Les cinq vies d’un renard glouton de Nathy d’Eurveilher.

Bonsoir tout le monde,

On se retrouve aujourd’hui pour ma chronique sur « Les cinq vies d’un renard glouton » de Nathy d’Eurveilher.

Dans ce petit roman jeunesse illustré on suit Roselito un renard tellement glouton qu’il en viendra à se mettre en danger lui mais aussi la nature en général.

Car oui à travers ce texte très coloré et dynamique, l’auteure fait le choix de nous présenter un vrai pamphlet contre le gaspillage alimentaire et les dégâts que cela occasionne sur l’environnement.

Je vous rassure malgré la présence d’une morale et d’animaux on est très loin des fables un peu poussiéreuse de Jean de La Fontaine. Ici Nathy d’Eurveilher fait le choix d’un texte coup de poing, accessible au jeune public cible tout en ne les prenant jamais pour des idiots. Ainsi on retrouve pas mal de vocabulaire légèrement soutenu pour un petit mais toujours bien expliqué grâce à un lexique en fin d’ouvrage.

J’ai aussi beaucoup apprécié les différentes questions insérées par l’auteure à des moments clés du récit. Le procédé est je trouve vraiment très bon pour une lecture du soir parent-enfant et encouragera tout naturellement à l’échange.

Pour ne rien gâcher les illustrations présentes au début de chaque chapitre sont selon moi vraiment superbes avec un style bien particulier que j’ai adoré.

L’histoire en elle-même est vraiment bien travaillé et l’évolution de Roselito passionnante à suivre. Il fait en particulier une rencontre que je n’avais absolument pas venir mais que j’ai trouvé très touchante et bien amenée.

Enfin j’ai été très satisfaite que l’auteure aille jusqu’au bout de son idée respectant bien l’aspect cyclique de son histoire jusqu’à la fin. J’avoue que jusqu’au dernier moment j’ai douté qu’elle « ose » justement à cause du public visé mais elle n’a pas eu peur et je ne peux qu’applaudir la prise de risque.

Au final ce texte fut une excellente surprise et un très bon moment. Nathy d’Eurveilher est une auteure qui gagne à être connue et je ne peux que vous encourager à découvrir sa plume et son univers. Pourquoi pas pour Noël par exemple ?

N’hésitez pas pour cela à la contacter via son site ou en passant par Amazon car elle est en autoedition :).

Kid Paddle tome 17 : Tattoo compris de Midam.

Hello tout le monde


Aujourd’hui je vous retrouve pour vous parler du tome 17 de Kid Paddle intitulé « Tatoo compris » et publié chez Dupuis.
Pour moi Kid Paddle c’était surtout un dessin animé que je regardais vers mes 8 ou 9 ans mais je ne me souviens pas avoir lu la BD ou alors quelques pages en prépublication.


J’étais donc curieuse de découvrir/redécouvrir cet univers avec un œil adulte et ce fut franchement une bonne surprise.

Déjà j’en étais la première surprise mais je me suis très rapidement souvenue de tous les personnages entre Kid Paddle l’éternel gamin obsédé par les jeux vidéos et le gore, sa famille dont sa fameuse sœur qui ne peut s’empêcher de le critiquer et bien sûr les copains, Big Bang l’inventeur un peu fou et Horace le naïf.


Pour ce qui est de ce tome en particulier on retrouve les codes classiques de la série avec les pages sur le jeu-vidéo préféré de Kid dont la conclusion a toujours ce côté un peu gore sympathique, les inventions de Kid, les visites dans le magasin de gadgets. J’étais personnellement très contente de retrouver cette ambiance intemporelle mais toujours sympathique et qui a encore su me tirer quelques rires.


Néanmoins j’ai aussi bien aimé qu’il y ai aussi des références plus actuelles montrant que la série évolue avec son temps comme une référence à l’écriture inclusive.


Au final j’ai passé un moment très sympathique et plein de nostalgie avec Kid Paddle et si j’ai l’occasion je ne n’hésiterais à lire d’autres tomes. J’ai notamment découvert qu’il y avait eu un spin-off autour du jeu-vidéo de Kid Paddle que je serais vraiment curieuse de découvrir car ce sont parmi mes pages favorites.

