Interview d’Alexandre Ratel + chronique globale de ses deux recueils « Le règne des morts » et « Après les ténèbres ».

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je viens vous partager mon ressenti final sur les deux recueils de nouvelles 100 % Zombie d’Alexandre Ratel. (Pour rappel vous pouvez vous procurer le premier « Le règne des morts » à 0,99 € aujourd’hui seulement sur Amazon.)

Néanmoins au-delà de mon avis que vous avez déjà pu découvrir dans une certaine mesure au fil des dernières semaines je vous propose aussi de découvrir Alexandre Ratel et son œuvre à travers ses propres mots dans une interview juste au-dessus.

Pour ce qui est de mon ressenti sur ces deux livres donc il reste même après quelques jours de « décantation » plus que positif.

En premier lieu ces deux recueils m’ont permis de sortir d’une grosse semi panne de lecture qui durait depuis plusieurs mois. Ce sont aussi eux qui par extension m’ont redonné la motivation pour tenir à nouveau de manière régulière cette page puis mon blog.

Pour que ça me fasse un tel effet vous devez vous douter qu’on est sur de la qualité et c’est effectivement le cas. Chaque nouvelle de ces deux recueils (26 quand même au total) est travaillé avec une précision presque chirurgicale. Le rythme est toujours maîtrisé afin de nous amener au choc ou à la révélation finale.

Les thèmes sont aussi très variés on peut ainsi passer d’un groupe de soutien contre le fait d’être accro à l’exécution des zombies en passant par une enquête avec pour témoin principal la victime devenue zombie pour terminer sur un couple dont chaque membre est coincé sur un immeuble. Le ton est aussi résolument une des forces de ces récits puisque Alexandre Ratel dans un même récit peut nous offrir de l’humour noir avant de terminer sur une note d’émotion.

Néanmoins le gros point fort de tous ces textes restera pour moi les personnages, en effet je ne me rappelle pas en dehors des nouvelles du maître lui-même Stephen King, m’être déjà aussi facilement et profondément attachée à des personnages qu’on ne suit au final que sur quelques dizaines de pages grand maximum. Je pense notamment ici comme Alexandre Ratel à « Justice pour Howard Lee Stillman » qui est tout simplement un bijou d’humanité et d’émotion dont je suis sûr de me souvenir pendant longtemps.

Je ne peux que vous encourager que vous soyez ou non adepte des zombies à donner une chance à ces textes qui au-delà d’une incursion dans cet univers nous offre tout simplement une plongée dans l’âme humaine.

 

 

 

 

À l’ombre du manoir tome 1 de Lizzie Felton.

Bonjour  tout le monde,

En cette fin de week-end prolongé je viens vous parler d’ « À l’ombre du manoir » de Lizzie Felton que je découvre à travers ce titre.

Et quelle découverte ! Ce livre est tout ce que je cherche dans une lecture fantastique :

Une ambiance qui monte lentement mais sûrement, comme le manoir s’insinue progressivement dans l’esprit et dans la vie de tous les malheureux protagonistes de cette histoire. Chaque personnage est parfaitement présenté et mis en scène à travers leur trait de caractère principal qui on le comprend très vite servira au manoir, personnage à part entière lui aussi, à le piéger et à tisser sa toile.

J’avais peur que le coté famille nombreuse me perde un peu mais pas du tout. Entre Violette la mère en proie à la solitude, Isidore le colérique rigide, Octave le bienheureux, Blues pleine d’angoisse et même les petits Jazz et Salsa chacun possède suffisamment de nuances pour être passionnant à suivre. Une famille pour laquelle j’ai eu un vrai coup de cœur à travers leurs difficultés et cette descente aux enfers qui n’en finit pas à l’image de ces fêlures dans le manoir qui reviennent encore et toujours.

