’un qui a l’habitude des thrillers/livres à suspense qu’à quelqu’un qui voudrait se lancer dans ce genre.

Je remercie les éditions de Belfond pour cet envoi très sympathique.

 

Critique : Le nid de l’araignée de Jonathan Kellerman.

araignée

À première vue, l’invitation du docteur Moreland lancée à son confrère Alexandre Delaware et à son épouse ressemble à une aubaine : passer trois mois dans le Pacifique, sur l’île d’Aruk, pour réunir les notes du vieux praticien en vue d’une publication. Mais en parcourant les dossiers jaunis par le temps, Delaware découvre des faits troublants. Plusieurs patients ont été victimes d’hallucinations, et un crime resté impuni a des relents de cannibalisme. Qui donc se cache derrière le masque du docteur Moreland ? Un bon docteur Schweitzer ou l’ignoble Mengele ?

Bonjour,

On se retrouve aujourd’hui pour une nouvelle chronique concernant cette fois le tome 10 des aventures d’Alex Delaware et Milo Sturgis. Pour la petite histoire quand je me suis intéressée à ce livre je ne savais absolument pas que ce livre faisait parti d’une saga et encore moins qu’il s’agissait d’un tome 10. Au final ça ne m’a posé aucun souci de compréhension donc pour ceux qui voudraient commencé par celui-là puisqu’il vient d’être édité chez archipoche c’est tout à fait possible.

Pour parler maintenant du livre en lui-même cela a été assez laborieux au départ mais (oui je suis la spécialiste du mais ^^). ça n’a été qu’en s’améliorant. En fait je n’ai jamais trouvé le livre mauvais mais pendant la moitié je suivais ça d’un oeil façon « Oui d’accord mais sinon ? ». J’ai vraiment trouvé que ça mettait beaucoup de temps à démarrer mais quelque part ça a le mérite d’être logique avec l’ambiance de l’île où se trouve Alex Delaware. Par contre une fois cette première moitié passée j’ai vraiment été happé par cette histoire et j’ai dévoré le 200 et quelques pages restantes. Je ne peux donc vraiment que vous encouragez à laisser sa chance à ce livre car il en vaut vraiment la peine.

Je vous parlais plus haut de l’ambiance de cette île qui est assez particulière et offre je trouve un « joli » parallèle entre cette île sur le déclin et le docteur Moreland qui semble prendre le même chemin. Le docteur Moreland qui est pour moi LE personnage intéressant de cette histoire en dehors d’Alex. Pour tout vous dire tout le long du récit je n’ai pas su me prononcer sur son cas et même maintenant je ne me suis toujours pas prononcée mais il a le mérite de susciter un débat.

Au niveau des autres personnages j’ai une petite déception par rapport à Milo Sturgiss qui est censé être l’acolyte d’Alex Delaware. Même si la saga est présentée comme celle des deux on voit très très peu Milo et c’est vraiment dommage car du peu qu’on en aperçoit il semble très sympathique. Point positif par contre pour le Alex/Robin qui est très mignon et offre un petit vent de fraîcheur dans une ambiance parfois pesante.

Au final « Le nid de l’araignée » malgré une première partie un peu faiblarde est un bon roman à suspense porté par des personnages intéressants. Je lirais sans hésiter d’autres romans de cette série en espérant voir davantage Milo (et en commençant par le premier ^^).

Je remercie Archipoche pour leur confiance.

Critique : Les falaises de Cornouailles tome 1 : Poldark de Winston Graham.

 

Poldark

1783. Après avoir mené une vie aventureuse en Amérique, le jeune et fougueux Ross Poldark revient en Angleterre. Mais c’est un homme meurtri qui retrouve ses falaises de Cornouailles.
Son père vient de décéder et le domaine familial est en déshérence. Surtout, Ross apprend qu’Elizabeth, sa fiancée, a rompu sa promesse pour en épouser un autre : Francis, son propre cousin…
Ross n’a d’autre choix que de s’inventer une nouvelle vie. Plutôt que de se laisser abattre, il décide de relancer l’activité minière, qui fit autrefois la fortune des siens.
Un jour, sur un marché, il prend la défense de Demelza, une fille sans instruction qu’il engage comme domestique. Une décision qui va changer sa vie…

Bonjour tout le monde,

Ça fait pas mal de jours que je n’avais pas posté sur ce blog suite à un petit manque d’entrain du à des événements extérieurs mais enfin c’est revenu et le livre dont je vais vous parler n’y ai pas pour rien.