Rendez-moi Noël de Juliette Bonte.

Hello tout le monde,


On se retrouve donc enfin pour parler de « Rendez-moi Noël » de Juliette Bonte qui m’a accompagné ces derniers jours.


Je ne vais pas faire durer le suspens longtemps j’ai beaucoup aimé cette romance de Noël qui nous invite à suivre Robyn, Walter et leurs familles dans un espèce de Roméo et Juliette moderne.
En effet Robyn et sa famille qui organisent traditionnellement Noël pour leur village depuis des années vont se faire « voler » cette organisation par la famille de Walter ce qui amènera différentes confrontations entre les deux clans franchement très drôles. Je pense notamment à un certain dîner réunissant les deux familles et qui offre son lot de de répliques franchement hilarantes. La famille de Robyn en particulier est d’ailleurs géniale à suivre entre leur historique familiale autour de leur fameuse chocolaterie, leurs traditions et surtout leurs caractères haut en couleurs. J’ai d’ailleurs une petite pensée ici pour le patriarche de la famille seul homme au milieu de toutes ces dames ^^.


Robyn et Walter qui se retrouvent au milieu de tout ça forme un duo d’enemies to lovers absolument adorable et leur relation bien que pas toujours au premier plan est un bonheur à suivre. Elle permet en plus de traiter des sujets assez intéressants comme le fait de ne pas se fier aux apparences ou encore le manque de confiance en soi et la difficulté à nouer des relations. Voir justement Walter s’ouvrir et se transformer petit à petit grâce à Robyn est très touchant et vraiment émouvant. Juliette Bonte a vraiment fait un travail psychologique formidable avec le personnage de Walter et la relation qu’il finit par lier doucement mais sûrement avec Robyn.


Une autre chose que j’ai beaucoup aimé mais qui ne plaira peut être pas à tout le monde c’est l’aspect policier aspect important qui est présent dans l’histoire. En effet il y a toute une enquête autour d’un vol dans la famille de Walter et si cette enquête participe au rapprochement entre nos deux protagonistes elle peut par moment prendre le pas sur la romance. Personnellement ça ne m’a pas gêné car j’ai trouvé ça bien dosé et trouvé que le côté un peu cosy mystery apportait un vrai plus mais je comprendrais que ça gêne quelqu’un qui serait là pour de la romance uniquement.


De mon côté j’ai vraiment passé un formidable moment avec toute cette bande que j’ai vraiment quitté à regret. Je conseillerais cette romance de Noël en particulier à ceux qui justement ne sont pas forcément fan de ce genre et qui pourrait apprécier de s’y essayer doucement grâce à ce mélange romance et petite enquête.

Interview d’Alexandre Ratel + chronique globale de ses deux recueils « Le règne des morts » et « Après les ténèbres ».

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je viens vous partager mon ressenti final sur les deux recueils de nouvelles 100 % Zombie d’Alexandre Ratel. (Pour rappel vous pouvez vous procurer le premier « Le règne des morts » à 0,99 € aujourd’hui seulement sur Amazon.)

Néanmoins au-delà de mon avis que vous avez déjà pu découvrir dans une certaine mesure au fil des dernières semaines je vous propose aussi de découvrir Alexandre Ratel et son œuvre à travers ses propres mots dans une interview juste au-dessus.

Pour ce qui est de mon ressenti sur ces deux livres donc il reste même après quelques jours de « décantation » plus que positif.

En premier lieu ces deux recueils m’ont permis de sortir d’une grosse semi panne de lecture qui durait depuis plusieurs mois. Ce sont aussi eux qui par extension m’ont redonné la motivation pour tenir à nouveau de manière régulière cette page puis mon blog.

Pour que ça me fasse un tel effet vous devez vous douter qu’on est sur de la qualité et c’est effectivement le cas. Chaque nouvelle de ces deux recueils (26 quand même au total) est travaillé avec une précision presque chirurgicale. Le rythme est toujours maîtrisé afin de nous amener au choc ou à la révélation finale.