Lizzie Felton joue parfaitement avec les nerfs de ses lecteurs avec un suspens parfaitement maîtrisé entre doute sur ce qui est réel ou pas, visions fantasmagoriques et un passé qui se dévoile petit à petit au travers de souvenirs entre passion et désespoir à l’image de ce qui se passe dans le présent des Montmorency.

Cette histoire est à la fois sombre, magnétique, dérangeante comme ce manoir et ce double visage qu’il affiche selon son humeur et ses habitants. On peut presque sentir son cœur battre, sa colère monter, sa tristesse gonfler jusqu’à cette fin aussi brutale qu’inattendue qui ne m’a donné qu’une envie : me jeter sur le tome 2 malheureusement pas encore sorti à ce jour.

Si vous aimez les récits fantastique, avec une ambiance parfaitement maîtrisé de la première à la dernière page, des personnages et un suspens fascinant et qui respecte les codes du genre tout en en proposant sa propre interprétation je ne peux que vous encourager à vous précipiter sur cette petite merveille.

Lizzie Felton est une superbe découverte et une auteure géniale que je continuerais à suivre dans ses écrits passés comme futurs car elle en vaut définitivement le coup.

Un immense coup de cœur !

Le peintre à deux doigts de S.H. Kovski.

Hello tout le monde,

Aujourd’hui je vous retrouve pour vous partager mon avis sur « Le peintre à deux doigts » de S.H. le dernier thriller publié aux @souffleslitteraires .

Dans ce roman d’un peu moins de 250 pages on va suivre sur deux temporalités Enky un policier qui dans le présent va se retrouver à la suite d’une banale affaire de tag à enquêter sur une histoire d’anciennes disparitions suspectes et Arthur et Matthias deux frères qui dans le passé vivent une enfance dans une atmosphère très particulière sous le joug de leur tante Mima personnage qui m’aura clairement marqué.

Comme souvent dans ce genre de récit en deux temps j’ai été dans un premier plus intéressée par la partie se déroulant dans le passé notamment pour son ambiance très inquiétante qui n’était pas sans rappeler Psychose mais petit à petit l’auteur a réussi à ce que je m’attache à Enky et à son enquête.

Le fait de diviser la partie dans le présent en chapitres se déroulant toujours sur un laps de temps très précis (par exemple « 12 juillet 2018 fin de matinée) ajoute du suspens et une vraie intensité dramatique à l’ensemble presque à la manière d’une série TV avec son cliffhanger en fin d’épisode.

Tout ce qui concerne Arthur et Matthias dans leur enfance a un rythme plus lent mais qui j’ai trouvé collait parfaitement avec l’environnement poisseux dans lequel ils évoluent. La relation entre les deux frères est à la fois entre le touchant et le malsain et j’ai beaucoup aimé la voir évoluer jusqu’à la conclusion finale qui bien que logique m’a vraiment captivé.

Au niveau des crimes en eux-mêmes ils sont mis en scène d’une façon très originale que je ne me souviens pas avoir vu avant et qui donne un aspect de conte noir qui va très bien avec le côté enfantin de certains personnages couplé à leur part plus sombre. Je pense aussi à la conclusion bien particulière d’un personnage dont certains détails feront froid dans le dos aux plus sensibles.

Je ne peux que vous encourager à vous laisser tenter par ce thriller qui par bien des points se démarque clairement d’autres thriller un peu plus classiques, que je ne critique pas et que je lis même mais j’aime toujours pouvoir découvrir des petites pépites qui sortent des sentiers battus.

 

 

Alerte avalanche d’amour et tempête de flocons d’Alex Kin.

Hello tout le monde,

 

Aujourd’hui je viens vous parler de ma première romance de Noël de l’année, eh oui la saison est officiellement lancée ici !

Dans ce roman on va donc découvrir Leni qui va affronter son premier Noël sans sa mère. Heureusement elle peut compter sur sa meilleure amie Pauline qui va l’embarquer pour des vacances entre amis à la montagne.