J’ai juste adoré cette lecture et à peine les derniers mots lu il fallait que je partage tout cela. Cette plongée dans les Cornouailles à quelques années de la révolution française fût un très beau voyage sans être de tout repos.

Comme indiqué dans le résumé on suit ici Ross Poldark un jeune homme déçu par la vie et donc peu confiant en l’espèce humaine. Je l’ai beaucoup aimé et ce malgré certaines caractéristiques et décisions qui ne m’ont pas toujours plu mais ça ne m’a fait que l’apprécier davantage car le rendant plus humain et tangible. Il peut avoir par moment un caractère assez désagréable mais il est en même temps très touchant et on a qu’une envie à la lecture entrer dans le roman et tout arrangé pour le voir vraiment heureux.

Autour de lui on suit un grand nombre de personnages et même si par moment je m’y perdais un peu c’est au final une très belle galerie aux origines diverses que nous présente Winston Graham. J’ai aimé le fait que l’auteur ne tombe pas dans le manichéisme d’une caste où tout le monde serait forcément bon et d’une autre où tous seraient pourris jusqu’à l’os. Le destin de tous est passionnant à suivre et même s’il a des moments vraiment durs je n’ai qu’une envie tous les retrouver, que ça soit ceux que j’ai beaucoup apprécié comme Vérity la soeur de Ross ou ceux qui m’ont agacé comme Francis le fameux cousin car au fond ils ont tous un intérêt qu’ils soient appréciables ou non.

Il y a une part de romance dans ce roman bien sûr mais j’ai trouvé qu’elle était justement dosée et agréable et Winston Graham met très bien en avant en parallèle les considérations sociales de l’époque qui est très bien retranscrite. Les péripéties sont assez nombreuses sans que cela semble exagéré et les ellipses narratives bien placées même si j’aurais pu suivre tout ce petit monde pendant encore de nombreuses pages tant j’ai aimé les découvrir.

C’est rare mais je ne trouve aucun défaut à ce premier tome qui m’a transporté tout comme l’écriture de l’auteur qui est extrêmement dynamique et plaisante. J’espère pouvoir lire rapidement la suite de cette saga au début très prometteur et je ne peux que vous encourager à vous laissez tenter.

Merci aux éditions de l’archipel pour ce bel envoi.

Critique : L’asile du nord, Camille de Carine Paquin.

Asile

Peu de temps après la mort de sa grand-mère, à l’aube de l’an 2000, une jeune fille de seize ans est internée à l’hôpital psychiatrique. Son diagnostic : schizophrénie paranoïde. Pourtant, certaines personnes de la ville sont convaincues que la petite n’est pas folle, que ce qui l’affecte n’a rien d’humain. Existerait-il quelque chose d’invisible à l’homme qui peut s’emparer de lui et détruire sa vie ? Enfermée entre les quatre murs de cet hôpital, que fera Camille quand elle constatera que sa vie ne lui appartient plus ? Pour quoi, ou plutôt pour « qui » vit-elle ?

Bonjour tout le monde,

On se retrouve pour une nouvelle chronique avec un livre que j’ai terminé le dernier week-end.

J’ai lu ce livre dans le cadre d’un partenariat NetGalley et c’est très clairement une réussite.

Ce qui est assez « amusant » c’est que je l’ai lu peu de temps après « Anna Caritas » dont je vous avais aussi parlé sur le blog et j’ai vraiment eu l’impression d’en lire une version améliorée et c’était d’autant plus frappant que l’auteure est aussi québécoise.

Ici on repart donc sur la thématique de la jeune fille atteinte par un mal mais cette fois on suit la majorité des évènements du point de vue de la jeune fille elle-même. J’ai énormément aimé Camille et toute son histoire. Camille a vraiment un background intéressant avec une histoire familiale intrigante autour de la mort de sa mère quand elle était bébé. Officiellement, dans un accident de voiture mais dont on comprend rapidement que Camille en doute et le tout est vraiment intéressant et émouvant.

J’ai vraiment eu le sentiment d’être dans un bon teenage movie d’horreur mais pas que et j’adorerais voir ce livre porté sur grand écran.

De plus l’objet livre en lui-même est vraiment bien fait avec une belle mise en page et l’insertion de différentes photos. Le tout même en format numérique rend vraiment bien et n’a fait que me plonger un peu plus dans ce roman que j’ai adoré et dévoré.