Les thèmes sont aussi très variés on peut ainsi passer d’un groupe de soutien contre le fait d’être accro à l’exécution des zombies en passant par une enquête avec pour témoin principal la victime devenue zombie pour terminer sur un couple dont chaque membre est coincé sur un immeuble. Le ton est aussi résolument une des forces de ces récits puisque Alexandre Ratel dans un même récit peut nous offrir de l’humour noir avant de terminer sur une note d’émotion.

Néanmoins le gros point fort de tous ces textes restera pour moi les personnages, en effet je ne me rappelle pas en dehors des nouvelles du maître lui-même Stephen King, m’être déjà aussi facilement et profondément attachée à des personnages qu’on ne suit au final que sur quelques dizaines de pages grand maximum. Je pense notamment ici comme Alexandre Ratel à « Justice pour Howard Lee Stillman » qui est tout simplement un bijou d’humanité et d’émotion dont je suis sûr de me souvenir pendant longtemps.

Je ne peux que vous encourager que vous soyez ou non adepte des zombies à donner une chance à ces textes qui au-delà d’une incursion dans cet univers nous offre tout simplement une plongée dans l’âme humaine.

 

 

 

 

À l’ombre du manoir tome 1 de Lizzie Felton.

Bonjour  tout le monde,

En cette fin de week-end prolongé je viens vous parler d’ « À l’ombre du manoir » de Lizzie Felton que je découvre à travers ce titre.

Et quelle découverte ! Ce livre est tout ce que je cherche dans une lecture fantastique :

Une ambiance qui monte lentement mais sûrement, comme le manoir s’insinue progressivement dans l’esprit et dans la vie de tous les malheureux protagonistes de cette histoire. Chaque personnage est parfaitement présenté et mis en scène à travers leur trait de caractère principal qui on le comprend très vite servira au manoir, personnage à part entière lui aussi, à le piéger et à tisser sa toile.

J’avais peur que le coté famille nombreuse me perde un peu mais pas du tout. Entre Violette la mère en proie à la solitude, Isidore le colérique rigide, Octave le bienheureux, Blues pleine d’angoisse et même les petits Jazz et Salsa chacun possède suffisamment de nuances pour être passionnant à suivre. Une famille pour laquelle j’ai eu un vrai coup de cœur à travers leurs difficultés et cette descente aux enfers qui n’en finit pas à l’image de ces fêlures dans le manoir qui reviennent encore et toujours.

Lizzie Felton joue parfaitement avec les nerfs de ses lecteurs avec un suspens parfaitement maîtrisé entre doute sur ce qui est réel ou pas, visions fantasmagoriques et un passé qui se dévoile petit à petit au travers de souvenirs entre passion et désespoir à l’image de ce qui se passe dans le présent des Montmorency.

Cette histoire est à la fois sombre, magnétique, dérangeante comme ce manoir et ce double visage qu’il affiche selon son humeur et ses habitants. On peut presque sentir son cœur battre, sa colère monter, sa tristesse gonfler jusqu’à cette fin aussi brutale qu’inattendue qui ne m’a donné qu’une envie : me jeter sur le tome 2 malheureusement pas encore sorti à ce jour.

Si vous aimez les récits fantastique, avec une ambiance parfaitement maîtrisé de la première à la dernière page, des personnages et un suspens fascinant et qui respecte les codes du genre tout en en proposant sa propre interprétation je ne peux que vous encourager à vous précipiter sur cette petite merveille.

Lizzie Felton est une superbe découverte et une auteure géniale que je continuerais à suivre dans ses écrits passés comme futurs car elle en vaut définitivement le coup.

Un immense coup de cœur !

Le peintre à deux doigts de S.H. Kovski.

Hello tout le monde,

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous partager mon avis sur « Le peintre à deux doigts » de S.H. le dernier thriller publié aux @souffleslitteraires .