J’ai été ravie d’entamer mes lectures hivernales avec une romance de Noël qui en tout respectant les codes du genre arrive aussi à s’en éloigner pour nous proposer un récit tout en subtilité autour du deuil.

Car oui cette thématique est très présente, j’avais peur que le coté comédie de Noël fasse que ça soit éclipsé au bout de quelques pages avec une héroïne dont l’humeur revient au beau fixe en un claquement de doigt mais c’est tout le contraire et c’est quelque chose que j’ai beaucoup apprécié. Leni malgré l’année qui vient de s’écouler reste une jeune femme encore brisée par la mort de sa mère avec qui elle avait une relation fusionnelle et si elle arrive à apprécier quelques moments de ce séjour qui devrait être idyllique elle n’en reste pas moins encore très affectée par le drame vécu et les circonstances autour du dernier Noël vécu avec elle.

Ses réactions et sentiments sont vraiment bien mis en scène par Alex Kin qui ne l’épargne pas avec ce voyage douloureux. Une autre chose que j’ai trouvé très bien traité par rapport au deuil ce sont les différentes réactions de l’entourage. En effet avec Pauline, Valentin ou encore leurs différents récits on a des personnages qui même s’ils partent d’un bon sentiment n’ont pas toujours la bonne approche. Oui ça peut en rendre certains agaçants sur le moment mais c’est ce qui personnellement m’a fait les apprécier davantage car pour moi c’est l’imperfection d’un personnage qui le rend vraiment humain je pense ici en particulier à Pauline qui sous son apparence de jeune fille de bonne famille parfaite cache aussi ses propres difficultés.

Je vous rassure il n’est quand même pas question tout au long du récit de deuil et de mort avec cette petite bande qui se forme de façon quelque peu contrainte par Pauline au début. Entre Leni, Pauline, Johanna sa cousine totalement fangirl de Will le bel acteur américain de passage ou encore Stan ( ? ) l’allergique de service à l’ambiance de Noël on a une bande totalement hétéroclite mais très drôle notamment dès qu’il est question de Beethoven l’immense chien « légèrement » casse-cou de Pauline. Clairement Beethoven m’a provoqué plusieurs fou rires et au passage beaucoup fait penser à mes chats (avec lesquels pour la petite histoire je n’ai même pas la possibilité de mettre un sapin de Noël). Le groupe créé m’a en tout cas totalement conquise et j’ai adoré suivre leur séjour en mode colonie de vacances en dehors du temps.

Qui dit romance de Noël dit comme son nom l’indique romance et si cette dernière n’est pas toujours au centre du récit elle reste très sympa et offre aussi des moments émouvants comme très drôles. J’avoue que j’ai eu de la difficulté à m’attacher à Will dont certains comportements m’ont prodigieusement agacés mais il amène quand même un peu de fraîcheur notamment avec son interprétation toute personnelle des expressions françaises ainsi que ses traditions américaines. J’ai beaucoup plus apprécié Valentin « Val » l’autre jeune homme évoqué dans le résumé (ah le charme du mec qui tire la tronche) totalement à l’opposé du côté Brad Pitt nouvelle génération de Will mais qui possède bien plus de nuances et d’aspérités que je vous laisse le plaisir de découvrir mais clairement il en vaut le coup d’œil. L’auteure en tout cas a su parfaitement manier les sentiments de Leni et les relations qu’elle peut nouer tout en n’oubliant jamais d’y donner du sens.

En conclusion je ne peux que vous conseiller cette romance de Noël si vous cherchez à retrouver les codes du genre tout en cherchant une vraie profondeur dans le récit et les émotions des personnages. Une petite pépite que je ne suis pas prête d’oublier.

 

 

Beurre breton et Sucre afghan d’Anne Rehbinder.