Sur 300 et quelques pages on suit des personnages vraiment attachants à commencer par Camille mais pas que, il y a toute une bande autour d’elle et les relations entre les différents protagonistes sont vraiment touchantes. Le style est très fluide et dynamique, vraiment il n’y a rien à jeter et même la fin est extrêmement bien faite et osée pour un roman ado. Tous les événements s’enchaînent juste parfaitement.

Un vrai bon moment que je vous conseille sans hésitation.

Critique : Sans mon ombre d’Edmonde Permingeat.

Sans mon ombre

Alice a tué Célia, sa jumelle. Son reflet, un alter ego inversé dont elle enviait la vie de rêve. Alors que, célibataire, elle doit gagner sa vie en enseignant la philosophie, sa jumelle, épouse et mère comblée, mène l’existence oisive des riches, dans le luxe et un magnifique cadre de vie au bord de la mer. Mais la mort de Célia va permettre à Alice de prendre sa place.

Du moins le croit-elle. Car au « pays des merveilles », ce n’est pas le bonheur mais le désenchantement qui l’attend. La vie d’Alice de l’autre côté du miroir va tourner au cauchemar… jusqu’à lui faire réaliser, mais un peu tard, que le beau miroir était celui des alouettes…

 Bonjour à tous,

Aujourd’hui je vous retrouve pour la chronique d’un livre que j’ai eu la chance de lire en avant-première grâce aux éditions l’Archipel que je remercie.

J’ai terminé ce livre hier soir et après avoir laissé décanter une nuit j’ai toujours une « relation » particulière lui. Clairement il se lit très bien, je me suis enchaînée les 433 pages en 24h sans me forcer et sans ennui. Le roman commence fort et j’ai juste adoré la première phrase qui m’a fait beaucoup rire. A chaque page j’ai eu envie de connaître la suite. J’ai trouvé que ça avait le mérite d’être osé de la part de l’auteure de nous faire suivre une grande partie de l’histoire du point de vue d’Alice qui clairement est une connasse. Finalement j’ai réussi à m’attacher à Alice mais après réflexion je suis toujours assez gênée par cet attachement dans le sens où Alice n’est clairement pas un personnage agréable/sain. On est quand même sur une femme de 35 ans qui a passé sa vie à pourrir la vie de sa sœur jumelle et qui dès la première page la tue par accident mais la tue quand même.

Pour tout ça j’ai quand même envie de tirer le chapeau que je n’ai pas à Edmonde Permingeat car je me suis rarement autant creusée la tête sur mes ressentis face à un personnage même s’il y a à redire sur Alice mais je vous en parle plus bas.

Là où ça s’est un peu gâté pour moi c’est dans tout ce qui entoure Alice. Sans spoiler, comme le dit un personnage « on ne voit ça que dans les polars ou les films ». J’ai trouvé ici la plupart des personnages et des situations caricaturaux/exagérés, 90% des personnages adultes sont juste malsains et les 10% restants sont vraiment secondaires même si pour le coup je les ai vraiment beaucoup aimés eux et l’intrigue les entourant. Un exemple tout bête, la femme qui se met nue devant trente personnes dont une majorité de parents dont la seule réaction pour les hommes est « ah elle est bien foutue quand même » et pour les femmes « ah quelle bip » j’étais vraiment en mode WTF.

Au sujet d’Alice même si encore une fois j’ai trouvé qu’elle portait à réflexion je trouve aussi qu’il y a un certain manque de crédibilité par moment. Une nouvelle fois sans spoiler il y a quelque chose autour de Célia auquel plusieurs personnages font référence et Alice qui est censée être la sœur intelligente du duo a besoin que ça soit écrit noir sur blanc pour enfin le comprendre. Clairement quand toi tu le comprends dès la première allusion la Alice t’as juste envie de la secouer.

Après je ne vais pas bouder mon plaisir, j’ai passé un bon moment et je découvrirais sans souci d’autres livres de cette auteure. D’autant plus que le livre se termine sur une touche vraiment positive avec une espèce de chute qui comme au début a eu le mérite de me faire rire.

Si vous souhaitez écouter l’auteure parler de son livre je vous laisse suivre cette vidéo, par contre je vous conseille de vous arrêter à 1 minute 50 pour ne pas en savoir trop :

Sans mon ombre sera disponible le 17 avril en librairie.