Dans ce roman d’un peu moins de 250 pages on va suivre sur deux temporalités Enky un policier qui dans le présent va se retrouver à la suite d’une banale affaire de tag à enquêter sur une histoire d’anciennes disparitions suspectes et Arthur et Matthias deux frères qui dans le passé vivent une enfance dans une atmosphère très particulière sous le joug de leur tante Mima personnage qui m’aura clairement marqué.

Comme souvent dans ce genre de récit en deux temps j’ai été dans un premier plus intéressée par la partie se déroulant dans le passé notamment pour son ambiance très inquiétante qui n’était pas sans rappeler Psychose mais petit à petit l’auteur a réussi à ce que je m’attache à Enky et à son enquête.

Le fait de diviser la partie dans le présent en chapitres se déroulant toujours sur un laps de temps très précis (par exemple « 12 juillet 2018 fin de matinée) ajoute du suspens et une vraie intensité dramatique à l’ensemble presque à la manière d’une série TV avec son cliffhanger en fin d’épisode.

Tout ce qui concerne Arthur et Matthias dans leur enfance a un rythme plus lent mais qui j’ai trouvé collait parfaitement avec l’environnement poisseux dans lequel ils évoluent. La relation entre les deux frères est à la fois entre le touchant et le malsain et j’ai beaucoup aimé la voir évoluer jusqu’à la conclusion finale qui bien que logique m’a vraiment captivé.

Au niveau des crimes en eux-mêmes ils sont mis en scène d’une façon très originale que je ne me souviens pas avoir vu avant et qui donne un aspect de conte noir qui va très bien avec le côté enfantin de certains personnages couplé à leur part plus sombre. Je pense aussi à la conclusion bien particulière d’un personnage dont certains détails feront froid dans le dos aux plus sensibles.

Je ne peux que vous encourager à vous laisser tenter par ce thriller qui par bien des points se démarque clairement d’autres thriller un peu plus classiques, que je ne critique pas et que je lis même mais j’aime toujours pouvoir découvrir des petites pépites qui sortent des sentiers battus.

 

 

Alerte avalanche d’amour et tempête de flocons d’Alex Kin.

Hello tout le monde,

 

Aujourd’hui je viens vous parler de ma première romance de Noël de l’année, eh oui la saison est officiellement lancée ici !

Dans ce roman on va donc découvrir Leni qui va affronter son premier Noël sans sa mère. Heureusement elle peut compter sur sa meilleure amie Pauline qui va l’embarquer pour des vacances entre amis à la montagne.

J’ai été ravie d’entamer mes lectures hivernales avec une romance de Noël qui en tout respectant les codes du genre arrive aussi à s’en éloigner pour nous proposer un récit tout en subtilité autour du deuil.

Car oui cette thématique est très présente, j’avais peur que le coté comédie de Noël fasse que ça soit éclipsé au bout de quelques pages avec une héroïne dont l’humeur revient au beau fixe en un claquement de doigt mais c’est tout le contraire et c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Leni malgré l’année qui vient de s’écouler reste une jeune femme encore brisée par la mort de sa mère avec qui elle avait une relation fusionnelle et si elle arrive à apprécier quelques moments de ce séjour qui devrait être idyllique elle n’en reste pas moins encore très affectée par le drame vécu et les circonstances autour du dernier Noël vécu avec elle.

Ses réactions et sentiments sont vraiment bien mis en scène par Alex Kin qui ne l’épargne pas avec ce voyage douloureux. Une autre chose que j’ai trouvé très bien traité par rapport au deuil ce sont les différentes réactions de l’entourage. En effet avec Pauline, Valentin ou encore leurs différents récits on a des personnages qui même s’ils partent d’un bon sentiment n’ont pas toujours la bonne approche. Oui ça peut en rendre certains agaçants sur le moment mais c’est ce qui personnellement m’a fait les apprécier davantage car pour moi c’est l’imperfection d’un personnage qui le rend vraiment humain je pense ici en particulier à Pauline qui sous son apparence de jeune fille de bonne famille parfaite cache aussi ses propres difficultés.