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je me suis penchée sur « Beurre breton et sucre afghan » d’Anne Rehbinder publié chez Acte Sud Junior. Dans ce roman jeunesse au titre très original (c’est d’ailleurs cela qui de base m’a donné envie de le lire) on suit Lily une jeune préadolescente assez angoissée qui voit d’un très mauvais œil que son petit village soit « envahi » par des réfugiés afghans.

Ce que j’ai beaucoup aimé dans ce livre pour commencer c’est qu’on est le point de vu d’un personnage qui est au départ totalement opposé à l’arrivée de ces réfugiés politique. Cette peur de l’inconnu est finalement quelque chose de très courant et l’idée est très bien mise en scène ainsi que bien sûr le fait que l’état d’esprit de l’héroïne évolue.

En effet Lily finit bien malgré elle par se laisser approcher par Ekhma élève dans sa classe ce qui amène à une relation très mignonne je pense notamment à la première scène où ils se côtoient vraiment avec Lily qui fait la lecture à Ekhma. Cette amitié va aussi permettre de voir évoluer la famille de Lily qui ne vit pas des moments faciles ce qui permet au passage d’aborder le thème du chômage ainsi que des liens familiaux qui ne sont pas toujours tendres.

Au milieu de tout cela Lily et Ekhma sont une petite bulle d’adorabilité à laquelle on ne peut que s’attacher ainsi qu’au grand projet qu’ils veulent mener à bien mais pas toujours de la meilleure des façons ce qui est aussi au passage l’occasion de montrer au jeune lecteur que oui on peut faire des erreurs mais que ce n’est pas la fin du monde.

Le seul petit reproche que je pourrais faire à ce roman c’est son côté un poil trop bisounours mais ça reste un roman jeunesse sur un thème engagé et on peut donc comprendre qu’une certaine conclusion soit respectée.

En conclusion on est quand même sur une excellente petite lecture qui ferait une parfaite lecture du soir en famille.

Une rue si tranquille de Nathalie Michau.

Bonsoir tout le monde,

Aujourd’hui je viens vous parler du dernier roman de Nathalie Michau « Une rue si tranquille » dont vous pouvez retrouver le résumé complet juste au-dessus.

Dans ce petit cosy mystery on suit donc Emma Latour qui telle une Agatha Raisin française (et bien plus sympathique) va chercher à résoudre la disparition de son voisin.

On est clairement ici sur un petit policier à lire sans prise de tête entre deux livres plus durs. Le vrai point fort de ce roman pour moi est Emma Latour qui est un personnage que j’ai juste adoré, en quelques pages l’auteure sait la rendre sympathique notamment grâce à un background sommaire mais largement suffisant.

J’ai beaucoup aimé aussi le fait qu’elle soit activement assisté dans son enquête par son compagnon et surtout le fait que ce dernier tout en l’aidant ne se transforme pas en espèce de macho surprotecteur. De base je ne suis pas très couple dans les romans policiers mais celui-ci fonctionnait particulièrement bien à un petit détail près qui m’a agacé pendant quelques pages.

En effet au moment de présenter son petit ami Emma l’appelle au moins 5 ou 6 fois en quelques pages « mon amoureux », ça finit par se calmer mais clairement à un moment j’avais envie de la secouer à travers le livre en monde « c’est bon on a compris que vous étiez amoureux » (oui je suis expressive pendant mes lectures). Autre point qui m’a chiffonné et c’est encore une histoire de répétition c’est le fait que pendant quasiment tout le roman pour le coup le grand méchant de l’histoire appelle Emma « la petite peste » clairement ce n’était pas nécessaire d’insister à ce point pour qu’on comprenne qu’il ne pouvait pas la voir en peinture elle et son enquête.

À part ses histoires de répétition j’ai franchement passé un moment tout à fait sympathique, l’enquête tout en étant classique tient en haleine grâce à ses chapitres courts et surtout à l’alternance de point de vu entre Emma et deux autres personnages. On devine très vite le coupable de ce fait mais pour le coup ça ne m’a pas dérangé et m’a fait penser à un épisode de Columbo en plus moderne série que j’aime beaucoup de toute façon ^^.

Enfin j’ai beaucoup aimé la fin que j’ai trouvé très drôle avec son côté presque vaudeville typiquement le genre de fin que je visualise parfaitement en mode film.

Je suivrais avec plaisir d’autres aventures d’Emma Latour.

 

Le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino : 1939-1945 L’Allemagne nazie/La France entre collaboration et résistance/La Belgique en terrain de guerre.

Bonsoir,

Aujourd’hui je vous présente une série de lectures qui sort de mes habitudes mais qui fut une découverte très intéressante.

À travers sa série « le fil de l’histoire raconté par Ariane et Nino » Dupuis propose aux jeunes lecteurs de découvrir plein de sujets historiques de façon ludique et instructive à la fois. Pour vous donner une idée de la variété des sujets abordés cela va des croisades en passant par les dinosaures ou encore Albert Einstein.

De mon côté vous connaissez ma passion pour la seconde guerre mondiale. J’étais donc très intriguée de découvrir cette « trilogie » dont chaque numéro est centré sur un pays ayant été fortement touché par cette guerre avec ici dans l’Allemagne, la France et enfin la Belgique.

J’ai donc trouvé ces BD très intéressantes et surtout ce que j’ai particulièrement apprécié fut la variété des sujets abordés pour chaque pays concerné. En effet dans chaque tome à travers les yeux d’Ariane et Nino sont abordés l’aspect géopolitique, les grandes batailles mais aussi la vie quotidienne de la population.

Chose importante aussi à mes yeux, malgré la jeunesse du public visé les sujets les plus durs ne sont pas passés sous silence que ce soit les camps d’extermination, les pertes civiles ou encore les villes entièrement rasées. Rien de choquant évidemment au niveau graphique mais le message est là.

Enfin à la fin de chaque tome on a une partie consacrée à l’après guerre avec par exemple le roi de Belgique contraint d’abdiquer (j’avoue c’est un point que j’avais totalement oublié) ainsi qu’une présentation des personnages importants de l’Histoire et enfin une frise reprenant les moments important de cette guerre.

Comme vous pouvez vous en douter je ne peux que vous conseiller ces BD qui en plus viennent de sortir réunies en un livre unique idéal pour faire un cadeau.

Tim Pucket tome 1 : Le mystère de Dreamfield de Nicolas Poussard.

Bonjour tout le monde,

Comme promis cette nuit je viens aujourd’hui vous parler de Tim Pucket tome 1 : Le mystère de Dreamfield de Nicolas Poussard.

Ce roman dont vous pouvez trouver le résumé juste au dessus m’a accompagné durant une bonne semaine pas par ennui ou manque d’intérêt bien au contraire mais parce que je ne voulais pas quitter trop vite ces personnages et cet univers si particuliers (et qu’accessoirement j’attends le tome 2 😅).

J’ai su dès les toutes premières lignes que cette lecture serait particulière (j’avais dailleurs commandé le tome après seulement la moitié d’une page de lue) et clairement je ne me suis pas trompée. On est sur un univers totalement déjanté entre Tim Burton, Roald Dahl et les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire qui est tout simplement LA saga de mon adolescence.

Autant vous dire que dès les premières pages j’ai placé la barre très haut m’exposant au passage au risque d’une déception mais ce ne fût pas le cas bien au contraire. L’auteur nous emmène très vite grâce à son narrateur dans un monde ancré dans le nôtre tout en proposant un univers parallèle plus qu’original et inattendu avec même son propre vocabulaire. Malgré tout à aucun moment je ne me suis sentie perdue car @nicolaspoussard.auteur sait parfaitement dosé le rythme pour nous permettre de nous y immerger tranquillement. J’ai beaucoup aimé le fait que tout en nous emmenant dans un monde totalement déjanté l’auteur prenne aussi le pari de le situer à Amiens ou encore dans la baie de Somme des lieux qu’on retrouve rarement et encore moins en littérature fantastique.