Je vous rassure il n’est quand même pas question tout au long du récit de deuil et de mort avec cette petite bande qui se forme de façon quelque peu contrainte par Pauline au début. Entre Leni, Pauline, Johanna sa cousine totalement fangirl de Will le bel acteur américain de passage ou encore Stan ( ? ) l’allergique de service à l’ambiance de Noël on a une bande totalement hétéroclite mais très drôle notamment dès qu’il est question de Beethoven l’immense chien « légèrement » casse-cou de Pauline. Clairement Beethoven m’a provoqué plusieurs fou rires et au passage beaucoup fait penser à mes chats (avec lesquels pour la petite histoire je n’ai même pas la possibilité de mettre un sapin de Noël). Le groupe créé m’a en tout cas totalement conquise et j’ai adoré suivre leur séjour en mode colonie de vacances en dehors du temps.

Qui dit romance de Noël dit comme son nom l’indique romance et si cette dernière n’est pas toujours au centre du récit elle reste très sympa et offre aussi des moments émouvants comme très drôles. J’avoue que j’ai eu de la difficulté à m’attacher à Will dont certains comportements m’ont prodigieusement agacés mais il amène quand même un peu de fraîcheur notamment avec son interprétation toute personnelle des expressions françaises ainsi que ses traditions américaines. J’ai beaucoup plus apprécié Valentin « Val » l’autre jeune homme évoqué dans le résumé (ah le charme du mec qui tire la tronche) totalement à l’opposé du côté Brad Pitt nouvelle génération de Will mais qui possède bien plus de nuances et d’aspérités que je vous laisse le plaisir de découvrir mais clairement il en vaut le coup d’œil. L’auteure en tout cas a su parfaitement manier les sentiments de Leni et les relations qu’elle peut nouer tout en n’oubliant jamais d’y donner du sens.

En conclusion je ne peux que vous conseiller cette romance de Noël si vous cherchez à retrouver les codes du genre tout en cherchant une vraie profondeur dans le récit et les émotions des personnages. Une petite pépite que je ne suis pas prête d’oublier.

 

 

Beurre breton et Sucre afghan d’Anne Rehbinder.

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je me suis penchée sur « Beurre breton et sucre afghan » d’Anne Rehbinder publié chez Acte Sud Junior. Dans ce roman jeunesse au titre très original (c’est d’ailleurs cela qui de base m’a donné envie de le lire) on suit Lily une jeune préadolescente assez angoissée qui voit d’un très mauvais œil que son petit village soit « envahi » par des réfugiés afghans.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre pour commencer c’est qu’on est le point de vu d’un personnage qui est au départ totalement opposé à l’arrivée de ces réfugiés politique. Cette peur de l’inconnu est finalement quelque chose de très courant et l’idée est très bien mise en scène ainsi que bien sûr le fait que l’état d’esprit de l’héroïne évolue.

En effet Lily finit bien malgré elle par se laisser approcher par Ekhma élève dans sa classe ce qui amène à une relation très mignonne je pense notamment à la première scène où ils se côtoient vraiment avec Lily qui fait la lecture à Ekhma. Cette amitié va aussi permettre de voir évoluer la famille de Lily qui ne vit pas des moments faciles ce qui permet au passage d’aborder le thème du chômage ainsi que des liens familiaux qui ne sont pas toujours tendres.

Au milieu de tout cela Lily et Ekhma sont une petite bulle d’adorabilité à laquelle on ne peut que s’attacher ainsi qu’au grand projet qu’ils veulent mener à bien mais pas toujours de la meilleure des façons ce qui est aussi au passage l’occasion de montrer au jeune lecteur que oui on peut faire des erreurs mais que ce n’est pas la fin du monde.

Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce roman c’est son côté un poil trop bisounours mais ça reste un roman jeunesse sur un thème engagé et on peut donc comprendre qu’une certaine conclusion soit respectée.

En conclusion on est quand même sur une excellente petite lecture qui ferait une parfaite lecture du soir en famille.

Une rue si tranquille de Nathalie Michau.

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je viens vous parler du dernier roman de Nathalie Michau « Une rue si tranquille » dont vous pouvez retrouver le résumé complet juste au-dessus.