Car oui on est clairement sur un récit totalement dans le fantastique avec son parc aux attractions totalement improbables, son « clinicotel » à l’architecture défiant toutes les lois de la raison ou encore ses forêts aux propriétés plus qu’etonnantes.

Un autre très gros point fort de ce récit restera pour moi sa galerie de personnages qui sous des abords peu amenes sont au final bourrés de qualité si comme l’auteur on prend la peine de creuser un peu. Tim Pucket en tête en particulier fut un immense coup de cœur avec son côté héros tout sauf standard de prime abord mais qui a une des plus belles évolutions du roman tout en veillant à ne jamais dénaturer ce qui fait de lui ce qu’il est et représente et que j’ai aimé tout simplement de prime abord. En effet je crois qu’il y n’y a pas grand-chose de pire que d’apprécier un personnage pour ce qu’il est et de le voir tellement changer qu’on ne le reconnait plus juste pour servir la suite des péripéties.

Au sujet des péripéties justement elles sont nombreuses mais parfaitement maîtrisées et le rythme général m’a juste totalement fait penser au fameux grand huit des parc d’attractions avec son départ tout en douceur pour finalement terminer en mode toute vitesse et sensations fortes notamment avec certaines révélations que je n’ai vu venir qu’au tout dernier moment.

Enfin je tiens à souligner qu’on est sur ce que j’appelle un tome 1 « honnête ». Je m’explique, l’auteur ici mélange très bien la dose de révélations suffisantes pour qu’en tant que lectrice je ne me sente ni flouée ni frustrée (enfin si mais c’est de la bonne frustration) tout en en gardant suffisamment sous le coude pour justifier un nouveau tome que j’attends avec la plus grande patience (ou pas). 

Pour conclure je ne peux que vous encourager à laisser sa chance à ce roman qui sort clairement des sentiers battus mais c’est justement ce qui fait sa plus grande force.

L’éveil des sorcières tome 1 : L’apprentissage de Nora de Cordelia.

Hello tout le monde,

Ce soir je viens vous parler du tome 1 de « L’éveil des sorcières : L’apprentissage de Nora » par Cordelia.

Ça faisait un moment maintenant que je voulais découvrir les univers de Cordelia après l’avoir suivi pendant plusieurs années sur les réseaux sociaux (oui bon je suis un peu longue à la détente allez y jugez moi) et clairement je ne suis pas déçue par cette entrée en matière.

Dans ce roman on suit donc Nora qui suite à un malencontreux incident va se découvrir sorcière et devenir l’apprentie de l’une d’entre elle avec deux autres camarades.

Clairement dès le début le ton était donné avec un premier chapitre où il est tout simplement question de crotte de chien provoquant un tremblement de terre. Comme vous pouvez vous en douter avec cette entrée en matière c’est un livre très drôle, plein de bonne humeur et de personnages haut en couleur mais pas seulement, vraiment pas.

Sous couvert d’un récit fantastique Cordelia a à cœur de passer une foule de messages importants comme la lutte contre le sexisme, la grossophobie… (oui une personne grosse peut aussi être sportive) mais aussi de proposer une galerie de personnages inclusifs et chose essentielle des personnages importants pour le récit et qui ne sont pas là en guise de caution « bonne conscience ». Non parce qu’on la connait la technique (quel que soit le média) du « viendez on a un casting ouvert » puis au final tu vois les dits personnages pendant deux lignes ou trois dialogues.

En parlant des personnages justement j’ai vraiment beaucoup apprécié Nora et la plupart de ses acolytes. Le trio d’ados principales pour commencer est une bouffée de bonne humeur tout en gardant un côté crédible. Oui Nora est une adolescente engagée et positive mais ça ne l’empêche pas de rester une adolescente justement et par exemple d’être soûlée par ses pères ou encore d’avoir toujours un cote naïve. Les deux autres membres du trio Maelys et Rajan… (la suite en image ci-dessus)

Explorateurs des galaxies tome 1 : Mission Ultra Secrète de Frédérick Maurès.

Bonsoir tout le monde,

Comme évoqué brièvement hier en story j’ai terminé un roman jeunesse dans l’univers de l’exploration spatiale et il s’agit plus précisément du tome 1 des Explorateurs des galaxies : Mission Ultra Secrète de Frédérick Maurès.

Le résumé : Durant les vacances Camille découvre via le récit de son grand-père Jean les aventures secrètes de ce dernier en tant que pilote junior au sein du COUS (Centre des Opérations Ultra Secrètes) l’équivalent français de la NASA. Au programme des missions dangereuses aux multiples  péripéties qui lui ont permis de découvrir de nombreux mondes inconnus.

 

Mon avis : Je n’avais jamais lu de récit jeunesse sur cette thématique et j’étais vraiment curieuse de voir ce que l’auteur allait en faire et surtout comment il allait s’adapter à un public jeune.

L’idée d’un échange entre un grand-père et son petit fils est une excellente initiative pour permettre au lecteur de s’immerger dans le récit et ce dès les premières lignes avec Jean qui explique dès le départ que Camille interviendra dès qu’il en ressentira le besoin pendant cette histoire. Non seulement c’est une astuce qui permet à Frédérick Maurès d’expliquer des points de vocabulaire ou d’histoire sans alourdir le rythme mais en plus cela donne une vraie voix au petit lecteur.

Au niveau du vocabulaire justement j’ai apprécié que même s’il s’agit d’un récit totalement destiné à un jeune public l’auteur ne prend pas son lecteur pour un idiot en utilisant un vocabulaire simpliste ou des tournures bateaux. J’ai trouvé que le mélange entre accessibilité et qualité de langue était très bien dosé.

L’histoire en elle-même est très dynamique et agréable à suivre et je me suis surprise à très vite m’immerger dans l’histoire de Jean et de son père avec lui. J’ai trouvé ça très original l’idée d’un récit de science-fiction dans la France des années 60. D’autant plus que l’auteur ne se contente pas de poser son récit à cette époque mais retranscrit bien l’ambiance de ces années là avec au passage toujours quelques petites anecdotes pour la culture du jeune lecteur comme petit exemple le fait qu’il n’y avait pas école le jeudi.

Les chapitres sont courts (parfait pour s’en servir comme histoire du soir par exemple) et les péripéties s’enchaînent sans problème ce qui permet je pense de bien conserver l’attention du public cible (et la mienne aussi au passage ^^).

Les personnages que ce soit Jean et son entourage dans le passé comme Camille dans le présent sont rapidement attachants et on a de jolis liens familiaux qui sont en avant. J’ai en particulier apprécié les scènes entre le jeune Jean et son père et les quelques moments d’émotion du Jean du présent avec le petit Camille.

Les valeurs présentées comme la solidarité ou le courage sont bien présentes sans que ce soit lourd mais c’est aussi ce qui amène un des rares points négatifs de ma lecture. En effet à un moment un personnage parle d’une épidémie qui a décimé une grande majorité de la population car les gens se battaient pour accéder à des masques à oxygène ou encore ont fait des stocks bien trop importants de vivres. Comment dire ? Je pense qu’on voit tous très bien la référence et je m’en serais franchement bien passé, je crois vraiment qu’il y avait d’autres moyens de présenter de bonnes valeurs morales que d’encore nous faire penser à ce qu’on voit tous les jours dans les médias depuis presque deux ans.

À part ce petit point qui m’a un peu chiffonné j’ai beaucoup aimé ce petit roman d’aventure et de science-fiction dont je lirais la suite avec grand plaisir et je ne peux que vous encourager à vous laisser tenter à votre tour.