Dans ce petit cosy mystery on suit donc Emma Latour qui telle une Agatha Raisin française (et bien plus sympathique) va chercher à résoudre la disparition de son voisin.

On est clairement ici sur un petit policier à lire sans prise de tête entre deux livres plus durs. Le vrai point fort de ce roman pour moi est Emma Latour qui est un personnage que j’ai juste adoré, en quelques pages l’auteure sait la rendre sympathique notamment grâce à un background sommaire mais largement suffisant.

J’ai beaucoup aimé aussi le fait qu’elle soit activement assisté dans son enquête par son compagnon et surtout le fait que ce dernier tout en l’aidant ne se transforme pas en espèce de macho surprotecteur. De base je ne suis pas très couple dans les romans policiers mais celui-ci fonctionnait particulièrement bien à un petit détail près qui m’a agacé pendant quelques pages.

En effet au moment de présenter son petit ami Emma l’appelle au moins 5 ou 6 fois en quelques pages « mon amoureux », ça finit par se calmer mais clairement à un moment j’avais envie de la secouer à travers le livre en monde « c’est bon on a compris que vous étiez amoureux » (oui je suis expressive pendant mes lectures). Autre point qui m’a chiffonné et c’est encore une histoire de répétition c’est le fait que pendant quasiment tout le roman pour le coup le grand méchant de l’histoire appelle Emma « la petite peste » clairement ce n’était pas nécessaire d’insister à ce point pour qu’on comprenne qu’il ne pouvait pas la voir en peinture elle et son enquête.

À part ses histoires de répétition j’ai franchement passé un moment tout à fait sympathique, l’enquête tout en étant classique tient en haleine grâce à ses chapitres courts et surtout à l’alternance de point de vu entre Emma et deux autres personnages. On devine très vite le coupable de ce fait mais pour le coup ça ne m’a pas dérangé et m’a fait penser à un épisode de Columbo en plus moderne série que j’aime beaucoup de toute façon ^^.

Enfin j’ai beaucoup aimé la fin que j’ai trouvé très drôle avec son côté presque vaudeville typiquement le genre de fin que je visualise parfaitement en mode film.

Je suivrais avec plaisir d’autres aventures d’Emma Latour.

 

Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino : 1939-1945 L’Allemagne nazie/La France entre collaboration et résistance/La Belgique en terrain de guerre.

Bonsoir,

Aujourd’hui je vous présente une série de lectures qui sort de mes habitudes mais qui fut une découverte très intéressante.

À travers sa série « le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino » Dupuis propose aux jeunes lecteurs de découvrir plein de sujets historiques de façon ludique et instructive à la fois. Pour vous donner une idée de la variété des sujets abordés cela va des croisades en passant par les dinosaures ou encore Albert Einstein.

De mon côté vous connaissez ma passion pour la seconde guerre mondiale. J’étais donc très intriguée de découvrir cette « trilogie » dont chaque numéro est centré sur un pays ayant été fortement touché par cette guerre avec ici dans l’Allemagne, la France et enfin la Belgique.

J’ai donc trouvé ces BD très intéressantes et surtout ce que j’ai particulièrement apprécié fut la variété des sujets abordés pour chaque pays concerné. En effet dans chaque tome à travers les yeux d’Ariane et Nino sont abordés l’aspect géopolitique, les grandes batailles mais aussi la vie quotidienne de la population.

Chose importante aussi à mes yeux, malgré la jeunesse du public visé les sujets les plus durs ne sont pas passés sous silence que ce soit les camps d’extermination, les pertes civiles ou encore les villes entièrement rasées. Rien de choquant évidemment au niveau graphique mais le message est là.

Enfin à la fin de chaque tome on a une partie consacrée à l’après guerre avec par exemple le roi de Belgique contraint d’abdiquer (j’avoue c’est un point que j’avais totalement oublié) ainsi qu’une présentation des personnages importants de l’Histoire et enfin une frise reprenant les moments important de cette guerre.

Comme vous pouvez vous en douter je ne peux que vous conseiller ces BD qui en plus viennent de sortir réunies en un livre unique idéal pour faire un cadeau.